Qui sont les vrais Storyteller? Les Spin Doctors de la City, le Center for Investigative Journalism et Julian Assange

Monika Karbowska

Le Center for Investigative Journalism se présente comme une association à but non lucratif qui propose des formations sur le « Data journalism ». Pour chacune des formations dispensées, il emploie des journalistes travaillant dans des medias maintream, qui sont grassement rémunérés pour chaque prestation.

Centre for Investigative Journalism (tcij.org)

Centre for Investigative Journalism (tcij.org)

Lorsqu’un journaliste ou un particulier souhaite s’inscrire dans une formation la somme à payer ne lui est pas indiquée immédiatemnt sur le site internet ou lors d’une visite, mais les reponsables de bureau lui dissent “c’est trop cher pour vous”. Il est impossible de comprendre combine coûtent les formations en consultant les brochures et le site du Centre alors que de nombreux sponsors entretiennent cette structure. Il est impossible s’inscrire simplement et venir à une formation sans avoir été sélectionné auparavant par le operating manager du CIJ Sami Aknine.

Centre for Investigative Journalism (tcij.org)

Le Center for Investigative Journalism est notamment entretenu par des structures puissantes comme la Bertha Fondation, une fondation de Tony Tabaznik, le puissant oligarque sud-africain du médicament générique et également employeurs de Jennifer Robinson, l’une des pseudo avocate d’Assange. Il y a également la Rena and David Logan Foundation, structure d’oligarque américains possédant une école privée de journalisme à Berkeley, aux portes de la prestigieuse université Berkeley, là ou elle a subventionné une des premières conférence de Julian Assange, le 18 avril 2010, en compagnie de Gavin MacFadyen présenté comme directeur et fondateur du CIJ et de Birgitta Jonsdottir, une député islandaise habituée aussi bien de spectaculaires  coups médiatiques que d’un long travail au sein de la Commission des Affaires Etrangères islandaise favorables aux bases américaines dans l’île du Nord.

Un financeur permanent du CIJ est également l’organisation hollandaise Stichting Démocratie en Media, une structure de soutien aux journalisme certes datant de 1944 et issue de la Résistance anti-nazie, mais aujourd’hui compromise dans le soutien à la politique américaine et otanesque, comme le montrent les remerciements à son endroit de Freedom House, le fameux faux nez de la CIA en Europe et grand financeurs de tout l’anti-communisme européen depuis la guerre.

FOTP 2016 Acknowledgements | Freedom House

Freedom House — Wikipédia (wikipedia.org)

History – Stichting Democratie en Media (stdem.org)

Nous ne sommes donc pas surpris de trouver parmi les financeurs du « créateur du concept Assange » la Google News Initiative, structure de Google qui est ainsi peut financer son opposition contrôlée dans le plus pur style sorosien. Nous ne sommes pas non plus dupe du procédé consistant à créer puis « poursuivre » son « opposant » alors que nous voyons que le CIJ est soutenu avec ardeur par la ville de Londres propriétaire de la Goldsmith University. Le CIJ n’est donc en rien une petite ONG d’opposition mais bien le fer de lance de la conquête du public par le système qui tel le loup se dissimule dans la peau de l’agneau de l’opposition.

En tant que représentant de la véritable Résistance, nous nous sommes présenté au 37 Laurie Grove, adresse officielle figurant sur les comptes rendus financiers de l’entreprise, le 15 janvier 2020 exactement afin de demander au Centre de dispenser des cours de journalisme aux militants Gilets Jaunes désireux de s’armer intellectuellement et médiatiquement contre le système. Arrivant à l’improviste dans le petit salon au rez de chaussée du modeste pavillon attenant au complexe de la Goldsmith University, nous nous sommes en effet heurtées au Français Sami Aknine.

Sami Aknine est le fis de Pierre Aknine, scénariste et acteur français. Sami Aknine est diplomé de l’Ecole privée de Commerce Audiencia de Nantes. Il a été le chef du Media Channel du Forum Economique Mondial de Davos, la reunion mondiale qui est organise actuellement l’opération du “Grand Reset” sous la direction de Karl Schwab et de Charles “Windsor” pour achever la destruction des sociétés et des Etats souverains dans le “plan Covid 19”. Il a été aussi manager au Euromoney Institutional Investor pendant 15 ans – un groupe de medias d’informations financières et boursières.

Ce fut Sami Aknine qui nous informa que le CIJ rémunérait les journalistes dispensant les formations du Centre, mais il nous annonça également que ces formations étaient payantes et chers et que les Gilets Jaunes n’aurons certainement pas les moyens de se payer le prestige du Centre…. Ses propos nous ont suffit pour comprendre que le CIJ est un centre de fausse opposition qui n’a nullement l’intention de soutenir de vrais rebelles. Du reste, le conformisme des gens fréquentant la Westminter Court au procès d’Assange et envoyé par le CIJ acheva de nous convaincre que loin d’être une opposition, le CIJ es tune imposture.

Le Center for Investigate Journalism ne possède pas de locaux pour faire les formations, mais il organise regulièrement ses conferences dans une salle de la Goldsmith University. Quelle est le rôle de la Goldsmith University, université de la ville de Londres, dans le fonctionnement de cette structure? Pourquoi la Goldsmith university donne son patronage à cette entreprise privée douteuse alors qu’elle possède sa propre faculté de journalisme? Une enquête devrait être menée à ce sujet. La Golsmith University a été pendant 200 ans une école de la «Worshipful Company of Goldsmiths », l’Association des Orfèvres, une des guilde les plus puissante de la City of London. Cette université appartenait donc à la City of London Corporation mais est depuis 2004 gérée par la ville de Londres. Pourquoi permet-elle l’usage de ses locaux à des compagnies privées non contrôlées ?

The Worshipful Company of Goldsmiths (springer.com)

Des doutes existent concernant l’ activité reelle du centre. Ce Centre fonctionne-t-il réellement comme une école de journalisme ou est-il un lieu par lequel transite de l’argent donné par les sponsors à d’autres buts éeels? Les rapports financier du Centre sont flous et ne donne pas à voir à quoi sert l’argent donné par les sponsors et surtout les étudiants en journalisme. Si les formations sont payantes et servant à rénumérer les journalistes formateurs qui sont déja salariés par leurs medias respectifs, à quoi sert l’argent des sponsor si les étudiants doivent payer les formations?

Selon les rapports d’activités la plus grande partie des subventions sert à payer le Logan CIJ Symposium, la CIJ Sommer University (université d’été), les formations et les “fellowship” (bourse).

Nous disposons de rapports financiers du CIJ “companie” de 2005 à 2018 au register des entreprise des entreprises britanniques (Beta Companie) et de rapports financiers des “Trustee” (administrateurs) du CIJ “Charity” deposes au Charity Register, le registre des structures à but non lucratif pour les années 2014-2020. L’analyse de ces rapports est cruciales pour comprendre l’activité du lieu et comparer le storytelling médiatique à la réalité présentée aux autorités. Il est important aussi de determiner le rôle de Gavin MacFadyen prétendument mort en décembre 2012 et mentor de de Julian Assange.

Le premier rapport d’activité du CIJ “entreprise” nous apprend par exemple que la structure a été fondé en juillet 2005 avec la modeste somme de 17 425 livres par Messieurs Brian Arthur Basham et Simon Albert Albury[1] et que son activité est “l’éducation du public aux principes et pratique du journalisme d’investigation.[2] Aucune trace du prétendu fondateur et “père de Wikileaks” Gavin MacFadyen, si ce n’est l’adresse du 34A Moreton Street dans le joli quartier de Pimlico, siege du CIJ à son ouverte et qui aurait été le domicile de MacFadyen et ou celui-ci aurait abrité Julian Assange en 2010. Mais une rapide enquête sur place dès octobre 2019 nous a permis de constater qu’aucun voisin ne se souvient d’un charmant monsieur journaliste connu Gavin MacFadyen qui aurait été une figure du quartier. Par contre, les gérants du magasin d’antiquités au rez de chaussée savent que l’appartement du premier étage a été revendu plusieurs fois depuis belle lurette. Personne n’a donc vu Madame Susan Benn, la seconde épouse de MacFadyen qui apparait dans le récit de soutien à Assange en 2012 et dans certaines photos plus récentes du CIJ avec Naomi Colvin et MC McGrath.[3]. Le 34A Moreton Street est depuis 2018 la propriété de Simon Thomas and Associates. Curieusement, juste avant, le 29 novembre 2017 Susan Elizabeth Benna a transmis son “leasehold”, bail à long terme avec Simon Edward Irvon Thomas pour l’appartement du premier étage juste avant quecelui-cii ne rachète tout l’immeuble avec son entreprise (même si c’est pour la curieuse somme de … 1 livre.[4] Puis Madame Susan Benn a disparu de la circulation, on ne l’a jamais vu à aucune audience du procès d’Assange.


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Dans le rapport d’activité de 2007 nous apprenons que le “Directeur” a voyage au Brésil, à Toronto et en Afrique du Sud pour des congrès de journalistes, qu’il a dirigé des séminaires et atelier à Bucarest au “Centre Roumain pour le Journalisme d’Investigation” (en soi tout un programme de l’enseignement de l’influence occidentale dans un pays de l’Est) payé par l’Etat hôte. Mais le “Director” n’est pas alors Gavin McFadyen ou son épouse mais… Madame Elaine Potter! Le Président reste alors Simon Albury et Brian Basham le secretaire[1].

Une formation à la BBC et des rencontres au Frontline Club sont déjà mentionées. Les revenus sont alors de 28 890 livres.

En 2008 David Leigh, James Lee et Gavin Millar rejoignent les 3 administrateurs. Apparait alors la Loran Sullivan Foundation qui finance une université d’été au cours de laquelle la militante Vandana Shiva et les journalistes Nick Davis et John Pilger s’expriment sur le changement climatique, déjà. Nous retrouverons Nick Davis en train de filmer Julian Assange en 2010 pour le documentaire “Inside Wikileaks” et John Pilger apparaitra dans le storytelling médiatique d’Assange ainsi que physiquement quelques fois à la Westminster Court et à la Old Bailey. Le Frontline Club apparait déjà comme un lieu de travail privilégié du CIJ et le montant des revenus grimpe à 118 000 livres, les comptes étant co-signés par Elaine Potter et David Leigh.

Aucune trace de Gavin MacFadyen ni de Susan Benn cependant.

En 2009 pas de changements dans la direction, mais l’événement majeur, l’université d’été à la City University de Londres est co financée par la Lorana Sullivan Foundation et le Open Sociéty Institut, la structure tentaculaire et si importante politiquement de Georges Soros. Nous avons raison d’affirmer depuis le début que “Wikileaks” est ne opposition contrôlée depuis sa naissance, puisque l’histoire des institutions qui le soutiennent se niche le politician mondialiste oligarque Georges Soro[2]s.

Gavin MacFadyen apparait alors seulement comme formateur à une sessions de la Wits University de Johannesburg en Afrique du Sud et quoique affublé du titre de « Director », il ne figure pas en tant que tel dans les compte rendus aux autorités[3].

Le rapport d’activité de 2010 de façon significative la création du « Bureau of Investigative Journalism » fondé donc par Elaine Potter qui apparait comme la personne au pouvoir décisif dans ce milieu, comme financeur et comme responsable. L’Université d’été s’étoffe rapidement, toujours financée par Elaine Potter, la fondation Sullivan et Georges Soros. Le rapport mentionne la présence de Julian Assange « dans le rôle de Wikileaks dans le nouvel âge des lanceurs d’alerte ». Mais si les médias font grand cas du « Director » Gavin MacFadyen autour de Julian Assange, l’influence, pourtant décisive de Elaine Potter, Briam Basham et Simon Albury reste dans l’ombre.

En 2010 la structure CIJ salarie deux personnes et a reçu 197 000 livres de subventions. Le rapport est signé « Elaine Potter) et si l’importance du titre « Director » parait manifeste dans la description des activités menés par cette personne, aucun nom n’apparait clairement comme étant ce « Director ». Etant donné le pouvoir de Elaine Potter, nous concluons néanmoins qu’il ne peut que s’agir d’elle.

Il est curieux qu’une organisation à l’importance grandissante ait toujours gardé son « office » siège social au 34A Moreton Street, dont nous nous souvenons que Susan Benn, prétendue seconde épouse de Gavin MacFadyen, est locataire « leasehold » jusqu’en 2017.

Après tout il s’agit de l’appartement d’un particulier intervenant uniquement comme formateur occasionnel pour Elaine Potter. L’appartement sert aussi en juin 2010 de lieu au tournage de « Inside Wikileaks », le film de Nick Davis sur Julian Assange, tout comme le premier étage du Frontline Club. Susan Benn n’apparait pas du tout dans ce décor alors qu’elle est en droit la maitresse des lieux. Le rapport financier du CIJ anno 2011 la City Université Gloucester Way comme centre opérationnel. Pourquoi Elaine Potter n’at-elle pas domicilié ce qui est après tout « sa structure » dans un local plus central, plus prestigieux, ou une adresse associée à son nom comme le 8 Hamilton Terrace ? Est-ce pour encore davantage brouiller les pistes et rester encore plus dans l’ombre ?  

L’importance d’Elaine Potter est d’autant plus significative qu’elle signe seule le 30 août 2012 un long rapport d’activité dans lequel la part belle est faite au projet « Wikileaks » : L’Université d’été tenue le 15-17 juillet 2011 à la Cass Business School s’ouvre par avec une contribution de Kristinn Hrafnsson qui « discute les finances, l’organisation et les perspectives de cette organisation ». Le « porte-parole » de Wikileaks est accompagné de « l’ancien officier du MI5 » Annie Machon qui présente « le pouvoir des services secrets face aux reporters et éditeurs », ce qui prouve si besoin est la proximité d’une partie du MI5 avec le « projet Wikileaks » ainsi protégé par l’Etat britannique malgré les déboires judiciaires de Julian Assange déjà en cours. Le CIJ fournit une plateforme de discussion à d’autres « lanceurs d’alerte », les révélations sur des violences dans les hôpitaux publics ou l’évasion fiscale de grands groupes et les paradis fiscaux.

Le «rôle ONG dans le journalisme d’investigation », la diffusion des « méthodes Wikileaks » et des méthodes de manipulation des médias par les services secrets sont également des sujets phares du programme d’activité annuel qui montre ainsi un objectif politique et stratégique d’envergure étonnant, si on le compare à l’anonymat le plus complet des vrais décideurs derrière « Wikileaks »’- dans le cadre du CIJ ici Elaine Potter, Briam Basham, David Leigh, James Lee et Gavin Millar dont on est en droit de se demander qui sont -ils vraiment sur la scène politique anglaise. Etant donné le rôle de financeurs de ces « trustee », Kristinn Harfnsson apparait comme un figurant de « Wikileaks » sans parler de Julian Assange qui n’est même pas mentionné comme un éventuel responsable de ce projet.

La deuxième activité du CIJ est la semaine de film de mars 2011 dont les plus importante productions sont consacrés au travail des enfants dans les plantations de cacao de Côte d’Ivoire et naturellement, basée sur les « Iraq’s war secret files » de Wikileaks un documentaire sur les tortures et violations des droits de l’Homme dans la prison d’Abou Ghraib. Cette formation par le cinéma fut financée par la Lorena Sullivan Foundation tandis que Georges Soros et Open Society Foundation continue à investir pour le compte du CIJ l’Europe de l’Est : importante conférence « Global Investigation » à Kiev, formation en Lettonie par le « director » sur « le Whilestblowing et Wikileaks » (au passage on remarquera que le directeur est un homme mais on ne sait pas qui il est exactement, et que Wikileaks n’est pas une organisation mais une méthode de publication…).

Autre importante action politique : la création de tout une école de « journalisme » en Géorgie, Kazachstan, Ukraine, Azerbeidjan, avec l’argent de Georges Soros sous la couverture du CIJ : tous des pays dont les élites politiques anglo-américaines voudraient évincer l’influence culturelle et politique russe. Nous assistons aujourd’hui, 10 ans plus tard, aux résultats de l’action de ces agents d’influence occidentale dans ces pays. Nous avons ainsi donc la trace des activités de la fondation Soros en Ukraine les deux années précédentes le Maidan[4].

Outre cela, le CIJ se targue d’être le « mentor » de journalistes en Chine, en Roumanie et en Tunisie. Le budget de l’organisation est porté à 262 000 livres dont 215 000 livre de subventions. Les financeurs les plus importants Georges Soros avec sa fondation (56 000), et Elaine Potter avec la sienne (40 000), à égalité avec Lorena Sullivan Foundation (41 200). David et Reva Logan Foundation dote le CIJ que de 9600 livres et la Park Foundation de 2700.

Si Elaine Potter joue dans la même cour que Georges Soros pour manipuler les élites politiques vulnérables dans les pays du « monde russe », en Afrique du Nord et en Afrique francophone, on peut légitimement se demander si cette femme n’est pas un acteur aussi important des services de renseignements occidentaux que ne l’est Georges Soros.

En 2012 Christopher Hird et Michael Langley rejoignent l’équipe de dirigeants du CIJ. Le rapport d’activité est axé sur une université d’été exponentielle dont le sujet est la richesse et la corruption (le monde est alors secoué par de puissants mouvements sociaux, les Révolutions en Mer Méditerranée, dans le monde arabe, dans certains pays de l’est et naturellement les mouvements Occupy à Londres même et aux Etats Unis). Financés par Georges Soros et Lorena Sullivan Foundation, les intervenants des séminaires sont tous des journalistes connus de médias mainstream prestigieux (Le Guardian), de l’Université de Colombia et de cabinets d’avocats anglo-saxons. Les «objets » d’investigation, c’est-à-dire les militants des mouvements Occupy ne font pas partie de ceux qui ont la parole. Le CIJ est loin d’être neutre politiquement et fait la part belle aux décideurs de l’establishement anglo-saxon.

En outre Open Society finance des bourse pour les journalistes ukrainiens, lettons et mexicains. En Europe de l’Est le CIJ est toujours dans les mains de George Soros pour la formation de jeunes journalistes à la « liberté de press et Wikileaks » à Bratislava et en Lettonie, avec la touche bien anti-communiste propre à l’idéologie sorosienne : « beaucoup de ces jeunes ne savaient rien du manque de liberté d’expression du vieux régime ».[5]

Le CIJ publie aussi un guide pour les journalistes (Handbook) et organise son 4ème festival d cinéma « d’investigation » en janvier 2012. Le clou du spectacle sont les films « Gasland » (sur l’industrie du gaz de schiste) et un documentaire de Kathrine Bolkovac sur le «  sex trafficking » en Bosnie post-guerre – le rapport déplore l’impossibilité de reconstruire un pays « ravagé par la guerre » sans naturellement mentionner le rôle si néfaste des services secrets anglo-occidentaux dans l’impitoyable mise à mort de la Yougoslavie dans les années 1990. Las du paternalisme de l’Occident les Bosniaques se révolteront contre l’influence étrangère dans leur pays lors du puissant mouvement social des Plenums en 2014, la gauche yougoslave renaissante ne se laissera dorénavant plus dominer par le narratif occidental larmoyant sur elle-même. Mais alors le CIJ sera absent de cette renaissance visiblement par trop souveraine à son goût…[6] Les subventions du CIJ sont de 203 000 livres pour 2012, avec l’apport le plus grand des fondations David et Rena Logan (57 000 livres) ; Elaine Potter (40 000 livres), Soros Open Society (40 000) et la nouvelle venue Roddick Foundation (40 000). [7]

L’année 2013 voit une expansion internationale importante du CIJ. Le rapport d’activité est signé alors par Gavin Millar. Mais 2013 est aussi l’année de l’enfermement de Julian Assange dans « l’ambassade » de l’Equateur, or le rapport du CIJ n’en souffle mot, après avoir encensé « Wikileaks » et diffusé la méthodologie Wikileaks à des journalistes financés par ses fondations donatrices, Open Society, Ellen Potter, Lorena Sullivan, David and Rena Logan, Media and Démocratie Sticht,… Julian Assange a disparu des radars, comme un encombrant témoins qu’on escamote pour ne pas décevoir le chalant. De même si le CIJ se penche sur le cas de « Snowden » et le « director » (qui ?) fait la tournée des médias pour donner son avis, les véritables événements politiques les plus marquants de l’année, le paroxysme de la guerre de l’Occident pour la Syrie et la déstabilisation de l’Ukraine avec le coup d’état du Maidan sont passés sous silence.

Pourtant le pouvoir du CIJ sur les médias augmente fortement : l’Université d’été rassemble désormais les représentants de pays aussi divers que Mexico, la Roumanie, l’Ukraine, L’Italie, Les Pays Bas, le Népal, la Nouvelle Zélande, des journalistes de grands médias, des universitaires et des ONG autour du sujet de la surveillance d’internet, la création de documentaires Web et du rôle des technologie informatique dans le journalisme. Nous remarquerons la participation de Geoffrey Robertson, le directeur du cabinet d’avocats censé défendre Julian Assange qui intervient au sujet de la « surveillance » dont les journalistes sont l’objet. Le nom de Arjen Khampuis, développeur de logiciels mort en 2018 dans des circonstances troubles autour de l’affaire Assange apparait également ainsi que celui de Jimmy Savile, un important présentateur médias,  accusé de pédocriminalité[8].

Le CIJ dirige plusieurs sessions de formation à la City University of London axées sur la « sécurité internet » et l’apprentissage de la lecture des données financières des entreprises. Une des session est financée par Soros et Geoffrey Robertson y travaille comme formateur. (21 février 2013, Leveson and the Freedom of Press public meeting).

Le « Director » (dont le nom n’est pas donné) est à ce point populaire qu’il « donne des cours sur le rôle du journalisme d’investigation et ses technique au Kingston University, London College of Communication, Université de Buckingham, le Monde Diplomatique, Birckbeck College » etc, toutes institutions plus prestigieuses les unes que les autres… Nous sommes curieux de savoir qui est assez haut placé pour exercer une telle influence politique !

Le festival de film du CIJ dure 5 jours en janvier 2013 et présente des films sur les luttes sociales du « printemps arabes » ainsi que les luttes écologistes contre les mines canadiennes en Roumanie et les luttes contre Monsanto. Le « Director » parle aussi de la « transparence » en Lithuanie, ainsi que de Wikileaks, à Budapest, à Dublin et à Kuala Lumpur. Il participe aussi au « Comité de Protection des Lanceurs d’Alerte » organisé et financé par le Conseil de l’Europe du 30 mai au 2 juin 2013. Ce sont la Hongrie, l’Irlande et la Russie qui sont dans le viseurs du Conseil de l’Europe, pas le Royaume Uni alors que la persécution du « lanceur d’alerte » Julian Assange entre dans sa phase aigue, celui-ci ne bénéficie pas d’aucune protection et sa situation est passée sous silence par le CIJ.  

Le rapport financier est signé par Michael Langley et Gavin Millar et détaille un budget de 331 494 livres issues des subventions des financeurs habituels. 113 000 sont consacrés à deux postes salariés, le « Executive Director» et le « Project Manager », dont les noms ne sont pas publiés.

En 2014 le CIJ développe un travail similaire d’influence et de formation de journalistes, mais Julian Assange est dorénavant passé à la trappe. L’Université d’été héberge des stagiaires der pays de plus en plus variés, toujours subventionnés par la Lorena Sullivan Foundation et titulaires de prix remis par l’ambassade britannique… Ces stagiaires sont pris en charge par des « lanceurs d’alerte de l’establishement de l’US intelligence, dont de la NSA. Christopher Hird, producteur de cinéma, un des administrateurs du CIJ et aussi fondateurs de sa structure jumelle, le « BIJ, Bureau of Investigative Journalism » est chargé de présenter comment le journalisme d’investigation peut devenir un « business rentable »…

Nick Davies, le réalisateur de «Inside Wikileaks » et pilier du « Guardian » y dialogue avec David Leigh, directeur du CIJ et ancien journaliste d’investigation du « Guardian »… Les membres « prestigieux » du CIJ sont tout bonnement les représentants de tout ce que le système mainstream a de plus officiel, ils en sont en aucun cas des rebelles ni des dissidents.

Une preuve de plus est la participation des Ukrainiens Kohmenuk et Sedlecka, prétendument analystes de 200 documents à charge contre le président ukrainien Yanukotisch justement renversé cette année par le putsch nazi soutenu par tous les gouvernements occidentaux : USA bien sûr, Pologne, France et Grande Bretagne…

Au moment ou les stagiaires de l’université d’été du CU écoutent avec passion les deux Ukrainiens vanter leur travail contre le président renversé, l’armée ukrainienne et les bataillons bandéristes assiègent depuis 4 mois 2 millions de personnes bombardées quotidiennement dans Donietsk et Lougansk, villes encerclées, sans eau et électricité. Le CIJ se félicite de son « progessisme » pendant que des bataillons de nazis tuent, et torturent, bombardent aux missiles GRAD les civils du Donbass avec la bénédiction du gouvernement et des médiats britanniques… On ne peut pas dans ces conditions voir le CIJ autrement qu’une officine à peine camouflée du pouvoir anglo-américain.

Un seul journaliste anglais s’est dressé contre cette ignominie : Graham Philips suit courageusement sous les bombes les volontaires des milices du Donbass. Ses films sur Youtube montrent non seulement la brutalité abominable du régime de Kiev et l’héroisme des défenseurs du Donbass. Ses rencontres avec les chefs de bataillons Mozvogoi, Alexi Tolstych [9]alias Givi et Arsen Pavlov dit Motorola, le président de la DNR Aleksander Zachartchenko contribuent très fortement à l’évolution de l’opinion occidentale éclairée sur cette guerre : les films de Philipps humanisent les combattants du Donbass et battent en brèche la propagande américano-bandériste, ouvrant la voie aux accords de Minsk.

Du travail ce courageux et indépendant journaliste britannique, le CIJ ne dit pas un mot…


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[6] Mon article sur la Bosnie et les Plenums

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[8] Collaborateur de WikiLeaks disparu en Norvège : la police conclut à l’accident – Le Parisien

Jimmy Savile : Comment le DJ controversé est-il mort ? – ThePressFree

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Le CIJ préfère enseigner aux apprentis journalistes l’art du « storytelling » dans des « web documentaires » sur plusieurs sessions tout au long de l’année, prétend leur donner des cours de lecture de bilans comptables pour prétendument analyser l’évasion fiscale et dans son festival de cinéma critique sur le même pied la Chine, le Timor Oriental et les grandes compagnies de tabac américaines.

« Le projet Wikileaks » est remplacé dans le domaine de la sécurité informatique par l’extension de la coopération avec la structure Global Witness pour laquelle l’informaticien Arjen Khampuis tient des conférences[1].

Le budget de la structure, signé Michael Langley, est de 323 000 livres dont 193 000 de subventions. Open Society y apparait plus restreinte, mais à côté des financeurs habituels Elaine Potter, Lorena Sullivan, Reva and David Logan, les hollandais Démocratie in Media apparaissent la Bertha Foundation de Tony Tabaznik le fabricant sud-africain de médicaments génériques, la Judith Rhinstein et Michael Stein Foundation, le Tax Justice Network et la Andrew Wainwright Reform Trust. La contribution la plus élevée, 70 000 livres est de la Bertha Foundation. Ainsi les liens entre Tony Tabaznik et le milieu qui pilote « Wikilekas » est avéré.

Les dépenses les plus importantes sont ainsi destinées à payer les conférenciers journalistes des grands médias : « consultants fees – 56 000 livres » et « trainer and professional fees, 32 000 livres ». Le décalage est grand entre la prétention de la structure de soutenir un journalisme d’opposition et le fait que l’argent sert en réalité à rémunérer des anciens espions des agences américaines ou des journalistes du Guardian et d’autres grands médias. Nous avons de forts soupçons que l’argent de ces fondations sert à corrompre les journalistes -à leur faire dire, écrire et publier ce que souhaitent les payeurs – comme le firent les “reptiliens fonds” du temps de Bismarck et de la Reine Victoria von Sachsen Coburg Gotha.

Le rapport financier de 2015 du CIJ nous apprend que les revenus des donations étaient de 642 000 livres, les subventions des fondations ont donc doublé en un an, donnant à la structure une expansion sans précedent. Le plus grand poste de dépenses est le “Consultant fees”, frais de consultants, soit 173 000 livres suivi des “events catering”, soit les frais de séjour événémentiel, hôtel et restaurants de 152 000 livres. Comme nous le voyons, l’argent ne va pas ici à de pauvres édudiants ou à des militants alternatifs qui luttent pour la liberté dans leur pays!

Le programme 2015 nous apprend qui sont les si couteux consultants et quel événement mérite autant de subvention. Tout d’abord nous remarquons que le pouvoir au CIJ est transmis à une nouvelle équipe de dirigeants: Elaine Potter, Christopher Hird et Michael Langley quitte la gérence en mars-avril 2016. La direction est déjà dans les mains de Caroline Nevejan, Andy Müller Maghun, Eyal Weizman, Finlay Dobbie et Joseph Farell. Caroline Nevejan fait partie de l’équipe néerlandaise du CIJ, celle liée à la foundation étatique Stich en Democratie. Elle est professeure à l’université d’Amsterdam, de Delft, conseillère de multiples instances du système étatique néerlandais, membre de nombreuses structures privés, publiques et para-étatique du système politique de ce pays. Elle n’est donc pas une dissisdente ni une militante d’Occupy, ni une syndicaliste révolutionnaire, mais bien un membre de l’establishment occidental.[2]

Nous ne sommes pas surprise de retrouver juste après elle Andy Müller Maguhn, le chef de la fondation allemande Wau Holland qui est le seul support juridique du projet “Wikileaks”. Andy Müller Maghun qui se fait passer pour un “ami” de Julian Assange est avant tout son chef, son supérieur hiérarchiquee dans cette nébuleuse de structures si proches de gouvernements occidentaux.

Eyal Weizman est un architecte israëlien travaillant avec toutes les universités qui comptent dans le monde occidental ainsi qu’avec Amnesty International, Human Rights Watch, Médecins sans Frontières, les grosses ONG les plus en vue du système[3]. Quant à Finlay Dobbie, qui signe pourtant le rapport d’activité du CIJ, est un ou une “illustre inconnu”. Il e nest de même pour Joseph Farell dont on ne sait pas s’il s’agit du jeune homme fluet aux cheveux bruns collaborateur d’Assange au Frontline Club de 2010 ou du grand excentrique aux lons cheveux roux et aux vêtements bariolés qui fréquente de temps en temps les audiences de la Westminster Court et observe froidement Assange. Les deux n’étant pas, selon moi, les mêmes personnes. Quoi qu’il en soit, Joseph Farell a beau porter le titre ronflant “d’ambassadeur de Wikileaks”, dans le monde du droit cela ne veut rien dire puisque Wikileaks n’a pas d’autres structures juridiques que la Wau Holland Stiftung, que le site internet appartient à John Shipton et que de toute manière l’activité de Joseph Farell est à peu près nulle dans le domaine de la publication: la page internet de Wikileaks n’a reçu aucune nouveauté depuis 2016 au moins…

Le rapport d’activité pretend que le directeur de management du CIJ est “Gavin MacFadyen”, mais celui ci n’a aucune existence dans l’organigramme et son activité apparait tout à fait douteuse, d’autant plus que les années précédentes son nom n’est cité nulle part.

La 12ème université d’été du CIJ a eu lieu en juillet 2015 à la Goldsmith Université de Londres avec laquelle la cooperation prend une ampleur nouvelle. 180 participants suivent les cours de 50 conférenciers. C’est la qualité des conférenciers, journalistes et grands reporters du Guardian, de la BBC, de Sky news, du Financial Times, de Bloomberg, de medias néerlandais, norvégiens et allemands, qu’il a bien fallu payer, qui explique probablement l’explosion de la rubrique “frais des intervenants”. Fruit de la collaboration avec le milieu des hackers allemands représenté par Müller Maghun, le CIJ tient deux formations à Berlin et toujours son séminaire sur l’analyse financière; la creation de documentaire web et son festival de films. La Bertha Foundation finance une investigation sur les jeux olympiques de Sotchi dans laquelle sans surprise les pays de l’Est européens se retrouvent sur le bancs des accuses de divers traffics: Roumanie, Moldavie et Ouzbékistan, ces derniers ayant l’audance en 2015 de se ranger du coté russe dans le conflit qui oppose désormais le monde russe à l’Occident en ce qui concerne la Crimée, le Donbass et l’Ukraine.

Le festival de films met en accusation la Syrie, l’Ouzbékistan et la Biélorussie au sujet de la prétendue detention d’armes chimiques interdites. Pas un mot de Daesh bien sur, création des services secrets occidentaux et qataries, qui met alors à feu et à sang le Moyen Orient avant de débarquer en Europe avec les attentats du Bataclan à Paris. Le CIJ ne pense pas qu’il convient d’analyser comment se fait il que des Européens meurent sous les balles dans des salles de concert et aux terrasses des cafés…

Pour finir, le CIJ prend en charge la conference “David and Reva Logan” en décembre 2015 avec 500 participants au prestigieux Barbican de la City de Londres. Une brochette de journalistes y prend part pour s’écouter discourir sur le monde et regarder le fameux film de Laura Poitras sur Edward Snowden “Citizen Four”. Julian Assange est censé parler en vision conference et on note la presence d’un habité de la Wau Holland Jack Appelbaum. Il est evident que tout ce beau monde ne perd pas son temps gratuitement dans ce genre d’événements et que les 350 000 livres de frais d’intervenants et d’événements ont du être mis à contribution pour la réussite de cette conference.

Le monde n’ayant pas change en positif depuis, on peut s’interoger sur l’opportunité de dépenser des sommes aussi folles en de pareil “sauteries” plutôt que de former au vrai journalisme des militants de base qui n’ont pas les moyens de fréquenter ces mondanités[4]

Le bilan financier montre également que 4 personnes sont employées à plein temps dont un directeur exécutif sans identité et une à mi-temps. Le contributeur le plus important est la Reva and David Logan Foundation (260 000 livres) suivie par la fondation Bertha de Tony Tabaznik (150 000). [5]

En 2016 les members du Conseil d’Administration ne changent pas. Cependant, le chapitre “Management and control” nous apprend que le “Director” Gavin MacFayen (dont le nom n’apparait dans les documents qu’en 2015) démissionne pour raison de santé en mai et décède le 22 octobre 2016. Il est présenté comme “founder” du CIJ alors que nous avons vu que la fondatrice en 2005 est Elaine Potter. Gavin MacFadyen apparait dans l’histoire du CIJ, de Julian Assange et de Wikileaks… après sa mort présumée! En effet, nous avons pose la question à Sami Akine en Janvier 2020 ou se trouverait la tombe de Gavin McFadyen et le jeune homme n’a pas pu répondre à une question qu’on sentait embarrassante pour lui.

Matt Kennard est censé le remplacer comme “acting director” et le 1 mai 2017 est embauché James Harkin. Matt Kennard est un jeune journaliste censé remettre en cause la ^politique étrangère et militaire de la Grande Bretagne, en réalité il publie dans le Guardian et dans Open Democracy, deux piliers du système de pouvoir britannique. James Harkin est un producteur et réalisateur de television à la BBC. Rien à voir avec la moindre opposition au système.[6]

L’Université d’été du CIJ s’appelle à partir de 2016 “CIJ Summer conference”, le rapport est fier d’annoncer que l’organisation a formé depuis 13 ans 5600 journalistes anglophones. Un pouvoir indéniable en effet, don’t on ne peut mesurer les effet positifs, le journalisme occidental s’abimant année après année dans la propagande la plus grossière et la plus éhontée. A tel point que les Gilets Jaune Français ont dirigé de nombreuses manifestations en priorité contre les mensonges des medias et que des millions de citoyens ont dû apprendre à désobéir au système médiatique pour sauvegarder leur vie et leur santé lors de l’opération planétaire “Covid19”.

En 2019 le CIJ travaille donc avec les grands medias partenaires du système et annonce fièrement 287 journalistes formée par la conference de juillet dont “222 paid places”  (places payés par les stagiaires?)

Comme d’habitude la critique est interne et modérée: certes, 5 grands groups détiennent la totalité des medias britanniques, mais cela n’empêche pas le CIJ de payer et faire venir les journalistes de ces medias comme formateurs pour une prétendue opposition. Comme d’habitude le paravent est que le CIJ enseigne les “Loi sur la liberté d’expression” (Freedom of Information Law), la lecture des bilans financiers, le “Advanced online investigation” (la “recherche sur internet”? Normalement une bonne faculté doit enseigner cela en première année), le “data journalism” (statistiques?), et le “business model alternatif” (la cooperative? Non, je ne pense pas…).

La Lorena Sullivan Foundation finance la conference estivale et le Joseph Rowntree Charitable Trust, également sud -africain, paye les rencontres dans différentes villes anglaises destinées à 200 personnes (on ignore de quelle condition sociales, des Gilets Jaunes apprentis journalistes en Grande Bretagne?)

De plus le CIJ organise son expansion dans un pays si ami, la Suède, à l’Université Göterborg, on se souviendra que c’est dans cette université qu’a enseigné une personne clé de voûte de l’affaire Assange, Anna Ardin, également expulse de Cuba pour propaganda pro-américaine avec des “los damas el blanco”.[7]

Andy Müller Maghun, la fondation Wau Holland et les réseaux allemands commencent à compter de plus en plus car le CIJ organise le “Logan Symposium” à Berlin le 11-12 mars 2016 sous forme de “BBC Berlin Congress Center” avec le titre “Disputer le pouvoir. Construire une alliance contre le secret, la surveillance et la censure”.[8] Le CIJ annonce la participation de 700 personnes et 26 000 suivants les conference online.

Le partenaire principal à côté du financeur Logan Foundation est le Spiegel et sa fondtion Rudolf Augstein ainsi que la fondation du journal TAZ.

On chercherait en vain une analyse politique comment resister au totalitarisme grandissant des Etats néolibéraux: pour le CIJ l’outil de lute le plus important est le… cryptage informatique. Aussi le “Crypto bar”, ou atelier de crytage est il le clou de l’événement, dans le sillage du “Cryptoparty” qui a eu lieu en mai en Europe. C’est bien dans la tradition de la Wau Holland Stiftung de faire la promotion de technologies compliqués que les utilisateurs ne pourront en réalité jamais utiliser au quotidien, au lieu de s’attaquer par exemple au Springer Verlag ou au Berstelsmann Verlag, bref, de s’attaquer à la classe bourgeoise qui possède les medias. Nous ne sommes décidément pas en 1920 lors du triomphe du marxisme allemand.

Les événements de ce type ont couté la bagatelle de 238 000 livres… de quoi entretenir pendant un an entire un bataillon de journalistes “Gilets Jaunes” capables de lutter sur le terrain avec un stylo et un telephone… Mais le CIJ préfère reverser l’argent des fondations dans les mondanités.

La Fondation Bertha de Tabaznik quand à elle place les jeunes journalistes dans les grands medias, Matt Kennard dans le Guardian et l’International Business Times, Claire Provost dans le Guardian et Open Democracy, Sid Ryan in “Bristol Cable” et Cragi Shaw dans des organisations européennes comme “Investigative Projet Italy” et “the Black See”. Sujets: la corruption en Russie lors des Jeux Olympiques de Sotchi, les mafias en Afrique, le travail des enfants en Turquie. Aucun sujet, on le voit, qui puisse inquiéter ls gouvernements occidentaux. Rien sur “la corruption du regime de Kiev et le financements des bataillons bandéristes”, ou “le role des services secrets occidentaux dans la guerre secrète en Syrie”, par exemple.

Le revenue de l’année 2016 atteint la somme faramineuse de 708 000 livres dont la quasi totalité est dépensée dans les projets, le plus coûteux étant la conference annuelle estivale. Cette fois ci les salariés (staff costs – 4,5 postes)  coûtent 174 000 ce qui est appréciable, mais ce sont toujours les “consultants”, c’est à dire les conférenciers des grands medias qui rafflent la mise à hauteur de 216 000 livres. Les dépenses en hotels (accommodation) et en frais de bouche (catering) additionnés donnent quand même 138 000 avec les “dépenses programme” sybillins de 92 000 euros[9].


[1] Global Witness | Exposing Corruption & Environmental Abuse

[2] About Dr. Caroline Nevejan — Caroline Nevejan

[3] Eyal Weizman – Wikipedia

[4]

[5]

[6] James Harkin (podcaster) – Wikipedia

[7]

[8]

[9]

Ce ne sont pas les bourses pour soutenir les journalistes jeunes ou précaires qui grèvent le budget du CIJ et absolument pas les frais de lute contre la repression. La notion de repression est d’ailleurs absente du vocabulaire des rapports du CIJ et Julian Assange a lui aussi disparu des radars. Le CIJ es ten 2016 indifférent à son sort et ne dépense pas un penny pour l’aider.

En 2017 la structure du CIJ quitte officiellement le 34A Moreton Street pour la petite maisonnette d’un étage adossée à la Goldsmith University au 37 Laurie Grove ou nous avons rencontré Sami Aknine. De nouveaux administrateurs arrivent: Isabelle Hilton, Becky Gardiner, Gill Phillips, Iona Craig, Barbara Bukovska, Martin Tomkinson.

La maisonnette de 3-4 pièces est pompeusement baptisé “Beautyfull Victorian Terraced house” (magnifique maison à la terrasse victorienne”). Pour avoir vu les lieux de près, entre les pavillons de briques de l’université publique londoniennes et les snack bar carribéen du quartier Populaire de New Cross, je peux certifier que les administrateurs du CIJ ont vraiment le sens du storytelling! Il leur faut bien justifier de leur volumineux budget…

Le “real home” du CIJ doit devenir le centre d’une bibliothèque à la mémoire de Gavin MacFadyen, constituée avec les dons de sa femme Susan, qui doit “devenir un lieu de rencontres pour bénévoles, étudiants et journalistes, un lieu ou des idées sont discutés et des plans prepares, l’inspiration pour de Nouvelles investigations à l’intersection du journalisme d”investigation, de la propaganda et des fake news”.

Les quelques livres presents dans le petit salon ou Sami Aknine nous a reçue ne font pas (encore en 2020) une bibliothèque et en fait de fake news, le jeune homme est resté très évasif sur le vie de Gavin MacFadyen dont il ignorait que l’homme fut acteur pour une série policière tout comme il ne savait rien de son lieu de repos éternel.

Le rapport du CIJ 2017 est un peu different des précédents. Certes, on y présente les nouvraux venus dans le conseil d’administration (Isabelle Hilton, Becky Gardiner et Martin Tomkinson) comme des vétérans des medias mainstream, dont de l’incontournable Guardian, mais surtout le rapporteur souligne advantage plusieurs fois le role et l’importance “tribute” de Gavin MacFadyen qui de son vivant n’a jamais été encensé ainsi. De même;, pour justifier la baisse du nombres de participants à la conference estivale (125 par rapport à 287 en 2016) le CIJ présente un tableau dont il ressort que c’est la “Goldsmith University” qui en est responsible – les années précédentes l’université publique n’avait même pas été évoquée dans le rapport. [1]

N’empêche que la baisse de frequentation a cause un manque à gagner dans le budget. Les chefs du CIJ explique que c’est de nombreux journalistes se sont abstenus de venir suite aux critiques des medias mainstream qui se sont fait entendre… Naturellement, si le CIJ veut reconquérir le mainstream et gagner de l’argent il doit être “non partisan”.. CQFD…

Pour le CIJ la “bonne nouvelle” est la popularité du “Gavin MacFadyen Memorial Lecture” assume par la mexicaine Annabel Hernandez et par des “vétérans” du New York Times et du Guardian. L’analyse financière au temps des “Fonseca Leaks” rapporte également à l’organisation via plusieurs séminaires sur ce sujet.

Le CIJ admet cependant que des plaints se sont élevées contre le prix des formations et promet non pas de baisser les prix mais de chercher d’autres sponsors. Le prochain Logan Symposium est prévu en octobre 2018 et aura comme sujet la “Conspiration”, “Conspiracy”, c’est à dire non pas les véritables complots politiques etc omment les pister, mais les “fake news menant au conspirations”.

Le CIJ est fier de presenter d’or et déjà les intervenants des “recontres Logan”, (Logan Talk) mais nous sommes affligées de constater que la vedette principale est Maryia Alyokihna des Pussy Riots. Les Pussy Riots n’étant rien d’autre qu’un petit groupe de provocatrices pseudo artistes, en rien journalistes et encore moins opposantes sérieuses, le CIj montre encore plus son aspect Russophobe avec ce genre de promotion.

Le reste des efforts le CIJ promet surtout de l’investir dans la mise en place d’un lieu de rencontre et d’archives “McFadyen” dans la maisonnette du 37 Laurie Glove. Le budget de la structure est descendu 359 000 livres ce qui reste cependant appréciable. Naturellement ce qui coûte le plus cher, ce sont les défraiement des consultants médiatiques, 216 000 livres et les salaires des employés (174 000 livres). La subvention la plus importante reste le Logan Support Public Project – 184 000 livres.

En 2018 le CIJ prend la forme que nous connaissons aujourd’hui, celle d’une structure de back office coordonannt et préparant des “storytelling” médiatique comme celui qui commencera en avril 2019 avec l’enlèvement et l’emprisonnement au secret de Julian Assange puis pseudo procès qui dure jusqu’à aujourd’hui, comme longue une série télévisée brésilienne des années 1990.

Iona Craig et Barbara Bukovska rejoignent le Conseil d’administration, ainsi que Gill Philipps, directeur du “Editorial Legal Services” (service juridique) du Guardian, qui prouve encore, si besoin est, que le CIJ est parfaitement une creation et un outil d’influence des grands medias mainstream. Iona Craig est une journaliste spécialiste du Yemen, très liée aux grands medias et grandes universités anglo saxonnes, ancienne de la BBC.[2] Elle est issue du milieu des professionnels de l’équitation ce qui lui ajoute un reseaux de relations si important dans l’artistocratie britannique. Barbara Bukovska est une militante catholique slovaque très lié aux organisations sorosistes, le Conseil de l’Europe, le Centre Helsinki pour les Droits de l’Hommes, les droits des Roms et des handicapés, tous des agences et des sujets chers aux néolibéraux de l’oligarchie dominante américano-bruxelloise.

Le CIJ emploie alors 4 jeunes managers, Tom Sanderson, Maria Calland, Jake Rees et le jeune Français que Wikijustice a rencontré, Sami Aknine. Une cinquième salariée Juliet Fergusson gère l’important projet ACCESS  to Tool programm. Susan Benn, l’épouse de Gavin McFadyen a disparu de l’horizon, remplacée par la première épouse Virgina McFadyen, qui porte toujours son nom et s’occupe de la fameuse bibliothèque qui est censée être la documentation de travail du centre. Il n’y a aucune information sur Virginia MacFayden, mais une actrice décédée en 1966 portait la même identité.

Les activités du CIJ se decline en 2018 en plusieurs projets: le “community journalism” (formation de journaliste de medias régionaux), le programme ACESS to TOOLS, (accès aux outils), les traditionnelles universités d’été et la conference annuelle de la fondation Logan; Le projet ACCESS to TOOLS est un séminaire de 20 heures et une journée de conference sur l’usage des technologies internet pour les journalistes d’investigation, les citoyens, les ONG et les enseignants. Fin février 2019 20 séries de séminaires ont été tenus dans les villes de province en Angleterre et la conference annuelle a eu lieu à Newcastle en septembre 2018

Ce projet est subventionné comme il se doit par … la fondation de Google (Google News Initative).

Pendant ce temps, Julian Assange enfermé au 3 Hans Crescent Street était privé du moindre accès à internet mais cela n’a pas l’air d’avoir trouble ni les décisionnaires ni les bénéficiaires du CIJ.

L’Université d’été a investi cette fois la Goldsmith University, université publique de la ville de Londres et le CIJ est satisfait d’avoir enregistré le paiement de 176 bénéficiaires. Le séminaire de la fondation LOGAN le 19-20 novembre 2019 est consacré au sujet brûlant de la “Conspiracy”, le complot. A la façon dont est intitule la conference nous voyons que le CIJ épouse la “théorie de la théorie du complot” selon laquelle les investigations du public posant des questions sur la véracité du discours médiatiques officielles sont des “fake news”, des fausses nouvelles. L’emploi même du vocable “fausses Nouvelles” montre assez que le CIJ entend réserver aux medias mainstream qui sont ses financeurs et ses partenaires le droit d’une nouvelle censure[3].

En partenaires de ce séminaire si important politiquement sont citées the Intercept, l’institut allemande public Goethe, la Crypto Party London, mais aussi la “Courage Fondation” quoique nous savons actuellement que la fondation Courage n’existe pas, seule existe la “Courage Corp”, entreprise à but lucrative “domestic business corporation”, déclarée dans l’Etat de New York.

Les “Logan Talks” sont 12 conférences avec des journalistes du Guardian et du New York Times destine à un public de 744 personnes, et comportant des interventions des “Pussy Riot”s (provocatrice russe n’ayant aucun role politique dans son pays…drôle de reference pour du journalisme…), Sy Hersh (journaliste militaire américain ayant fait des révélations sur des activités de la CIA), Lawrence Wright (journaliste américain du New Yorker, auteur d’ouvrages sur le 11 septembre la scientologie, Al quaida, le covid…), Jimmy Wales (financier américaine, fondateur des premiers sites internet pornographiques et propriétaire de Wikipedia, membre influent des Young Global Leaders du Forum de Davos) et Asne Seierstand (journaliste norvégienne ayant vécu à Kaboul, en Serbie et en Tchétchénie et auteurs de livres chaque fois positifs pour l’action de l’Occident dans ces pays).

Nous voyons bien que les bénéficiaires des séminaires du CIJ ne viennent pas écouter un quelconque professeur d’université, mais des hommes et des femmes haut placées dans le système de la propaganda médiatique occidentale, liés au complexe militaire américain et aux services secrets occidentaux. Pas des héritiers, même lointain, d’un Marx ou d’un Lénine…

Côté formation, 482 personnes auraient bénéficié de 23 cours. On ne sait pas qui elles sont ni combien elles ont déboursé pour le privilege d’accéder à l’imposant carnet d’adresse mainstream du CIJ. Le développement des cours de “storytelling” (ce sont bien les mots) de haut niveau est la priorité pour l’avenir du CIJ?

Les revenus du CIJ e n 2018 augementent à 512 000 livres, le principal financier est la David and Reva Logan Foundation. Mais si le rapport financiers avoue 124 000 de subventions de cette dernière et des sommes plus modestes de 20 -30 000 livres pour Elaine Potter, Lorana Sullivan Foundation, Bertha Foundation et Democratie en Media Stiftung, la somme versée par la fondation Google demeure secrète. Le rapport financier assure que Google, le géant monopole d’internet, collaborateur de la CIA pour le contrôle de la toile n’est pas un “core funder” du CIJ… Naturellement, faire la publicité sur l’argent de Google News Initiative serait en contradiction avec l’image subversive que veut se donner le CIJ![4]

Les dépenses du CIJ sont en 2018 de 449 000 livres, la moitié étant consacrée aux salaires des 4 managers et plus de 100 000 livres aux coûts des “formateurs” et “consultants” (dont probablement les célèbres têtes d’affiches journalistiques).(page 17 du rapport)

Le rapport financier de 2019 montre une structure enracinée dans le paysage de la formation journalistique à Londres et complexifiant ses activités. Il est signé pour la première fois “Joseph Farell”, du nom de l’homme aux cheveux orange qui clame devant les cameras être “l’ambassadeur de Wikileaks” et que nous avons croisé le 21 octobre 2019 dans la salle 1 de la Westminster Court, en train de toiser froidement Julian Assange enfermé derrière la paroi de verre, présentant visiblement des signes de torture psychologique. Julian Assange n’a à aucun moment salué ou fait un signe amical à cet homme, ni ce jour là ni à aucune autre de ces étranges conferences appelées par les medias “audiences” du procès de Julian Assange. Joseph Farell a même bénéficié d’un emplacement privilégié dans la salle de la Woolwich Court, tout près du prisonnier, car nous l’avons vu sortir d’une place situé sous le balcon du public lorsque le 28 février 2020 Assange s’est révolté et a refuse de jouer cette comédie.

Joseph Farell est alors venu vers le prisonnier gesticulant et criant, tout comme Jennifer Robinson et McMacGrath. Mais Julian Assange n’a jamais voulu lui parler.

Dans les documents du CIJ Julian Assange pourtant, n’est pas un sujet, il n’existe pas. La contradiction entre le storytelling médiatique et la réalité des chiffres et des rapports officiels est trop flagrante, la question “est ce que l’affaire Assange est un fake (fake news?) doit être posée.

En 2019 tout d’abord les changements interviennent dans le mode de gestion de l’entreprise de “charité”: une reserve de 46 000 livres est ajoutée au fond de 40 000 existant déjà. Un système de « contrôle de gestion des risques” est instauré. Les 3 financeurs majeurs (Logan Fondation; Lorena Sullivan et Democratie en Media hollandaise) s’engagent à des subventions sur 3 ans. Le CIJ annonce fièrement l’appronfondissement du projet “Access to Tools”, accès au journalisme numérique jusqu’à en faire un instrument d’expansion et de contrôle de “Communauté collaborative de journalisme”, (community collaborative journalism), c’est à dire de formater et influencer la totalité des apprentis journalistes aux 4 coins du pays. Un système de bourse “Lyra McKenn Investigative Journalism Training Boursary) est chargé de repérer ceux qui ne peuvent payer les frais élevés des rencontres du CIJ mais que le CIJ souhaite voir rejoinder son écurie.

Le séminaire et les rencontres de la fondation Logan s’associe avec l’Institut D’Art Contemporain et le CIJ “Weltold festival”, un festival de 2 jours organisé en mars 2019. La rencontre annuel d’été est dirigé par Stephen Grey, un responsible de Reuters et son but est la creation d’une “master class”, une promotion de super journalistes affiliés au CIJ comme à une centrale unique de journalistes (on s’approche d’une vision totalitaire d’un journalisme entièrement contrôlé par les grands groupes et l’Etat…). 13 journalistes choisis sur 88 ont suivi un cursus complet de 5 semaines. Par contre le rapport est mué sur le nombre global de participants aux université d’été et aux conferences de la fondation Logan.

Comme pour 2018 Joseph Farell en signant le rapport ne signale que les sommes relativement modestes des financeurs réguliers: 125 000 livres pour Logan, 20 000 pour Democratie en Media, 30 000 pour Bertha Foundation, 20 000 pour Elaine Potter. Ce qu’il faut dissimuler c’est l’ampleur de l’investissement de la Google News Initiative qui finance entièrement le plus important projet “Access to tools Programme”. Ainsi, dans ce domaine le rapport ne cite aucun chiffre, il faut se reporter au tableau de la page 14 pour voir que les prétendus opposants au système ont touché 103 000 livres, un bon quart de leur revenus, de la part de la plus grande machinerie du système.[5]

Pour les revenus le CIJ avoue 444 000 livres pour 332 000 livres de dépenses globales. Les 142 000 livres de surplus font alimenter le fond “reserve” jusqu’à atteindre le chiffre de 218 000 livres, une jolie cagnotte, qui a certainement permis au CIJ de tenir les mois du regime Covid à partir de mars 2020.

Peut être d’ailleurs cette épargne fut faite en prévision de cela.

Le 22 juillet 2020, alors que la dictature covidienne se relâchait un peu en Grande Bretagne, une reunion online de type Assemblée Générale a modifié les statuts du CIJ. La part belle dans l’organisation est donnée au Directeur qui rassemble dans ses mains de considérables pouvoir tout en étant rémunéré par la structure. L’année d’après, en aout 2021 en pleine lutte covidienne du regime contre les populations anglaises réfractaires au vaccinage obligatoire, le CIJ abandonne son petit pavillon du 37 Laurie Grove et obtient une adresse permanente à la faculté des medias, de la communication et de la culture de la Goldsmith Université, 8 Lewisham Way. L’introduction de cette structure privée payée par les medias privés parachève en réalité la privatisation du département de journalisme de cette université publique.

En octobre 2021 de nombreux jeunes viendront à la Royal Courts of Justice appointee par le CIJ pour assister à l’affaire Julian Assange. Le CIJ est un instrument officiel du storytelling médiatique autour de l’otage de prix du système royal.

Le bref rapport financier signé Joseph Farell sur le site “Beta companie” fait état d”un revenu de 417 000 livres et de 5 salariés. Le rapport “charity” du CIJ est daté du 30 novembre 2020.

Nous y apprenons que le conseil d’administration est demeuré inchangé. Joseph Farell écrit que, malgré que la période “fut terrible pour nos communautés”, le CIJ a saisi l’opportunité pour developer les formations virtuelles, ce qui aurait toujours été son but. La terrible “pandémie” et son cortège de mesures de repression contre la liberté de circulation et d’expression et de violations de multiples droit, dont celui du droit à l’intégrité pyhysique est ne suscite pas de critique de la part des prétendus opposants au système du CIJ. ‘L’ambassadeur de Wikileaks” décrit l’année 2020 comme une année faste et dynamique pour la structure dont il est secretaire. Il est très fier de décrire comment le CIJ a mis en place un système d’enseignement à distance interactif en groupe dans le cadre du “confinement”.

Sans surprise ce fut Google qui pilota cette transition avec son enseignement “access to tools programme” dont le but es ten réalité de désapprendre aux journalistes la recherche sur le terrain au profit exclusive de l’usage d’outil numérique possédés et contrôlés par Google. Joseph Farell est très fier des 25 séminaires virtuels dispenses par le CIJ à des Britanniques dans tout le pays.

Le projet de “Journalisme Communautaire collaboratif” qui devait commencer en Janvier 2020 (en plein procès de Julian Assange) devait être subventionné par le “Trust for London”, une structure liée à la ville. Il a eu lieu uniquement de façon virtuelle et le CIJ s’enorgueillit d’avoir quasiment le monopole de la formation continue en statistiques, méthodologie, recherche de renseignement open source, “sécurité de l’information”, “regulations de liberté d’expression”. Quand on se souvient quelles violations du droit à l’information nous avons tous subi en Europe au cours des noirs mois de la dicature covidienne, on ne sait s’il faut rire ou pleurer de l’autosatisfecit de M. Farell.

L’Université d’été a eu lieu 5 jours Durant en juillet 2020, exclusivement virtuellement et a réunit 500 personnes connectées, ce que le secretaire présente comme un énorme succès. Le colloque Logan du 16 au 19 novembre 2020 devait avoir lieu à Paris… mais n’a eu lieu qu’en virtuel. Sans le moins du monde critiquer l’extrême violence à laquelle étaient alors soumis les Parisiens, les Français (couvre feu à 18 heures, pression et chasse policière, confinement et masque obligatoire partout en toute circonstance dans tous les lieux, y compris dehors) et la quasi fermeture des frontières de l’UE (alors que la Grande Bretagne gardait les siennes ouvertes malgré une quarantaine fictive), Joseph Farell ne déplore que la baisse de finacements pour l’événenement du CIJ et souligne le succès de partenariats (virtuels) avec des organismes comme le “disruption Network Lab” à Berlin ,  le Reported Units à Athènes; le Inchieste Giornalismi en Italie et le Canal 180 au Portugal – des organisations que nous n’avons évidemment pas entendu défendre nos droits violés massivement par les covidistes policiers, politiques et médiatiques…

Avec le CIJ pas de risqué de la moindre revolution, le système au pouvoir est bien gardé!


[1]

[2] About | Iona Craig

[3]

[4]

[5]

Par le rapport d’activité nous apprenons que Joseph Farell a remplacé Finlay Dobbie comme trésorier et secretaire du CIJ. Il devient aussi membre du conseil d’administration. A la lecture du rapport on sent bien qu’il a une stature de réel directeur: il est très present lors des “event” et autres “rallye” organisé par Defend Wikileaks et supervise personnellement la petite cohorte de jeunes journalistes que le CIJ envoi à la Westminster Court de juillet à décembre 2021 aux “audiences” de Julian Assange, puis à la Old Bailey début Janvier 2021 et au Musée Nationale de la Justice le 27 et 28 octobre 2021.

Financièrement le CIJ peut compter sur ses financeurs habituels- la fondation Logan à hauteur de 124 000 livres, Democratie en Media (20 000), Bertha Foundation (10 000); Lorena Sullivan (10 000). Le nouveau financeurs Trust for London verse tout de même 60 000 livres pour son projet. Quand à l’argent de Google News Initiative, le chiffre reste confidentiel, noyé dans des tableaux finnciers complexes. De même le rapport d’activité mentionne le chiffre de 378 000 livres de revenus, mais ne donne plus le chiffre global des dépenses, se contentant de souligner l’épargne dégagée (99 000 livres et 87 000 livres). La “liste des donateurs” de la page 13 est oblige de donner le chiffre de 128 et 34 000 livres soit la somme importante de 162 000 livres pour la formation des “journalistes Google”.

225 000 sont consacrés au paiement des 5 salariés et 39 000 livres pour les couteux formateurs. Il n’y a pas de vrais d’événements, de traiteur ou de locaux puisque toutes les rencontres sont virtuelles. La somme de 8000 livres est allouée à la “bibliothèque McFadyen” dont l’adresse reste inconnue après le déménagement du 37 Laurie Grove à l’Université Goldsmith. Ce déménagement parachève la maimise des storytellers privés sur la formation de journalistes par une université publique. Le CIJ n’étant pas du tout un acteur subversif, on ne peut que craindre un renforcement de la propagande systémique sur les cerveaux de citoyens déjà trop malmenés.

Le rapport de l’année 2021 est publié le 30 novembre 2021. L’adresse est définitivement celle de l’université Goldsmith, 8 Lewisham Way. Joseph Farell signe les documents, et nous apprenons qu’il est non seulement trésorier, mais aussi “secretaire du Board” (Conseil d’Administration), lesquelles functions cumulées lui donne le pouvoir d’un directeur exécutif.

Dans son résumé de première page, Joseph Farell est fier d’annoncer que malgré l’impact du Covid, le CIJ a su prendre le bon virage de la “crise” et d’adapter son offer de formation à l’enseignement virtuel en élargissant son activité à des milieux différents et de nombreux pays. Aucune critique de la dictature sanitaire n’est émise dans le rapport, jamais.

Ceci n’est pas étonnant: le CIJ peut s’enorgueillir d’être passé de 65 formations et 996 stagiaires à 101 formation et 1672 stagiaires. Ce qui fait en argent une augmentation des bénéfices des prestations de 29 984 à 89 271 livres – si le prix de la formation en réelle est le même que la prestation virtuelle, alors le Covid est inconstestablement une aubaine pour des organisations lucratives comme le CIJ!

Google News Initiative continue à subvention la formation “Access to Tools programm”, mais nous n’en sauront pas plus. Nous apprendrons par contre le CIJ es ten pleine expansion géographique: la Bertha Foundation a finance la creation d’un CIJ au Népal ainsi que des formations pour 101 personnes en Inde. La Fondation Logan s’occupe elle de l’Amérique Latine ou 270 journalistes ont été subventionné par cette fondation américaine. Elle finance aussi le projet pilote “Source protection pilot programme”, 8 semaines de formation sur la “sécurité de l”information”” (? ), en avril et mai 2021.

Plus intéressant, non seulement le CIJ n’émet pas un doute sur la propagande médiatique covidienne mais s’engage résolument dans la diffusion de la nouvelle lubie du système: le changement climatique. Sous couvert d’aider les journalistes à mettre en forme leurs idées sur le “changement climatique”, le CIJ se fait subventionner par la Quadrature Climate Foundation pour le “Open Climate Reporting Initiative”. Le travail sur le changement climatique est en expansion en Amérique Latin, en Afrique anglophone et même en … Afrique francophone, region du monde ou les medias anglosaxons n’ont pas encore réussi à envahir l’espace médiatique.

La Quadrature Climate Foundation étant membre du Forum de Davos de Klaus Schwab il est peu probable que les climato réalistes citoyens qui ont quelques doutes sur la sincérité des porteurs d’apocalypse, Presque tous d’ailleurs issus de la Norwich University, fassent partie des bénéficiaires du CIJ… Autre lien avec Wikileaks, Yannis Varoufakis, ancient ministre grec considéré comme un traitre dans son pays a enseigné à l’Université de Norwich la théorie des jeux avant de feindre de soutenir Julian Assange avec son mouvement européen…

Il n’est pas très clair qui sont les financeurs de la Quadrature, mais un coup d’oeil à son site internet permet de voir que côté idéologie, ce sont les chevaliers de l’apocalypse climatique. Aucun subversion de ce côté n’est à attendre.[1]

Le CIJ continue son programme de bourse pour des journalistes choisis. Les boursiers sont payés par la fondation Lyra McKee et Lorena Sullivan et dans le cadre du projet “Masterclass” souvent les cours de Stephen Grey, ancient de Reuters. Ceci est certes très bon pour leur CV mais n’a rien à avoir avec une quelconque critique du système politique, économique et médiatique de la Grande Bretagne.

Dans le cadre du “collaborative community journalism project”, le CIJ écume les quartiers pauvres de Londres pour “recruter” et embrigader de jeunes journalistes en herbe dans son système de formation: ceci est payé par la puissante Trust for London, la plus ancienne des organisations de charité de la ville, qui draine et gère depuis 1878 la bienfaisance des églises de Londres, sans compter les multiples subventions et dons de la municipalité ou des puissantes fondations de banquiers ou d’armateurs. Trust for London est comme il se doit dirigée par Jeff Hayes, un banquier de la City of Corporation[2].

Naturellement, pour le CIJ ce type de partenariat est très profitable mais encore une fois, ceci montre que le CIJ n’est pas une structure d’opposition au capitalisme néolibérale mais est pleinement intégré dans ce système.

Nous retrouvons en plus les anciens projets du CIJ, l’université d’été qui effectivement grace à la généralisation du virtuel peut se targuer d’avoir touché plus de 900 personnes dans plusieurs pays, dont le Kenya et la Russie… La bibliothèque de MacFadyen par contre n’existe toujours qu’à l’état de projet. Malgré ses subventions et ses revenus, ayant quitté la maisonnette de la rue Laurie Grove, et malgré son adresse au sein de l’université Goldsmith, le CIJ n’a trouvé aucune place physique pour ce projet. Ce qui lui permet de travailler on-line sans avoir à craindre de visite intempestive de curieux venant poser des questions gênantes sur ses prix ou ses méthodes de travail…

Deux nouveaux chargés de projet ont été embauchés: Beth Blackmore et Adeolu Adekola, ce dernier étant base à Lagos, Nigéria et chargé d’importer le projet CIJ dans son pays

Les subventions s’étoffent et assurent à la structure de Farell une vitesse de croisière: la fondation Logan est la plus importante avec 125 000 livres plus 41 000 pour l’expansion en Amérique Latin. Le Trust for London assure une enveloppe de 60 000 livres. Les financeurs habituels (Democratie en Media, Lorena Sullivan, Bertha versent des sommes de 10 000 à 30 000 livres.

Mais le financeur le plus important devient brusquement la fameuse Qadrature Climate Foundation avec pas moins de 136 000 livres pour la diffusion de la nouvelle propagande phiolosphique occidentale. Ceci se passait fin 2021, avant l’offensive russe dans le Donbass. Peut être que l’année 2022 verra d’autres financeurs venir expliquer aux jeunes journalistes pourquoi la Russie et Poutine sont méchants et comment il convient de l’expliquer au public!

La somme totale s’élève à 383 000 de revenus et 357 000 livres de dépenses. Les dépenses les plus importantes sont les salaires, 5 postes et demi, à hauteur de 241 000 livres. Joseph Farell signe le rapport. Comme les noms des salaries ne sont pas divulgués, il n’est pas exclut que lui non plus ne travaille pas gratuitement[3].

La somme totale s’élève à 383 000 de revenus et 357 000 livres de dépenses. Les dépenses les plus importantes sont les salaires, 5 postes et demi, à hauteur de 241 000 livres. Joseph Farell signe le rapport. Comme les noms des salaries ne sont pas divulgués, il n’est pas exclut que lui non plus ne travaille pas gratuitement.

Toutes les personnes qui sont responsables de l’emprisonnement de Julian Assange, qui parlent à se place et font semblant d’être ses amis tout en validant les graves violations de droits dont il est l’objet ont été invitées et/ou financées par cette structure: Naomi Colvin, Susann Benn, Mc MacGrath, Stella Moris. Jennifer Robinson. Andy Müller Maguhn, le créateur et chef du projet 04 Wikileaks à la Wau Holland Stiftung est membre du Conseul d’Aministration avec Joseph Farell, “ambassadeur” de Wikileaks.

Joseph Farell est depuis 2019, depuis la captivité d’Assange le secretaire general du CIJ et à ce titre il signe les rapports d’activités depuis 2 ans.[4] Cet homme parle souvent à la place de Julian Assange en son nom alors que Julian Assange est interdit de parole et maintenu en capitivité, interdit de visites autres que celles de ces gens et interdit de courier. Des journalistes comme Edwy Plenel et le secretaire general de Reporter Sans Frontière Christophe Deloire travaillent aussi dans cette structure.

https://tcij.org/person/stella-moris

Jennifer Robinson, qui se présente comme avocate de Julian Assange est aussi financée par un  donateur  important du CIJ, la Bertha Foundation.

Le CIJ sert-il de caisse noire de payment des gens qui se présentent comme avocats de Julian Assange alors qu’ils ne plaident jamais en cour et ne font pas d’action juridique pour le libérer et ne sont pas membre du barreau britannique? Nous exigeons une enquête à ce sujet.

De nombreux membres du conseils d’administration et des conférenciers sont en même temps des collaborateurs du Frontline Club Charity Trust, autre structure qui a maintenu Julian Assange en captivité de juillet 2010 à juin 2012. Les membres du Conseil d’Administration du Frontline Club entreprises et du Frontline Club Charity Trust parlent au nom de Julian Assange à sa place et jouent donc un rôle dans son maintien en captivité aujourd’hui. Nous analyserons plus loin le fonctionnement du Frontline Club Charity Trust.

The Center of Investigative Journalism Limited est aussi une entreprise commerciale dirigée en 2020 par Joseph Farell et par Michael Gordon Langley de 2012 à 2019. Briam Arthur Basham est directeur de 2005 à 2008, Christopher Hird de 2008 à 2012. Simon Albury apparait comme co-directeur de la structure CIJ « entreprise » à côté de Briam Basham en 2008.[5]

Les membres du Conseil d’administration de l’entreprise et les directeurs sont les membres du CA du CIJ Charity (Elaine Potter, David Leigh, Irina Bukovska, Finley Dobbie ou… Joseph Farell aujourd’hui) mais il n’y a pas  de trace de Gavin Mac Fadyen dans ces documents[6]. Le siège de l’entreprise se trouve pourtant au 34a Moreton street à Pimlico London, le prétendu domicile de Gavin MacFadyen et Susan Benn son épouse. C’est aussi le lieu ou Julian Assange est filmé par la caméra du journaliste Mark Davis en juillet 2010 dans le film « Inside Wikileaks ».

Il serait important de savoir à quel fin ce montage juridique et financier a été fait entre l’entreprise privée CIJ et le charity CIJ, quels en sont les bénéficiaires et si une fraude et un abus de social ou un autre crime ou délit n’est dissimulé par ce montagne.

Cette entreprise emploie 5 personnes aujourd’hui. Est-ce que les personnes payées sont les journalistes qui fréquentent les audiences de Julian Assange sans jamais écrire un article précis et vrai 

Quel est le but et l’intérêt de ces personnes de recevoir de l’argent pour créer un storytelling autour de la captivité de Julian Assange ? Ont-ils un intérêt à ce que cet homme soit maintenu en otage en captivité ?

Comment se fait-il qu’une entreprise commerciale peut-elle toucher des subventions de fondations charitables ? Normalement, la Loi interdit ces pratiques. Nous demandons une enquête sur les liens entre le CIJ Charity et le CJ Limited company et la raison de ce montage financier.

Mais qui sont donc Briam Arthur Basham et Simon Albury, les deux vrais fondateurs du CIJ en 2005 et les premiers directeurs ?

Avec surprise je découvre que Brian Basham est un grand financier de la City of London Corporation,  né en 1943. Il est considéré comme un « spin doctor de la City », un spécialiste des Public relations dans le monde de la finances[7].

Il a crée le groupe Broad Street Group de 1976 à 1988 spécialisée dans la communication financière. Il est crédité d’avoir inauguré un style publicité offensive et agressive utilisant toutes les méthodes les plus brutales pour vaincre ses concurrents comme dans une guerre totale. En 1991 il a crée un autre groupe de relations publiques, Warwick Corporate avec lequel il est accusé une violente attaque de British Airways contre son concurrent Virin Atlantic et de « pratiques déloyales ». Même dans le monde de requin de la finance londoniennes, il est des plus redoutables…

Aujourd’hui comme il se doit Brian Arthur Basham s’occupe du monde Bitcoin avec Bitcoin Analityca Limited.[8] Depuis 2009 il est également directeur de Energy Invest Group, un fabricant d’éléments pour éoliennes. Il existe une forte présomption qu’un tel homme puisse avoir le désir d’influencer les journalistes dont ils financent les formations via le CIJ dans un sens utile à ses affaires, par exemple en amplifiant l’idéologie du « changement climatique » afin de mieux vendre ses éoliennes[9]

Car c’est ce grand ponte de la finance, le roi des storytellers parmi les banquiers qui crée et organise une officine de formation de journalistes ! Impossible de croire qu’il s’agit ici de charité !

Quel intérêt peut avoir un grand ponte de la City of London Corporation dans la création et le financement du storytelling de Wikileaks et de Julian Assange, puisque tous les protagonistes de « l’affaire Wikileaks » sont peu ou prou dirigé par le CIJ, le BIJ, le Fontline Club ?

Il est urgent à ce que la lumière soit faire sur le rôle de la City et de ses banquiers dans cette affaire. Notre curieux informateur « General Sands » n’a pas tord de pointer depuis le début que derrière « Julian Assange » se profilent les intérêts et le pouvoir de la City, et pas seulement parce que Julian Assange a été « jugé » dans les locaux même du cœur de la City, à la Old Bailey. Le Center for Investigative Journalism est une création même d’un ponte de la City. Ayant découvert cela plus jamais je ne croirais aux racontars de Joseph Farell sur un CIJ anti-système ou un « Wikileaks » subversif. Chacun peut vérifier par lui-même cette réalité.

Brian Arthur Basham crée le Center for Investigative Journalism Limited companie en 2005 avec Simon Albury, producteur de spectacle directeurs de nombreuses sociétés de production pour la télévision depuis 50 ans. Il a été de 2000 à 2012 Directeur à la Royal Television Society, une structure publique visant à promouvoir la télévision (la BBC en est le principal financeur et soutien). Le chef de la Royal Television Society est Charles « Windsor »[10]. Le Conseil d’Administration est composé d’une brochette de directeurs des plus influents médias britanniques.

Ces hommes de pouvoir ont visiblement quelque intérêt dans la mise en place du storytelling médiatiques au sujet de Wikileaks et de Julian Assange.[11] Je suis médusée de constater que « General Sands » a toujours pointé les liens de la caste « royale » au pouvoir en Grande Bretagne avec le concept « Julian Assange ». Ce lien passe par Simon Albury, producteur et ancien directeur de la structure de Charles von Sachsen Coburg Gotha « Windsor ».

Simon Albury est aussi un des chef, et peut être le vrai chef, de Open Democracy[12]. Et nous revenons donc au constat que cette prétendue ONG est en vérité une officine du pouvoir.

Michael Gordon Langley, le président du Conseil d’Administration du CIJ en 2015, vit avec Sunsan Benn, l’épouse de Gavin McFadyen, le prétendu “mentor” de Julian Assange et prétendu “fondateur” mythique du CIJ. (Nous avons vu qu’il n’en est rien. Les véritables fondateurs du CIJ sont Brian Basham et Simon Albury, hommes du spectacle et de la City).[13]

Gavin MacFadyen décède le 22 octobre 2016, il est crédité par les médias d’avoir crée le Center for Investigative Journalism[14], mais il n’apparait pas du tout dans les documents officiels de l’entreprise “CIJ limited” etdans les rapports d’activité du “charity” CIJ il n’apparait que brièvement deux ans avant sa mort. C ’est Michael Gordon Langley signe les rapports d’activités du CIJ en 2014 et 2015, avant la mort de MacFadyen. Et comme Michael Gordon Langley, est “Chairman of the Board” du CIJ alors qu’il habite avec l’épouse de Gavin MacFadyen, je me demande si Gavin MacFadyen et Michael Gordon Langley ne sont pas une seule et même personne. Ceci d’autant plus que “Gavin MacFadyen” a été acteur dans la série policière “Thief”, (‘”le voleur”), il est donc un personnage de film[15]. Peut-être un espèce de “concept” issu de la créativité du facétieux producteur de spectacles déjantés Simon Albury et du puissant publicitaire de la City Brian Basham. Il est important de souligner que Simon Albury lui a été le vrai créateur de la television Granada et de son programme “World in Action” pour lequel MacFadyen est suppose avoir travaillé[16].

Rien de tout cela ne m’étonnerait Nous avons vu l’impudence et la violence du mensonge des médias qui ne reculent devant aucune manipulation. Le Covid nous l’a démontré. Créer de toute pièce un personnage, lui faire une page Wikipedia bidon, publier des articles toujours dans les mêmes journaux toujours sur le même sujet de la même façon pour faire croire à une identité réelle, fabriquer un “bureau des legendes” ne leur fait pas peur du tout. Etant donné les liens historiques entre les medias britanniques et les services secrets dont l’action n’est pas mythique mais bien réelle (à lire les nombreux livres sur la seconde guerre mondiale, l’action de Sir Claude Dansey..) cette hypothèse est très réaliste.


[1] Our Work (quadrature.ai)

[2] Jeff Hayes | Trust for London

[3]

[4]

[5]

[6] CENTRE FOR INVESTIGATIVE JOURNALISM LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[7] Brian Arthur Basham – Biographie (zonebourse.com)

Brian Basham – Powerbase

[8] BLOCKCHAIN ANALYTICA LIMITED overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[9] -Home – Energy Investment Group

[10] Board of Trustees | Royal Television Society (rts.org.uk)

[11] Simon Albury MBE – Chair – Campaign for Broadcasting Equality | LinkedIn

Simon Albury – IMDb

Mr Simon Albert ALBURY – Director / Officer profile (companieshousedata.co.uk)

Simon-Albury-profile-AB.pdf (rts.org.uk)

[12] Simon Albury | openDemocracy

[13]  https://www.192.com/atoz/people/langley/michael/sw1v/4033572946/

[14] Gavin MacFadyen – Wikipedia

[15] Thief-Gavin MacFadyen-John Santucci-8×10-B&W-Promo-Still: Photographie | DTA Collectibles (abebooks.fr)

[16]

Monkey goes to … RTS chief Simon Albury’s retirement party | Media | The Guardian

Le CIJ est dirigé par une structure encore plus opaque, le Bureau du journalisme d’investigation (Bureau of Investigative Journalism). Cette structure est inscrite au registre des entreprises sous le numéro associations caritatives : numéro d’enregistrement 07084345. Le BIJ entreprise a été crée en 2009, ses chefs ont David Edwin Potter et Elaine Potter, les oligarques sud-africains déjà fondateurs du CIJ, dont l’adresse de domicile est le 8 Hamilton Terrace, alors que le siège du CU est situé au 10 Park Crescent. En 2010 ce sont Michael Georges Hay et James Gil Lee qui sont crédités directeurs et Dharmista Pancholi secrétaire.

En 2012 la structure est déplacé au 6 Hamilton Close, à St John Woods. En réalité les trois adresses se trouvent à une encablure de la Westminster Court, à Marylbone. De plus lorsque j’ai voulu me rendre au domicile de la richissime Elaine Potter, au 8 Hamilton Terrace, je me suis retrouvée, à quelques rues au nord de la Westminster Court et à deux pas des anciens studio Abbey Road en face d’une petite maison déserte qui ressemblait plus à un Airbnb en attente de location qu’à une demeure patricienne ou même un immeuble de bureaux d’une fondation sérieuse. De plus, aussi bien le Bureau of Investigative Journalism que le Trust of Bureau of Investigative Journalism (avec leurs administrateurs avocats de Julian Assange) ont leur siège au 6 Hamilton Close (Le BIJ de 2012 à 2020), qui enquête faite, s’avère être une toute petite entrée dans une ruelle à l’arrière du 8 Hamilton Terrace, et l’immeuble qui y correspond ressemble à un entrepôt[1]

Madame Elaine Potter et son mari David redeviennent directrice du BIJ en 2015. Elaine Potter est mentionnée comme «Philantropist », née le 21 avril 1944. Une philanthrope qui aime le pouvoir médiatique, cela est certain. Ils sont accompagnés dans leur tâche par Christopher Clark Hird le producteur de film déjà patron du CIJ.  Michael Hay quand à lui est un ancien professeur de management à la London Business School trust Compagny et James Giles Lee est un manager de plusieurs sociétés de production de films, de théâtre et de spectacle[2]. La structure en poupées gigognes du CIJ-CIJ attire donc depuis le début tout un monde de créateur de show et d’images, des producteurs de storytelling. Très peu de journalisme d’investigation et de politique dans tout cela. Il faut dire que dès sa création le BIJ bénéficie de 283 000 livres de revenus, sans qu’on puisse comprendre qu’elles sont ses liens avec le CIJ, mise à part presque les mêmes chefs.

Georges Laurence Brock et Turi Munthe arrivent à la direction en 2015. Georges Laurence Brock porte le nom d’un éminent psychiatre anglais mort en 1879 mais l’homme d’aujourd’hui, né en 1951 ne fait rien d’autre que figurer dans l’organigramme du BIJ. Turi Munthe, dont le nom est Danois, prétend être un journaliste franco-anglais spécialisé dans le monde arabe, actif toujours dans le même cercle, du CIJ et de Open Democracy[3], il est aussi dirigeant de l’agence de photos Demotix qui s’illustre dans la « dénonciation » des régimes iraniens, chinois et autres « dictatures » honnies par l’Occident.

Enfin, un des « avocats »de Julian Assange, Geoffrey Ronald Robertson, un des gérants des Doughty Street Chambers, apparait à la direction du BIJ en 2015[4]. Son adresse de résidence Aberdare Gardens est située juste au nord de Marylbone, au Swiss Cottage.

Il existe aussi une structure de charité, le « Trust of Bureau of Investigative Journalism » enregistré au registre de Charity sous le numéro de 1179275. Nous disposons de 3 rapports d’activités de cette organisation, datant de 2019, 2020 et 2021.

Ainsi nous apprenons que c’est bien Geoffrey Robertson qui dirige le Trust of Bureau of Investigative Journalisme, ainsi que Jennifer K Robinson, une autre prétendue avocate de Julian Assange, jamais inscrite au barreau anglais[5].

Le conseil d’administration comprend également Sir David C M Bell, le Dr Connor McCarthy, Mme Jodie M Ginsberg. Le rapport d’activité du Trust « Bureau du journalisme d’investigation » est signé par Sir David CM Bell, éditeur du Financial Times de 1996 à 2012 et depuis 2012 directeur de Cambridge University Press[6].

Connor McCarthy est censé être un avocat dont l’adresse est le 124 Finchley Road, nous verrons plus loin pourquoi cela n’est pas possible.

Jodie Ginsberg dirige donc aussi le BIJ-CIJ en tant que membre du Conseil d’Administration du Trust. Elle a été Directrice de Internews Europe dont le chef est Mark Stephens, ancien avocat de Julian Assange en 2010 et 2011.[7] Actuellement Jodie Ginsberg est présidente d’un « Comité pour la protection des journalistes » soutenus par les Etats Unis, tout un programme de soutien au système otanesque… Ceci n’est pas étonnant puisque Internetnews, prétendument crée à Paris, est largement inconnu des mouvements et organisations anti-OTAN françaises et que cette organisation a été partenaires de Soros lors de la guerre en Yougoslavie[8].

Mark Stephens, Président de InternetNews Europe est l’avocat qui a perdu les procès de Julian Assange de décembre 2010 à juin 2012[9]. La collusion des avocats qui ont perdu les procès d’Assange avec les financiers et les cadres des médias qui l’ont dénigré est évidente et pose un grand problème de déontologie et d’honnêteté élémentaire

. Une enquête doit être menée pour révéler si ces individus n’ont pas cherché à garder Julian Assange captif par leurs actions et leurs inactions.

Ceci d’autant plus que Internews apparait à la lecture du dernier rapport d’activité comme une officine des ministères des affaires étrangères occidentaux dont l’activité consiste à s’ingérer dans les affaires intérieurs d’Etats comme la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine dans un sens anti-russe, y compris cette année 2022 alors que la guerre a déjà éclaté et aussi à produire un discours de « changement systémique » de type Nouvel Ordre Mondial en direction des citoyens occidentaux (peur du covid et autres « ‘pandémie », nécessité de rationnement des ressources, peur du « changement climatique » etc).[10]

Lorsqu’on regarde la listes des « donateurs », on s’aperçoit que la structure a tout ce qu’il y a de « gouvernementale » et ne devrait absolument pas s’appeler « ONG » ou « association Loi 1901 ! » En effet, elle est financée par pas moins de 4 agences dépendantes de la Commission Européenne et une quantité de ministères des affaires étrangères, dont celui de Grande Bretagne, des Pays Bas, de Suède, de Suisse, de Norvège, ainsi que par la fondation de Soros et par la BBC ! En revanche, les intérêts du MAE français ne semble pas y être représentées directement malgré sa présence en France en tant qu’association Loi 1901 ![11]

Le budget de la structure s’élève à 14 millions d’Euros pour 2022… On voit bien que l’avocat de Julian  Assange ne fait pas partie de pauvres opposants !

Nous apprenons par le rapport de 2019 que le Trust du BIJ a reçu 185 000 livres de subventions, ce qui n’est pas une petite somme. Mais quel est exactement l’objet de cette structure n’est pas très clair. Le principal bailleur de fond est sans surprise la fondation Elaine et David Potter (155 000 livres) et le deuxième la Hollick Family Foundation (30 000 livres). Presque toute la somme, 175 000 livres a été donné au Bureau of Investigative Journalism. La structure sert donc à amener de l’argent pour le BIJ et donc pour le CIJ. Pourquoi un tel savant montage ? Ce n’est pas clair.[12] Qui finance en réalité le CIJ -BIJ ?

Clive Hollick est un important businessman de la City, banquier, financier et propriétaires de télévisions, journaux et sociétés de production. Un homme de pouvoir, encore une fois, pas un donateur désintéressé.[13]

Le projet du trust est de « promouvoir les standards éthiques de la conduite, de la transparence et de l’accord avec les lois des secteurs gouvernementaux, industriels, commerciaux dans l’organisations professionnels, les entreprises internationales et domestiques et dans le développement des initiatives outre-mer » – cette phrase est particulièrement flou et ne renseigne en rien sur l’activité réelle de la structure. Ses liens avec les structures gouvernementale comme Internetnews via des gestionnaires comme Jodie Ginsberg ou comme Mark Stephens, l’accompagnateur d’Assange au « procès » de 2011 pose la question du financement éventuels du BIJ-CIJ par les gouvernements occidentaux, derrière le paravents de ces structures écrans.

Le rapport d’activité 2020 du Trust of Bureau of Investigative Journalims répète au mot près les mêmes informations qu’en 2019. Geoffrey Robertson est bien le chef, Jennifer K Robinson une gérante adjointe du directeur, les administrateurs sont les mêmes et le budget (185 000 livres) et les financeurs les mêmes. Le rapport ne dit rien de l’activité réelle de l’organisation ; sauf que le Trust aurait versé l’argent au « Bureau of Investigative Journalism » pour son travail de « bienfaisance ». Si le Trust sert à alimenter le BIJ pourquoi existe-t-il et l’argent n’est pas versé directement au BIJ ? Parce que Geoffrey Robertson, Jennifer Robinson, les « stars » du procès Assange ne doivent pas apparaitre comme gérants du BIJ-CIJ ?

En 2021 pas de changements non plus dans la structure, les gérants, les donateurs, la somme reçue et dépensée. Comme nouveau financeur apparait la fondation John Ellerman et dans les dépenses le Bureau of Investigative Journalism le récipiendaire des subventions. A quoi sert donc le Bureauf of Investigative Journalism ?

Quand au Bureau of Investigative Journalism, les documents de l’entreprise déposé au registre « Beta Companies » mentionnent son siège au 124 Finchley Road, un peu plus au nord de la Westminster Court, mais à cette adresse, dite Marion House, se trouve uniquement une maison de production de cinéma et une société de comptabilité de spectacles et la maison est bien trop petite et modeste pour abriter une aussi vaste entreprise que le CIJ-BIJ.[14]

Il s’avère donc que les entreprise que fondent Madame Elaine Potter, les « avocats » de Julian Assange et les financiers de la City, Sir David Bell et Clive Hollick, sont domiciliée dans des boîtes aux lettres soient sont, au sens juridique du terme, des fictions. Des faux. Des « Storytelling » précisément

D’ailleurs, Clive Richard Hollick, le magna des médias et de la bourse devient directement un directeur du BIJ en 2018[15]. Assange est décidément entouré de drôle de personnages. On voit bien que ceux-ci ne sont pas ses amis, mais plutôt ses geôliers.

Nous y retrouvons aussi Richard Sambrook, directeur pendant 30 ans à  la BBC par ailleurs fondateur et longtemps directeur du Frontline Club, fief des pseudo-soutiens de Julian Assange[16].

Un autre important dirigeant du BIJ et de son Trust, Sir David Bell, dirigeant du Financial Times, se mêle aussi de la politique étrangère via sa structure War and Peace Institute Reporting[17]. Bien sûr, la cible préféré de cette structure, Cuba et l’Ukraine, deux champs d’ingérence primordiaux de l’Occident…Naturellement, au sujet de la guerre en Ukraine, c’est le soutien total à la propagande de Kiev et des gouvernement occidentaux.

Examinons maintenant les documents du BIJ. La société au numéro 07084305 est en novembre 2009, au moment ou Julian Assange affronte les premiers mois de l’incroyable harcèlement juridique désormais attaché à son nom. Le premier rapport date de décembre 2010, nous y rencontrons les premiers directeurs Michael Hay et James Giles Lee.Nous apprenons que la première subvention est donné par le « Trust of BIJ » et c’est la somme conséquente de 800 000 livres… Dont nous ne savons pas la provenance, preuve s’il le faut que le montage de structures en poupée gigognes sert à opacifier l’origine des fonds. Le Bureau of Investigative journalism se définit comme une organisation « non profit », alors même qu’elle n’est pas déclarée au registre des « charities » (seul le « Trut » l’est) et qu’en tant qu’entreprise capitaliste elle est censée vivre de vente de biens et de services et pas de subventions…Ceci d’autant plus que l’activité de l’entreprise doit être de promouvoir « production de journalisme d’investigation de qualité pour la presse et les productions audiovisuelles dans le cadre de la défense de l’intérêt public »[18].

Le rapport 2011 n’est pas très bavard sur les activités de la structures. Les directeurs restent les mêmes, et nous apprenons par une petite phrase finale que « M. Lee en tant que directeur du Trust of BIJ a reçu 955 000 livres en 2010 comme financement de la part du Trust et que de cette somme 155 000 sont dédiés aux futures projets »[19]. La somme est énorme, sans commune mesure avec ce que peut obtenir une simple association – d’ailleurs le CIJ partenaire du BIJ affiche une pauvreté scrupuleuse… A quoi sert ce quasi million ?

La première ligne de la page 8 du rapport mentionne 605 000 livres de « grants », (subventions) reçues en 2011 par rapport à 800 000 en 2010…La structure des dépenses est illisible pour le citoyen, ce qui est un comble pour les comptes d’une association prétendant défendre le bien public.

Le rapport financier 2012 est si bref qu’on ne peut rien en déduire de l’activité de la structure. Il n’est question que de « pertes », de « coûts », et les sommes sont modestes (20 000 à 40 000 livres) sans commune mesure avec la taille des subventions. C’est pareil pour le rapport 2013[20], 2014[21], 2015[22]. En 2016 apparait une ligne « cash in Bank and in hand » avec la somme importante de 348 000 livres. On aimerait savoir ce que FAIT le BIJ avec cet argent mais les dirigeants n’ont pas l’honnêteté de le dire aux citoyens curieux de savoir comment est financée la « presse indépendante » !

Dans le rapport de 2016 nous apprenons que le nombre de salariés est de 10 personnes, 11 en 2015. C’est donc une organisation importante, plus grande que le CIJ. Et pourtant, aucun rapport d’activité ne décrit ce qu’elle fait de l’argent reçu ! C’est pour le moins malhonnête,  de la part de gens qui se targuent de lutter pour le bien commun et dont la profession est avocat défenseur de prisonnier politique ! (Geoffrey Robertson)[23]

Page 6 du rapport nous apprenons que le « cash in bank and in hand », le liquide disponible est de 311 000 livres, une somme énorme ! Point 10 page 7 une subvention de 250 000 de la fondation Elaine Potter est mentionnée. C’est toujours bien plus important que les sommes allouées au CIJ dont les rapports sont détaillés. Nous y apprenons aussi que le BIJ a reçu des prêts d’ une autre structure sous contrôle de Elaine Potter, « le BIJ Service Management limited ». Selon la bonne vieille méthode capitaliste, les structures s’emboitant les unes dans les autres servent à brouiller les pistes des circuits financiers opaques et des activités qu’on veut cacher[24].

En 2017 le nombre de salariés croit jusqu’à 13 et Elaine Potter verse encore 250 000 livres dans la structure. Le BIJ s’endette auprès de la structure « BIJ Management limited » de Potter mais on ne sait pas à quelle hauteur. Seul la somme due en 2017, 18 000 livres, est inscrite.

En 2018 la somme du liquide disponible atteint 1 million de livres ce qui montre que la structure, alors dirigé par les médiatiques financiers Clive Hollick et Richard Sambrook joue dans la cour des grands[25]. Mais on ne peut toujours pas savoir ce que cette entreprise produit ni ce qu’elle vend.

L’insolente prospérité se poursuit en 2019 (1, 2 million de livres de liquidités disponibles…), en 2020 (1,423 000 de livres) et en 2021[26]. Ce n’est pas mal pour une entreprise de production de « journalisme » dont les bureaux fantômes ne sont même pas mentionnés sur la façade de la modeste maisonnette du 124 Finchley Road, siège de la compagnie de spectacle et de comptabilité …

En 2021 la liste de tous les directeurs responsables est enfin publiée : il était temps, les revenus des subventions atteignent 2 millions de livres et les frais administratifs sont de l’ordre de cette somme, le chiffre des salariés étant de 33 !.[27] Ce qui en fait une grosse structure dans le secteur des associations. On ne peut toujours pas savoir ce que fait exactement le BIJ, mais nous avons au moins, à la dernière page, une liste des dépenses.[28]

On y a apprend que le poste le plus grand sont les salaires et les cotisations sociales, 1 700 000 livres, mais on ne sait pas à quoi travaillent les salariés ! Des « Freelance journalist » obtiennent 170 000 livres mais on ne sait pas sur quoi ils travaillent  non plus et à quoi correspondent ces dépenses. Les frais multimédias sont 51 000 livres, les loyers 63 000 et les avocats 55 000. Une PME de taille respectable dont l’activité reste pourtant opaque et les liens avec ses « partenaires » CU, Trust of BIJ et BIJ management Limited mystérieux.

J’aurais bien aimé savoir quels sont les liens exacts entre les avocats de Julian Assange patrons de la structure opaque du BIJ (Robertson et Robinson, Stephens) et les financiers de la City et des médias (Potter, Sambrook, Hollick, David Bell…). Il me semble que répondre à cette question serait une bonne fois pour toute faire la lumière sur le mystère de l’invisible otage Assange et son histoire médiatique.

Il existe même une autre structure opaque le « International Bureau of Investigative Journalism » crée en 2019 dont le siège est au 111 Buckingham Road, à une encablure de la cathédrale Westminster et du Parlement britannique. Une certaine Linda Jackson en était la secrétaire en compagnie de Matthew Smith un journaliste américain inconnu,  puis en 2021 la structure est dissoute. A quoi a -t -elle servi ?[29]

Quand des organismes manquent à ce point de transparence, nous ne pouvons les croire sur paroles qu’ils sont les défenseurs de la vérité et du bien commun.

Plus personne n’est dupe. Les peuples réclament la vérité et le respect. Ce bureau des légende grotesque doit cesser !


[1]

[2] James Giles LEE personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[3] Turi Munthe – Wikipedia

Demotix – Wikipedia

[4][4]

[5]

[6] https://en.wikipedia.org/wiki/David_Bell_(éditeur)

[7] https://internews.org/updates/jodie-ginsberg-appointed-new-internews-europe-chief-executive

https://internews.org/person/mark-stephens-cbe

[8] Our History – Information Saves Lives | Internews

[9]

[10] Audited-Financial-Report-2021.pdf (internews.org)

[11]

[12]

[13] Clive Hollick — Wikipédia (wikipedia.org)

[14] THE BUREAU OF INVESTIGATIVE JOURNALISM overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[15]

[16] Richard Sambrook | Frontline Club

Richard Sambrook – Wikipedia

[17][17] Sir David Bell | Institute for War and Peace Reporting (iwpr.net)

Governance | Institute for War and Peace Reporting (iwpr.net)

[18]

[19]

[20]

[21] application-pdf

[22]

[23]

[24]

[25]

[26]

[27]

[28]

[29] INTERNATIONAL BUREAU OF INVESTIGATIVE JOURNALISM LTD. overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Curieusement, lorsque j’ai voulu me rendre au domicile de la richissime Elaine Potter, au 8 Hamilton Terrace, je me suis retrouvée, à quelques rues au nord de la Westminster Court et à deux pas des anciens studio Abbey Road en face d’une petite maison déserte qui ressemblait plus à un Airbnb en attente de location qu’à une demeure patricienne ou même un immeuble de bureaux d’une fondation sérieuse. De plus, aussi bien le Bureau of Investigative Journalism que le Trust of Bureau of Investigative Journalism (avec leurs administrateurs avocats de Julian Assange) ont leur siège au 6 Hamilton Close (Le BIJ de 2012 à 2020), qui enquête faite, s’avère être une toute petite entrée dans une ruelle à l’arrière du 8 Hamilton Terrace, et l’immeuble qui y correspond ressemble à un entrepôt. [1] Actuellement les structures ont déménagé au 124 Finchley Road, un peu plus au nord de la Westminster Court, mais tout comme les autres adresses, mais à cette adresse, dite Marion House, se trouve uniquement une maison de production de cinéma et une entreprises de comptabilité de spectacles et la maison est bien trop petite et modeste pour abriter une telle vaste entreprise.[2] Il s’avère donc que les entreprise que fondent Madame Elaine Potter sont domiciliée dans des boîtes aux lettres soient sont, au sens juridique du terme, des fictions. Des faux. Des « Storytelling » précisément.


[1]

[2] THE BUREAU OF INVESTIGATIVE JOURNALISM overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Londres le 17-23 avril 2022, Julian Assange, le printemps de sa (et de notre) Libération?

Un regard qui en dit long sur son statut d’otage

Monika Karbowska

Un retard de plusieurs mois, mais il s’est passé tant d’événements et d’action… Concernant Londres et Julian Assange, rien n’a changé et mon expérience demeure d’actualité. Juste la guerre qui s’intensifie entre la caste au pouvoir sur nous en Occident avec dans ses mains les nazis bandéristes de Kiev  et une Russie déterminée à dénazifier une Ukraine dans les champs de sang… Mais les ordres sont en Occident, aussi j’analyse ici et je démontre les ressorts du pouvoir en Occident. Avant de reprendre l’action…

La gare Victoria décorée de drapeaux nationaux…

Le 18 avril, Lundi de Pâques au soir, j’avais repris le chemin de l’Angleterre en Flixbus. Pour la première fois depuis plus de 2 ans de dictature « covidienne », aucun obstacle n’était dressé sur la route des voyages transmanche : la Grande Bretagne a en effet aboli tout test PCR, passeport vaccinal, « passanger locator form » et toute forme de contrôle autre que le simple passeport ! (Alors que le régime de Macron exigeait encore et toujours de chaque Français qu’il prouve sa « pureté sanitaire » à l’entrée du pays avec un test covidien absurde….)

En montant à Bercy dans le bus, pour la première fois sans masque, je n’y croyais pas encore et je restais dans l’expectative de voir les menaces de contrôle arbitraires ressurgir, des menaces exécutées par les transporteurs, les chauffeurs de bus, les employés de bateaux ou de chemin de fer ou par des miliciens privés auxquels les curieux régimes covidiens instaurés dans nos pays européens ont fini par nous habituer.

Mais force fut de constater à ma grande surprise que tout cela avait disparu. Nous n’avons eu affaire qu’à la police aux frontières françaises dans son local habituel près de la gare Eurotunnel de Calais et ce fut presque un plaisir de voir (enfin !) le visage de nos flics et de pouvoir ne plus trembler devant eux en se présentant sans le bâillon de plastique imposés depuis voilà deux ans. Je me demandais si le Brexit a modifié quelque chose aux accords franco-britanniques sur le contrôle aux frontière, mais non : les garde-frontières du Royaume Unie sont toujours dans leur local, d’ailleurs élargi, sur notre territoire. Mais ce soir ils et elles ont été toujours aussi aimables, ne m’ont posé aucune question et après un bref coup d’œil sur mon passeport m’ont souhaité bon voyage.

Le Flixbus a enfin, pour la première fois depuis plus d’un an, pris le chemin du train et nous avons traversé la Manche sous terre, enfermé dans notre bus lui-même enchâssé dans la cabine à véhicules de l’Eurostar. Une demi-heure un peu claustrophobique, mais vite passée. Le matin s’est levée sur les falaises de Douvres et une Angleterre verte et ensoleillée.

Le deuxième hiver des luttes contre le régime de la dictature covidienne

Dès ce moment-là, à la vue des grands arbres, des fleurs, les forêts et les prairies resplandissantes, j’ai senti que la lourdeur et le deuil de ce dur deuxième hiver de dictature covidienne me quittaient doucement.

La dure lutte contre le pass sanitaire, la discrimination d’Etat, le viol de nos corps avec l’injection obligatoire… la dure lutte pour récupérer nos droits avec nos manifestations, nos actions juridiques et politiques, les Convois de la Liberté pour lesquels nous étions si reconnaissants à nos amis Canadiens… L’intense stress de nos luttes résistantes ne commença à me quitter qu’à ce moment de mon arrivée dans la verte campagne anglais et dans la banlieue des maisonnettes familières de Londres.

Mais aux côtés de ces violences, nous ne pouvons oublier nos morts sans soins dans les hôpitaux ni nos morts et blessés des injections ARN criminelles : la mort de mon compagnon Gilles en octobre dernier suite m’opprime toujours le cœur et la mort de mon amie Alicja Tysiac assassinée par l’hôpital mafieux Praski de Varsovie le 12 décembre dernier reste le fondement de ma colère contre l’innommable fascisme auquel nous avons été soumis et que je ne peux ni oublier ni pardonner.

Drugi list o lamaniu praw czlowieka w « kowidowym » szpitalu Praskim Andrzeja Golimonta – WordPress (wikijustice-contre-la-dictature-sanitaire.com)

List od stowarzyszenia Wikijustice do Andrzeja Golimonta, prezesa Spolki Z.o.o « Szpital Praski » w sprawie lamania praw czlowieka pani Alicji Tysiac w jego placowce – WordPress (wikijustice-contre-la-dictature-sanitaire.com)

En décembre 2021 je devais lutter contre l’assassinat programmée de personnes âgées dans l’hôpital de Szczytno en Pologne et contre le refus de soins et ainsi la condamnation à mort d’un homme de mon âge à Perpignan.

En février dernier je soutenais une amie dont le père avait été condamné à mort par le service gériatrie de l’hôpital de Dijon selon le désormais connu modus operandi : un malade arrive avec un problème cardiaque, l’hôpital effectue sur lui une série de test PCR covidiens et ne se préoccupe pas du tout de sa pathologie cardiaque. Les tests sont effectués sans le consentement du patient jusqu’à ce qu’un des test soit positif : le patient est alors séquestré dans un service covidien, les visites de la famille interdites. A Dijon ce furent non seulement les visites qui furent interdites, mais aussi les colis et les messages et, tout comme dans le cas d’Alicja Tysiac, les médecins hospitaliers refusent de recevoir la famille et refusent de lui transmettre les informations sur le malade et sur ce qu’ils font au malade.

Photo des temps heureux et de lutte: Alicja Tysiac le 19 février 2010 à Katowice entourée de mes amis militantes féministes européennes de Pologne, Allemagne, France, Grèce. avant l’audience du tribunal en appel contre Gosc Niedzielny, une victoire de la liberté d’expression

La suite est alors une organisation implacable de la mort programmée : le malade privé de soins dépérit, on lui diagnostic à la va vite le covid et on attend qu’il soit suffisamment mal en point pour le mettre en réanimation. On ne lui administre même plus ses médicaments habituels, on ne contacte pas son médecin traitant, Alicja et les malades de Szczytno furent même privés de nourriture, d’eau et d’hygiène… Si la famille ne proteste pas suffisamment fort en portant plainte pour séquestration et torture et en faisant le siège physique de l’hôpital, le malade est alors mis sous « respirator » et après quelques jours de ce traitement, évidemment, meurt pour enrichir les statistiques nationales du covid et justifier l’obligation vaccinale et le pass sanitaire.

Le même scénario fut donc répété en février 2022 au service gériatrique de l’hôpital de Dijon. Le terrible procédé criminel était bien engagé lorsque nous menaçâmes de poursuites judiciaires pour séquestration et tortures le service gériatrique de l’hôpital de Dijon. C’est alors qu’un médecin de ce service consenti recevoir mon amie pour lui annoncer l’imposition (sans son consentement) à son père d’un médicament « novateur » contre le « covid », le Paxlovid ! Heureusement que nous avions découvert que ce produit de Pfizer était en phase expérimentale et nous rajoutâmes à notre plainte les poursuites pour expérience médiale illégale sur personne vulnérable… L’hôpital de Dijon accepta finalement de relâcher son patient-prisonnier qui put donc regagner son domicile au bout d’un long mois de souffrance, sans avoir bénéficié du moindre soin pour la pathologie cardiaque pour laquelle il y était allé.

Tel était l’état des Droits de l’Homme en France, en Pologne et dans l’Union Européenne lorsque la Russie déclencha le 24 février 2022 la guerre pour la libération du Donbass, le châtiment des criminels du massacre d’Odessa du 2 mai 2014 et pour la dénazification pleine et entière de l’Ukraine. Les régimes oligarchiques de l’Occident ne nous libérèrent provisoirement du pass sanitaire et de la dictature covidienne uniquement parce qu’il leur est difficile de lutter en même temps contre l’armée russe et contre nous, les citoyens Résistants en insurrection. Le 13 février 2022 la police française milice macroniste avait lourdement militarisé les Champs Elysées et piétiné les drapeaux français des participants au Convoi de la Liberté de France vers Bruxelles. Depuis le 24 février tous les médias alternatifs furent supprimés ou censurés et nos comptes Facebook et twitter sont régulièrement bloqués sur deux sujets : la guerre en Ukraine et le Nouvel Ordre Mondial.

Le Massacre d’Odessa porte en lui les germes de la guerre en Ukraine – Du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (wordpress.com)

film réalisé par les journalistes d’Odessa en 2015 dénonçant le crime bandériste du 2 mai 2014. La video a été censurée sur FB et m’a valu 70 jours d’interdiction de publication!

Ces journées de Pâques du 16, 17 et 18 avril furent les premières Fêtes « normales » depuis bien longtemps en Europe occidentale, sans pass sanitaire, interdictions et restrictions, sans terreur propagandiste covidienne. Ce furent des journées pleine d’un soleil radieux et inattendues et mon voyage en Angleterre me fit l’effet d’une évasion d’un camp de prisonnier vers les vertes prairies de la liberté.

Statue de Foch près de la gare Victoria
le fameux Buckingham pas si loin de Victoria

Je ressens toujours cette liberté à mon arrivée à Victoria Station, alors que je traverse l’immense gare sous sa verrière ouvragée, je constate alors la disparition de tout signe covidien, masques, agent de sécurité, injonctions et je remarque par contre la présence d’un inhabituel affichage patriotique de drapeaux britanniques. Les rues sont encore vides et le beau soleil m’incite à monter à pied dans les quartiers nord de Paddington. Pour cela je longe les écuries royales « Royal Mews » vers le Buckingham Palace ou devant la stature dorée de de Victoria von Sachsen Coburg Altenburg je contemple les splendides massifs de fleurs, si bien entretenus et je traverse les pelouses impeccables du Green Park sous les grands platanes sillonnées de joggeurs matinaux. J’apprendrais plus tard que le « jubilée de la Reine » doit avoir lieu le samedi suivant et les Anglais prolongent ainsi par la fête civile leurs vacances de Pâques.

Quartier de May Fair
Quartier de May Fair
idem

Je traverse les petites rues des hôtels particuliers distingués et des boutiques de luxe de May Fair avant de rejoindre l’avenue Egdeware Road à Marble Arch qui fut mon quartier général en octobre dernier alors que le pass sanitaire et la violence covidienne sévissaient en France et que Julian Assange était présenté au Royal Courts of Justice. C’est le ramadan et les restaurants irakiens et égyptiens resteront fermés jusqu’au soir.

idem
Boutiques de luxe à May Fair

Je sais néanmoins que les hôtels sont pleins, il m’a été difficile de trouver une chambre à un prix mesuré.  Les touristes ont repris possession des nombreux hôtels de Paddington et en fait, Londres entière est remplie de touristes. Il y règne une belle ambiance d’allégresse joyeuse dans un splendide printemps de verdure et de fleurs. Alors que Paris se remet difficilement de la politique de pureté sanitaire, Londres affiche déjà une insouciante gaité : les restaurants sont tellement remplis que certains soirs je n’y trouve pas de table libre ! Cependant, bien des établissements n’ont pas survécu à la politique du covid et ont été repris par des grandes chaines comme McDo,  Starbucks ou Prêt à Manger.

Les lieux désormais familiers de Paddington
St Marys Hospital
FRontline Club
Southweak Mews ou se trouvait l’appartement de Vaughan Smith

Ma chambre est cosy et sa fenêtre donne sur les toits, l’hôtel est proche de Sussex Place et de Gloucester Square, presque en face du luxueux bâtiments devant lequel Assange fut photographié à la volée le 25 juillet 2010 et dont la photo montre un garçon au beau visage noble mais triste et préoccupé. Je suis toujours là pour lui et pour comprendre qui il est et trouver le moyen de le libérer, ces endroits déjà historiques comme le St Mary’s Hospital, le Frontline Club toujours en activité, le Panache Café, la Westminster Court et ses environs, me rappellent la vraie raison de mon séjour ici.

Vue de la fenêtre de mon hotel
Mon hôtel à Sussex place
Angle de Sussex Place et Gloucester Square ou Assange fut photographié le 25 juillet 2010
Luxueux immeuble en face
La fameuse photo trouvée sur Flickr

Lieux de pouvoir politiques à Londres

Après une courte sieste je décide de continuer mon exploration des lieux de pouvoir anciens et présents dans cette cité de la mondialisation historique. Je reviens ainsi vers la Westminster Court à Marylbone Road qui est déserte et parait fermée pour cause de vacances.

Construction d’un nouvel immeuble à l’angle de la Westminster Court et de Harcourt Street ou se trouve le foyer de réfugiés chinois « Mina Palace » à côté de l’église suédoise
Seymour place, l’arrière de la Westminster, entrée des voitures

Je descends la rue Seymour place pour rejoindre le Square Montagu connu pour avoir été le domicile des ou les Beatles au cœur du quartier Marylbone, alors un quartier encore populaire – le tribunal de police de Marylbone ancêtre de notre Westminster Court s’occupait alors du sous prolétariat londonien, enfants perdus, petits délinquants et prostitués[1].

Seymour place continue vers Montagu Square
Montagu Square
L’ambassade suédoise en face de Montagu Square à quelques centaines de mètres de la Westminster Court et du Frontline Club

A l’angle du joli Square Montagu se trouve le petit bâtiment moderne de l’ambassade de Suède, insolite dans ce quartier qui n’est pas celui des missions diplomatiques. La mission suédoise se trouve donc à à peine quelque centaines de mètres des lieux de séjour et des lieux de détention de Julian Assange (Frontline Club, Westminster Court depuis 10 ans …) ce qui m’a toujours intrigué.

Elle est aussi par excellence un lieu de pouvoir si on songe que la cabale des services spéciaux suédois a provoqué depuis 2010 à 2019, pendant 10 ans donc la mise en route de la machine infernale du Mandat d’Arrêt Européen contre Julian Assange et de la triste campagne mensongère le présentant comme un violeur en série patenté.

Pourquoi les services secrets suédois ont-ils autant d’influence sur la politique britannique ? Est-ce dû aux liens familiaux entre la royauté suédoise et les possesseurs du trône britannique ? La dernière étant Louise von Battenberg, sœur d’Alice von Battenberg (et grand-mère des deux jeunes hommes présentés comme héritiers actuels du trône britannique) par mariage avec le roi de Suède Gustave Adolf VI et fut donc reine de Suède de 1950 à 1965, (arrière-petite-fille de la reine Victoria par sa mère Victoria von Darmstadt Hesse et par Louis von Battenberg)[2]. Louis von Battenberg fut aussi le créateur des services secrets britanniques qui furent d’abord en 1901 ceux de la Navy[3]. Le roi actuel de Suède est le petit-fils d’une autre petite fille de Victoria, Marguerte, fille d’Arthur von Sachsen Coburg Gotha, troisième fils de Victoria et d’Albert von Sachsen Coburg Gotha[4].

Alice von Battenberg
Louise von Battenberg

A peine 300 mètres plus loin vers l’est commence le quartier historiques des services secrets sous la seconde guerre mondiale : je quitte l’ambassade de Suède par la Dorset Street pour rejoindre la Barker Street qui parcourt le quartier du Nord au Sud. Au Croisement des deux rues se trouve au 64 Baker Street l’immeuble commercial gris de 5 étages qui fut le siège du Special Operations Exécutive, le service secret de Churchill pendant la guerre.

64 Baker Street
Angle de Baker street et de Dorset Street
En face du SOE …. Baker street Nord

Cette institution dépendant du Ministère de la guerre, et non pas de l’Intelligence Service, a comme l’indique la modeste plaque verte sur la façade : « Ici se trouvait le quartier général du Special Operations Exécutive le service secret qui a soutenu la résistance dans tous les pays occupés 1940-1946 »[5].

Dorset Street direction Paddington Gardens, angle de Baker Street
Dorset Street vers Paddington avec vue de l’ambassade de Suède
Tesco en face du « SOE » Baker Street angle Dorset Street direction l’ambassade de Suède

La lecture des livres de l’historien spécialisé Michaël Foot ainsi que différents mémoires écrits par les protagonistes de l’aventure m’ont néanmoins appris que l’immeuble en briques rouges attenants ainsi que d’autres bâtiments autour du jardin Dorset proche abritaient les bureaux dont l’activité débordait et les appartements ou étaient logés les agents en mission et où se tenaient les réunions secrètes[6].

En ce temps post-covidien de 2022 le quartier est calme, les boutiques désertes et les bureaux commerciaux attendent des repreneurs. L’ambiance change cependant à peine quelques centaines de mètres plus bas : je tourne à gauche et je traverse le beau jardin et j’arrive sur la petite rue Duke Street qui relie le jardin à Wigmore street parallèle.

Le beau jardin c’est Manchester Gardens
La petite Duke Street
Duke Street
Maison de Simon Bolivar au 6 Duke Street

Ici commence, derrière le grand magasin Selfridge, le quartier de shopping Oxford Street. Une foule multicolore se presse, dans une ambiance d’allégresse, dans les nombreux magasins pour un shopping de folie.

Selfridge en face du 10 Duke Street

Les pancartes de soldes voisinent dans les vitrines avec des offres d’emplois… Pas de doute, les touristes sont bien revenus à Londres et le système économique anglais profite entièrement de l’annulation de la folie covidienne depuis 9 mois alors que Paris se relève difficilement de la mort sociale que représente le pass sanitaire, les interdictions de circuler, de vivre et de profiter de la vie. De nombreux Européens, Allemands, Néerlandais, Français, Espagnols, s’adonnent aux joies du shopping de vêtements, de cosmétiques et de toute sorte de choses inutiles. Pour moi, jamais l’inutile ne me parut aussi nécessaire, comme une célébration de la vie après une longue nuit mortifère.

Je respire avec joie la bonheur de mes semblables humains tout en continuant mon exploration historique et politique : derrière le Selfridge se trouve la rue Orchart Street qui relie le square Portman et la rue Wigmore aux magasins de Oxford Street. Dans différents témoignages, c’est dans un hôtel de cette rue que le chef de l’Intelligence Service, Sir Claude Dansey, aimait recevoir les agents français qui travaillaient pour lui, notamment ceux du réseau Alliance.[7]

Le fameux immeuble à Porman Square à l’angle de Wigmore Street
10 Duke Street angle de Wigmore Street
Wigmore Street en face du Selfridge
10 Duke Street aujourd’hui

Je suis surprise de constater que les bureaux du SIS se trouvait donc à une encablure de l’immeuble que le gouvernement de Churchill avait alloué au BCRA, les Services Secrets de la France Libre, dirigés par André Dewavrin, dit colonel Passy, au 10 Duke Street.

André Dewavrin chef des services secrets de la France Libre, 1940

Ayant lu avec profit les mémoires de cette personnalité intéressante que fut André Dewavrin[8], je m’imagine ce que devait être un « quartier des espions » ou tout le monde se retrouvait dans les même restaurants, magasins et peut être dans des appartements mitoyens

Eléments pour une biographie d’André Dewavrin, le « Colonel Passy », un Français Libre méconnu – Titre du site (wordpress.com)

La petite rue Duke Street est composée des habituelles petites maisonnettes en briques pleines d’un charme paisible. Sur l’une d’elle une plaque signale que Simon Bolivar, le libérateur de l’Amérique Latine y vécu en 1810. Il n’y a aucune trace du BCRA sur le 10 Duke Street qui est un immeuble neuf, datant certainement de moins de 10 ans. C’est dommage que ce pan important de l’histoire de franco-britannique ait été aussi vite effacé alors que le SOE a fini par signaler son histoire sur son immeuble de Baker Street. En bas de l’immeuble du 10 Duke Street se trouve un restaurant italien au curieux nom de « Zizzi ».

Déçue, je quitte le « quartier historique des espions » pour m’enfoncer dans la foule acheteuse d’Oxford Street, puis la Regents Street pour finir sur la place Picadilly Circus, toujours aussi densément envahie. Je me dirige vers le saint des saint de l’histoire gaulliste, le fameux Carlton Gardens, proche du Square Saint James.

Regens Street vers Picadilly Circus

Je suis encore plus déçue : certes, dans le square Saint James ainsi que le jardin du Carlton Gardens les lilas embaument déjà l’air et les grand arbres veillent sur d’élégants petits hôtels particuliers.

Le lieu historique du 4 Carlton Gardens se présente comme l’extrémité est d’un grand immeuble bourgeois victorien de 5 étages aux hautes fenêtres à l’extrémité d’une impasse. Au niveau du rez de chaussée sur le mur à droite de la porte d’entrée je trouve la petite plaque en faïence bleu mémoriel du « Greater London Council ». Elle porte l’inscription « General de Gaulle, president of the French National Commitee set up the Headquarters of the Free French Forces here in 1940 » («  Le général de Gaulle, président du Comité National Français a fondé le siège des Forces Françaises Libres ici en 1940 »). A côté une belle plaque de granit gris reproduit en lettre dorée l’Appel du 18 juin avec l’inscription « Ici le Général de Gaulle établit son quartier général. Les Français Libres, ses compagnons, refusant avec lui d’accepter la défaite y ont poursuivi la lutte jusqu’à la victoire ».

L’immeuble est sobre et élégant, bien rénové, mais il parait vide. Certaines sources parlent d’un jardin sur lequel aurait donné les bureaux du Général de Gaulle, mais je m’aperçois vite, perplexe, que le 4 Carlton Gardens fait l’angle de l’immense complexe appartenant en réalité au Royal Automobile Club et qu’il ne donne que sur une petite place arborée au fond de l’impasse qu’est le « Carltons Gardens ». Le bureau du Général ne pouvait pas nom plus donner sur le Mall et sur le parc car l’arrière du 4 est accolé à l’entrée du numéro 3 qui est un autre immeuble et qui lui possède des fenêtres donnant sur le parc. En outre, une autre petite pastille sur le mur m’apprend qu’ici se trouvait aussi la demeure de Lord Palmerston, célèbre premier ministre anglais du temps de Victoria Von Sachsen Coburg Gotha.

LE 4 et le 3 Carlton Gardens
La petite place au fond de l’impasse avec le manoir du 1 Carlton Gardens

J’essaye de me représenter la vie de ce lieu dont je viens de lire tant de témoignages, mais je n’y arrive pas. Incontestablement, l’âme de l’endroit s’est échappé et il n’y reste que la froide fonctionnalité de notre époque. La petite cour sur laquelle donne le 4 Carlton Gardens sert en effet aussi de parking et en face, devant la grille d’un autre jardin, les voitures cachent à moitié la statue d’un mélancolique Charles de Gaulle en bronze. Une petite plaque sur le socle du monument nous apprend qu’il a été inauguré par « Elisabeth Queen Mother » en 1993.

Justement, le bâtiment à droite de la statue au fond de l’impasse est un vaste manoir entouré d’un jardin et d’une grille au 1 Carlton Gardens. C’est le Institut for Governement derrière lequel se cache le discret mais important Secrétariat du Commonwealth. Entre le parking et le manoir on peut descendre sur le Mall, la route entoure le Hyde Park central par un escalier à double révolution. C’est sur cet escalier que se dresse un curieuse statue de style pompier d’Elisabeth Bowes Lyon, dite « Queen Mother » derrière son mari, le roi George VI.

La statue du Général est presque accolée à un immeuble assez hideux qui fait face au 4 Carlton Gardens. Au-dessus de la porte d’entrée typique de bureaux lambda de notre système capitaliste je lis « Stirling Square ». Aujourd’hui se sont selon Google, les bureaux de BAE System, la plus grande entreprise militaire aéronautique du Royaume Uni et pilier du système offensif de l’OTAN. Le genre d’entreprise puissante dont Julian Assange a dénoncé la malfaisance dans les documents de Wikileaks…


BAE Systems — Wikipédia (wikipedia.org)

Quant à l’Institut for Gouvernement, c’est un think thank d’intérêts privés dont l’objectif est de diriger le gouvernement… prétendument pour le rendre plus efficace[10] ! Il semble que cet endroit est un important lieu de pouvoir car ses financeurs, la Gatsby Charitable Foundation et le Sainsbury Family Charitable Trust sont très actifs dans le domaine des neurosciences, recherche sur le contrôle mental, la recherche sur le cerveau, l’intelligence artificielle et la fusion homme-machine via le Gatsby Computational Neuroscience Unit [11] et le Sainsbury Wellcome Center.

L’avenir de la « gouvernance gouvernementale» est donc bien dans le transhumanisme et ces institutions qui ont pignon sur rue ne se cachent même pas qu’elle ont l’intention de l’imposer au peuple[12]. Sainsbury’s est le deuxième plus grand holding de supermarchés britannique après TESCO qui s’est illustré par ses politiques rapaces de destruction du commerce de détail en Pologne et d’autres pays de l’Est. Nous voici donc au cœur de Londres au cœur des projets de contrôle total des populations et des transformations transhumanistes voulus par la classe capitaliste mondialiste.

Our Vision | Sainsbury Wellcome Centre

Derrière la grille du 1 Carlton Gardens, le Secrétariat du Commonwealth est un centre de pouvoir mondial tout aussi primordial : il coordonne les politiques de la caste mondialiste dans 15 pays dominions britanniques dont la famille Bowes Lyon est le chef[13] et dans 53 pays anciennes colonies britanniques. Ce pouvoir est justement celui que les puissants mouvements sociaux anti-dictature covid ont largement secoué cette année, en Australie, Nouvelle Zélande, jusqu’aux fameux Convois de la Liberté canadien et états-uniens… En intervenant en Ukraine la guerre a freiné la répression que la caste comptait abattre sur ces citoyens qui pour la première fois de leur histoire réclamait une Constitution (ce fut une des revendications les plus intéressantes du convoi de la Liberté des Canadiens…).

Le Canada tout entier s’est joint au convoi, sauf Trudeau ! (substack.com)

Freedom Convoy 2022 Sights and Sounds – YouTube

Je contemple statue de bronze d’Elizabeth Bowes Lyon qui parait régner sur le centre de Londres, tellement elle domine de sa hauteur et par son style imposant la rue et le parc en contrebas des escalier. Son mari Albert von Sachsen Coburg Gotha, alias le roi Goerges VI parait jouer un rôle secondaire car symboliquement sa statue est dissimulée par celle de sa femme. Quand on sait qu’elle n’était pas destinée à régner mais qu’elle vient au pouvoir que suite à l’éviction en 1936 de son beau-frère le roi Edouard VIII, trop marqué par ses sympathies pro allemandes et pro hitlériennes, c’est assez surprenant de la trouver au premier plan.

La politique d’apaisement hitlérien a continué cependant sous Elizabeth Bowes Lyon et son mari, qui cependant ont habilement su se créer une image de rois résistants lorsque Churchill vainquit les tendances collaborationniste de l’aristocratie britannique et s’appuya sur le peuple pour refuser la pactisation avec Hitler.

Je descends l’escalier monumental qui donne sur le Hyde Park après un dernier coup d’œil pour tenter de déchiffrer, en vain, ce que je représente le bas-relief de style pompier avec hommes, chiens et chevaux la gloire de la « mère » du clan Windsor.

Je renonce à comprendre ce lourd enchevêtrement d’hommes, de chiens et de chevaux, je descends vers le parc et je me trouve alors en face de lieux de pouvoir qui sont immédiatement indentifiables comme tels : l’imposante bâtisse qui borde une grande place de manège s’avère être l’Amirauté, le centre de la puissance navale historique de l’Empire britannique. Le deuxième bâtiment historique qui borde la place du manège, le « Horse Guard Parade » est justement la « garde à cheval » de la royauté.

Des gradins sont en train d’être installé sur le parterre de sable en prévision de la fameuse revue des gardes royaux pour « l’anniversaire » d’Elisabeth Bowes Lyon junior. En face de la place sous les grand arbres du parc se trouve un grand monument commémorant les soldats morts pendant la Première Guerre Mondiale. En général en Angleterre les monuments de la Première guerre sont plus nombreux et bien plus importants que ceux de la Seconde, ce qui m’étonne toujours en tant que Polonaise.

L’amirauté
Monument à la mémoire des soldats anglais tombés en France pendant la première guerre mondiale, en face de l’Amirauté

Mais le plus étonnant pour moi est que la place sablonneuse « Horse Guard Parade » est clôturée au sud par un petit square fermé au centre duquel se dresse la statue de … Louis Mountbatten ou Ludwig von Battenberg, le chef amiral de la flotte britannique, vice-roi des Indes et de Birmanie, oncle de Philipp von Battenberg, frère d’Alice von Battenberg, et grand-oncle de « Charles Windsor ». Un personnage central donc du pouvoir en Grande Bretagne, craint certainement mais guère aimé du peuple – accusé de pédocriminalité sur des enfants irlandais, il n’est pas exclus que l’attentat qui lui a coûté la vie a plutôt un lien avec les sombres dessous de ces accusations qu’avec la politique de l’IRA[14]

Je longe la pelouse sur laquelle est juché Mountbatten et je constate alors que l’immense bâtiment de style néo-byzantin est le célèbre Foreign Office, le temple de la diplomatie anglaise, sur lequel flotte, ultime sacrilège, le détestable drapeau ukrainien. La Grande Bretagne serait-elle sous la coupe des nazis bandéristes téléguidés par la secte atlantiste comme le sont déjà la France, l’Allemagne, la Pologne ?  Je suis chagrinée de voir que la souveraineté anglaise semble s’arrêter là ou commence le pouvoir cette secte internationale.

Foreign office avec drapeau bandériste
Parc en face de l’amirauté

C’est alors que je découvre une minuscule ruelle coincée entre le symbole Mountbatten, la « garde royale » et le Foreign Office. La ruelle est fermée par une grille et gardés par les commandos de l’unité spéciale de la Metropolitan Police, la même qui garde le palais de Kensignton. Je découvre stupéfaite que la ruelle est Downing Street et le modeste manoir en brique que la grille cerne est le 10 Downing Street, le bureau du premier ministre britannique. La grille fermé et gardée me fait le même effet que Kensington : on ne sait pas si les policiers protègent l’intérieur du manoir de l’extérieur ou s’ils sont là pour empêcher ceux qui sont à l’intérieur du manoir de sortir. Le premier ministre britannique Boris Johnson me fait alors l’effet d’un otage.

10 Downing Street derrière Lord Mountbatten

L’imposante bâtisse du célèbre Foreign Office est séparé par un escalier et un passage piéton d’un autre bâtiment tout aussi démesuré : en montant l’escalier je remarque à droite l’entrée du « war room » de Churchill qu’on visite ici. Churchill n’a donc pas dirigé le pays pendant la guerre contre le nazisme du 10 Downing Street, mais d’ici (en plus du fameux bureau sous-terrain de la station de métro..), du « Treasury »[15], le Trésor. Il est logique que Churchill ait adossée son outil de guerre, le SOE à son tentaculaire ministère de « l’économie de guerre » (Warfare economy ministry) qui dépendait de lui directement car l’économie de guerre était une économie dirigée. Coté parc le « Trésor » (ou département de l’économie et des finances actuel) est toujours à la même place, côté rue Parliament Street, ce sont les Douanes, autre institution crucial dans une thalassocratie.

Foreign Office et Les Douanes (HM Custom)

Alors que des salariés sortent des bureaux ministériels et que les touristes déambulent, je traverse le passage et je débouche en face du célèbre Big Ben et du plus célèbre Parlement du monde. Il est entièrement barricadé par de hautes grilles et encadré d’un gros cordon de policiers. On ne sait pas trop si c’est pour le protéger d’éventuels terroristes ou de manifestants, Londres a été le théâtre d’intenses protestations contre la politique covidienne.

Les douanes en face de Big Ben

Je contemple la foule de touristes avides de photos, je traverse la place entre le Parlement et l’Abbaye de Westminster, cœur de la cité, pourvue de plusieurs statues toujours de ce style pompier, dont un grand Churchill voisinant avec Anthony Eden, pour l’équilibre politique, et un Nelson Mandela, plus incongru, à l’autre extrémité de la place. Il y a aussi une femme, Milicent Fawcett, une cheffe suffragiste que je ne connaissais pas. L’impression d’ensemble est plutôt une sorte de culture éclectique ou tout se vaut et les époques se côtoient sans aucune explication. Un vrai symbole de notre époque « woke », faible et inculte, ignorante de l’Histoire.

Churchill et les autres personnalités honorées en face du Parlement
Abbaye de Westminster

Cependant, en m’avançant vers l’élégante abbaye de Westminster, je remarque un beau bâtiment néogothique tout blanc joliment rénové, au fond de la place du Parlement : c’est la Cour Suprême. C’est ici que la secte qui détient Assange voudrait continuer son storytelling, mais jusqu’à présent ils n’ont pas réussi à y prendre place.

Décorations de la Supreme Court en face du Parlement et à côté de l’Abbaye de Westminster

Je reviens vers le Palace of Westminster pour rejoindre la Tamise. A l’angle du pont Westminster en face du Big Ben se trouve un bâtiment en béton des années 60 d’où émerge la station de métro et ou les visiteurs du Parlement peuvent s’inscrire.

Je déambule avec la foule et je me retrouve sur les quais de la Tamise. Juste derrière le Parlement, un grand immeuble de bureaux de style années 20 : c’est le célèbre Scotland Yard, la police judiciaire de Londres, Metropolitan Police Service me rappelle encore et toujours que contrairement à la France, l’Angleterre ne possède pas de police nationale mais des forces locales, ce qui ne permet pas une répression aveugle et massive contre les citoyens comme celle qui est de tradition française depuis le fascisme vichyste.

Scotland Yard

En face de Scotland Yard je découvre le monument d’hommage à la RAF « Bataille d’Angleterre », une intéressante sculpture de bronze et béton sur le bord de la Tamise. Le style est dynamique et l’émotion est bien rendue, loin du style lourdaud du monument d’Elizabeth Bowes Lyon. Il me rappelle la Croix rendant hommage aux aviateurs qui ont sauvé l’Angleterre et qui ont été de toutes les nationalités, affichée sur l’église de leur saint patron, Saint Clément le Danois en face des Royal Courts of Justice. Les écussons des escadrilles, « squadron » sont reproduite dans le bronze sur le côté de la sculpture. Des couronnes de fleurs artificielles et des fanions sont déposées au pied du monument. Je suis assez touchée par ce mémorial, après tout ce que j’ai lu et je lis sur la guerre contre le nazisme.

Bel hommage aux aviateurs de la RAF

Mais je remarque aussi que ce monument est bien plus modeste que l’immense aigle qui s’élance sur son piédestal de 10 mètres au-dessus de la Tamise, à peine quelques mètres plus loin : c’est aussi un monument à la gloire des aviateurs anglais, sauf qu’il s’agit de commémorer la première et non la seconde guerre mondiale… Dans la topographie de Londres les tranchées de 14-18 prennent une place bien plus grande que la Victoire sur le nazisme, alors qu’un siècle après on peine à comprendre les véritables raisons de cette absurde boucherie, si ce n’est l’intérêt du capitalisme de se débarrasser d’une classe ouvrière européenne organisée et combative. Aujourd’hui il me semble évident qu’il fallait à tout prix empêcher la première pour que la seconde ne soit pas, hélas, inévitable. Quant à la troisième, elle est désormais en suspens…

monument aux aviateurs de la Première Guerre Mondiale

C’est alors que je vois sur le terre-plein, entre la piste cyclable et la chaussée, un campement insolite fait de tables et de chaises, de tentes, de palettes, de pots de fleurs, d’affiches, le tout surmonté d’un petit drapeau britannique.

Contre la dictature pseudo sanitaire

Avec émotion, m’approchant des pancartes et affiches, je comprends qu’il s’agit de ce qui reste des manifestations et convois de la Liberté contre la dictature sanitaire qui ont secoué notre Occident pendant tout le dur hiver. Un long texte écrit à la main sur une affiche explique le mensonge de la « pandémie » prétexte à la destruction de nos droits fondamentaux et la mise en place d’une dictature mondiale de contrôle des corps et des esprits. Le texte finit par une invocation de Jesus Christ, comme il est fréquent dans les cercles les plus actifs de notre Résistance. Je ne m’en formalise guère, qui n’a pas fait appel à Dieu pour tenir les noirs mois du Dark Winter de 2020/2021 ?

Une autre affiche faite à la main explique que le « Changement climatique » est une manipulation artificielle de la météo, une autre, très grande, proclame « Freedom Love and Unity » (Liberté, Amour et Unité) « No vaccine mandate » « non aux vaccinations obligatoires ». Une petite feuille épinglée sur une tente rappelle la persécution du « dissident » Julian Assange et conclut « we are the last free people » (Nous sommes les derniers humains libres).

Un homme sort d’une tente, je me présente en lui demandant si je peux photographier. Nous engageons une conversation émue. Je lui parle des immenses luttes en France contre le pass sanitaire, discrimination inique n’ayant comme équivalent que le système de pureté raciale (et sanitaire) fasciste. L’Homme est d’origine iranienne, les droits de l’Homme lui tiennent donc à cœur de par son histoire. Il connait nos luttes françaises, et comme beaucoup, m’émeut pas son absolu respect pour les Gilets Jaunes, vus comme les leader historiques d’une nouvelle Révolution en Occident. Nous échangeons sur la situation actuelle, simple veillée d’armes avant la reprise des hostilités par le régime contre les peuples. Il est d’accord avec moi que le Convoi du peuple canadien en février joint à l’offensive russe contre le nazisme ukrainien nous ont provisoirement sauvé du pire – l’injection du poison ARN de force aux enfants et la mise en otage des travailleurs, ce qui avait déjà été mise en place par les fascistes italiens avec le pass sanitaire en entreprise et nous pendait au nez en France.

Nous avons juste devant nous quelques mois pour reprendre nos forces et structurer la Résistance. Le militant anglais confirme que malgré les caricatures dont Boris Johnson est victime, il ne fut pas le pire des politiques covidiens. Bien pire furent les corrompus du parti travailliste tous anti Brexit d’ailleurs et du National Health Administration, les médecins et directeurs des hôpitaux. Les tueries de vieux dans les maisons de retraites et dans les hôpitaux ont eu lieu autant en Angleterre qu’en France. Mais le gouvernement de la Grande Bretagne a davantage les mains libres que la France depuis le Brexit, puisqu’aucune bureaucratie mondialiste de l’UE ne peut lui imposer sa politique. La soumission de certains hauts fonctionnaires et politiques anglais à l’agenda de la dictature de la secte mondialiste n’en est que plus éclatante et plus intolérable.

Je prends congé de mon sympathique ami non sans l’avoir remercié d’avoir rappelé sur la pancarte le RDV de demain pour la libération de Julian Assange : libérer Julian Assange est toujours la première raison de ma présence ici.

Maréchal Alan Brooke

Je continue mon exploration en longeant le lugubre bâtiment du Ministère de la Défense, bunker en pierre des années 30 et je reviens vers le vieux siège de la Horse Guard du 18 siècle sur l’artère du Parlement. Sur le trottoir en face du ministère de la Défense se trouvent des statues du Maréchal Montgomery et du Maréchal Alan Brooke, chef d’Etat major des armées britanniques et ami de Churchill[16]. Malgré la grande inscription « Master of Strategy » sur le socle de Alan Brook, le style des monuments est assez quelconque et je déplore que la saga des deux héros de la lutte contre le nazisme mériteraient plus de soin dans la présentation – en particulier le monument consacré au pourtant célèbre et génial Montgomery est bien trop modeste.

Montgomery, le vainqueur de Rommel

Au centre de l’avenue entre le Whitehall (en réalité le siège de l’Amirauté, toujours ce lieu de pouvoir principal d’une thalassocratie) et le ministère de la Défense trône encore une curieuse statue : un cube en pierre noire sur lequel sont comme suspendus des manteaux, tailleurs et chapeaux féminins. Il porte l’inscription « The women of Word War II ». Curieux mémorial qui se veut féministe, mais sur lequel ne figure aucune femme réelle, mais des vêtements « vides » ! Pourtant le rôle des femmes dans l’armée britannique ne fut égalé que par les femmes soviétiques dans l’armée Rouge… mais il n’y a aucune indication rationnelle, rien qui explicite ce monument qui reste dès lors incompréhensible au visiteur. Opération de vide médiatique typique de notre culture qui croit rendre honorer, alors que ce n’est qu’un hommage à son propre vide.

Monument aux femmes dans la guerre… sans les femmes
10 Downing Street coincé entre Foreign Office et Whitehall – Horse Guard et Amirauté

En face des femmes de la guerre absentes, je retrouve la grille ceinturant la ruelle ou vit en théorie Boris Johnson. Une manifestation a justement lieu devant la grille sous d’œil d’un petit cordon de policier en gilet jaune. Les manifestants sont une centaines, au slogan je comprends « Freedom of Speech under attack » (la liberté d’expression attaquée) que c’est la suite de nos protestations contre les obligations de vaccinage ARN. Apparemment il s’agit ici de soutenir une femme qui a été limogée de son poste pour avoir critiqué les produits dangereux et les profits de Pfizer. La lutte continue et je s’en sais gré aux Anglais de ne jamais lâcher sur la liberté de parler et le droit à l’intégrité physique. Leur constance et leur opiniâtreté nous protègent aussi car la lutte est mondiale.

Pensive, je reprends le métro Westminster pour revenir dans mon quartier de Marylebone et Paddington. Je retourne au Baker Street pour tenter de mieux comprendre l’ancien « quartier des espions ». Je retrouve la rue Orchard Street qui prolonge Baker Street derrière le grand magasin Selfridge que je vient de découvrir deux heures auparavant en me promenant devant les anciens locaux du BCRA 10 Duke Street.

Duke Street aujourd’hui
Probablement le fameux immeuble des espions à Orchart Court

L’historien et ancien du SOE Michaël Foot écrit dans son histoire du SOE «  Des Anglais dans la Résistance française » : « Un détail peu connu de la géographie politique londonienne de ce temps a sa place ici. Buckmaster (le chef de la section F « French » du SOE), rencontrait souvent ses agents dans un appartement secret situé à Orchard Court, Portman square, derrière les grands magasins Selfridge’s. De ce bloc d’appartement partait dans direction de l’Est une allée d’ancienne écuries se terminant en impasse, mais avec une porte : c’était l’entrée de derrière du 10 Duke Street. Buckmaster et Dewavrin prirent l’habitude de régler tous les désaccord qui surgissaient entre leur équipes respectives en faisant les cent pas dans cette allée »[17].

Impasse Seymour Mews derrière Orchart Court
Seymour Mews derrière le fameux immeubles privé de Orchart Court
Impasse Seymour Mews
Impasse Seymour Mews

L’appartement en question est présenté comme un hôtel ou Sir Claude Dansey, le fameux et mystérieux « colonel Z », chef réel du MI6  les services secrets extérieurs britanniques rattachées à la royauté, reçoit la chef du réseau Alliance Marie Madeleine Fourcade dans le livre « L’arche de Noé » de 1968 (quoiqu’une lecture attentive à mon œil féministe exercé it révélée que l’auteur du récit ne peut être qu’un homme…)[18]. L’historien Thomas Rabino explique dans son histoire du réseau « Carte » , le plus grand bluff ou provocation de services secrets de l’histoire de la Résistance française, qu’André Girard, « Carte » fut reçu « dans les bureaux du SOE à Orchard Court », par Maurice Buckmaster, mais plutôt dans l’hôtel Grosvenor House, également dans le quartier par le major Nicholas Bodington[19].

Une des rares photos de Bodington

Bodington est en théorie adjoint de Buckmaster, mais en lien avec des services de Dansey son pouvoir réel dépasse sa fonction et son rôle dans les manipulations autour de la Résistance française est critiqué[20]. Il est accusé notamment par l’ancien agent du SOE Robert Maloubier et par le résistant et agent du SIS et du SOE Jacques Bureau d’avoir mené à la perte le réseau de Francis Suttil, Prosper[21].

Francis Suttil
Bob Maloubier en uniforme anglais

Plusieurs témoignages accréditent l’idée que Bodington et Dansey entretiennent des réseaux d’espionnage et d’action parallèles au SOE et indépendants de la volonté politique de Churchill, les réseaux de « Z ». Il est probable que l’existence de ces réseaux ne prend pas fin avec la fin de la Seconde Guerre Mondiale, alors que Churchill est sommé de dissoudre son fidèle SOE dès 1946. L’étape suivante de leur action serait l’exfiltration de nazis allemands utiles à la fondation du pouvoir des services secrets américains en Europe et la création des agents « stay behind » ayant pour objectif d’empêcher l’arrivée au pouvoir de partis communistes, notamment en Italie et en France.

Colonel Z : The Life and Times of a Master of Spies par READ A & FISHER D: Good Hardcover (1984) 1st Edition, Signed by Author(s) | Anitabooks (abebooks.fr)

Le commandant Sir Francis Brooks Richards, chef de la secteur maritime du SOE en 1943 et de la section française F à Alger, cite par contre un appartement discret à l’étage d’une maison au-dessus d’anciennes écuries, situé dans une impasse dans lequel en mars 1942 le colonel Rémy, agent du BCRA et créateur du réseau de renseignement« la Confrérie Notre Dame » fut reçu par les hommes du commandant Slocum, responsable au Secret Intelligence Service (et non au SOE) des liaisons secrètes maritimes entre la France occupée et la Grande Bretagne[22].

Je rentre dans l’impasse Seymour Mews et je me retrouve derrière les grands immeubles en briques de Orchard Street, mais effectivement devant de typiques petites maisons blanches et rouges alignées dans la ruelle. Les rez-de-chaussées aux grandes portes en bois évoquent les entrées d’anciennes écuries et les étages comportent des appartements bien rénovés. Au fond de l’impasse se trouve une petite maisonnette blanche à un étage et une porte qui donne sur l’arrière de l’immeuble du 10 Duke Street. Les lieux où se joue l’Histoire, et où s’est jouée l’Histoire de France, ont parfois l’air de rien.

Je rentre dans mon hôtel pour me préparer à la lutte du lendemain.

Le fond de l’impasse Seymour Mews donne sur les numéro 6-8 et 10 de Duke Street
Fond de l’impasse Seymour Mews derrière le 10 Duke Street

[1] From the archive, 29 November 1968: John Lennon « entitled to compassion » | John Lennon | The Guardian

Leaving Marylebone Magistrates’ Court . 1968. : beatles (reddit.com)

[2] Louis de Battenberg — Wikipédia (wikipedia.org)

Victoria de Hesse-Darmstadt — Wikipédia (wikipedia.org)

Louise Mountbatten — Wikipédia (wikipedia.org)

[3]

Louis Alexander Mountbatten, First Marquess of Milford Haven – The Dreadnought Project

[4] Arthur de Connaught et Strathearn — Wikipédia (wikipedia.org)

Margaret de Connaught — Wikipédia (wikipedia.org)

[5] SOE Baker Street – KilRoyTrip

[6] Michael Foot, Jean Louis Crémieux Brilhac « Des Anglais dans la Résistance, le SOE en France 1940-1944 », première édition en français 2008, première édition anglaise en 1966.

[7] Marie Madeleine Fourcade, « L’arche de Noé »

Le réseau Alliance fut un des plus vastes et des plus efficaces réseau de renseignements militaires français transmettant des informations militaires essentielles directement aux services anglais, sans coopération avec la France Libre. Crée par un Loustaunau-Lacau, officier membre de l’organisation d’extrême droite la Cagoule, il était bien implanté dans les milieux militaires, au sein desquels Loustaunau Lacau avait implantés les réseaux anti-républicains Corvignolles. Après l’arrestation de Loustaunau Lacau il fut dirigé par la journaliste Marie Madeleine Fourcade et l’aviateur Léon Faye jusqu’à sa destruction par la Gestapo courant de l’année 1943. Le réseau s’était élargit à des cercles sociaux plus vastes, techniciens, ingénieurs, professions libérales. Plus de 450 personnes membres du réseaux, dont des nombreuses femmes ont été assassinés dans les prisons allemandes et dans les camps de concentrations nazis. Léon Faye fut assassiné par les SS dans la forteresse près de Szczecin en avril 1945.

Marie-Madeleine Méric (Fourcade) (reseaualliance.org)

[8]

Eléments pour une biographie d’André Dewavrin, le « Colonel Passy », un Français Libre méconnu – Titre du site (wordpress.com)

[9] BAE Systems — Wikipédia (wikipedia.org)

[10] The Institute for Government |

[11] Gatsby Charitable Foundation – Wikipedia

Gatsby Computational Neuroscience Unit – UCL – University College London

[12] Gatsby Computational Neuroscience Unit – UCL – University College London

About (sfct.org.uk)

Our Vision | Sainsbury Wellcome Centre

[13] About us | Commonwealth (thecommonwealth.org)

[14] Tarnished royal: the story of Lord Mountbatten, the Irish connection and allegations of abuse – Independent.ie

Mountbatten child abuse allegation to be heard in Belfast court on Tuesday (irishexaminer.com)

SECOND UPDATE: Kincora boy abused by Mountbatten committed suicide months later. By David Burke. – Village Magazine

‘Lord Mountbatten was a paedophile, he raped me at Kincora’: First accusations made against murdered royal – BelfastTelegraph.co.uk

Explainer: What happened in the Kincora Boys’ Home abuse scandal? – Source (sourcenews.scot)

I was abused by Lord Mountbatten, claims former boys’ home resident | Borehamwood Times

[15] About us – HM Treasury – GOV.UK (www.gov.uk)

Ministry of Economic Warfare, Special Operations Executive and successors: Headquarters: Records | The National Archives

[16] Alan Brooke — Wikipédia (wikipedia.org)

Bernard Montgomery — Wikipédia (wikipedia.org)

[17] Michaël Foot et Jean Louis Crémieux Brilhac « Des Anglais dans la Résistance, le SOE en France 1940-1944 », Editions Taillandier 2008, page 81, source entretien de l’auteur avec André Dewavrin en 1969 et avec Maurice Buckmaster en 1984.

Maurice Buckmaster – Wikipedia

[18] Marie Madeleine Fourcade, « L’Arche de Noe », tome 2, Paris, Fayard, page 141-167, chapitre « Sir Claude ».

Claude Dansey — Wikipédia (wikipedia.org)

Claude Dansey – Wikipedia

Colonel Z : The Life and Times of a Master of Spies par READ A & FISHER D: Good Hardcover (1984) 1st Edition, Signed by Author(s) | Anitabooks (abebooks.fr)

[19] Page 289 et page 300, Thomas Rabino, « Le Réseau Carte, histoire d’un réseau de la Résistance anti allemand, antigaulliste, anti communiste et anti collaborationniste », Perrin, 2008

[20] Enseigner la mémoire ? – Histoire et mémoire des réseaux – Le réseau SOE Physician-Prosper par Jean-Pierre Husson (ac-reims.fr)

[21] Nicolas Bodington – Wikipedia

Bob Maloubier — Wikipédia (wikipedia.org)

Jacques Bureau, « Un soldat menteur », Robert Laffont, 1992

[22] Sir Brooks Richards, « Flotilles Secrètes », edition Marcel Didier Vrac, 2001, page 198, « Machenzie (officier de Slocum) fit le récit de cette première rencontre : « La première fois nous nous vîmes dans un appartement assez chic dans une ancienne écurie, l’un de ces appartements qui se cachaient avec tant de discrétion à travers tout Londres, à coté des squares élégants et au bout d’allées surprenantes. Vous ouvrez la porte et découvrez un escalier étroit devant vous, le tapis impeccable et les murs badigeonnés de couleur pâle contrastant curieusement avec les pavés sur lesquels vous vous tenez. Mais au-dessus des écuries, maintenant utilisés comme garages et remises, vous pouvez trouver des pièces plus spacieuses que vous vous attendiez avec beaucoup plus de caractères et de sens artistique dans la décoration que dans n’importe quel appartement de luxe. C’est dans une telle pièce que nous fîmes connaissance ».

Sir Francis Brooks Richards

Les clochards de la Westminster Court

Julian Assange mis en scène en 2012 (aucune nouvelle photo de lui n’a été publiée depuis que nous l’avons vu le 13 janvier 2020 à la Westminster…)

Rodée depuis 2 ans à la stratégie de lutte, je me présente à 5 heures du matin devant la Porte de la Westminster Court. Le jour se lève doucement sur le trafic londonien, la journée printanière sera belle et ensoleillée. En attendant il fait encore frais et j’arbore un foulard sous mon chapeau et ma veste en cuir pour patienter dehors pendant des heures. Il n’y a personne, je suis soulagée et je m’installe pour l’attente. J’observe le jour se lever, les Londoniens s’affairer pour aller au travail, je lis mes livres sur la Résistance et je rêve. J’évite de consulter mon téléphone pour ne pas épuiser la batterie.

A 6h30 il n’y a encore personne et je me demande si quelque chose aura lieu aujourd’hui. D’habitude, lorsque le scénario ne prévoit pas la présentation de Julian Assange, les responsables du storytelling Assange ne se déplacent plus et envoient des seconds couteaux vers une heure tardive. Mais là il fait tellement tard que je me demande si tout n’a pas été annulé à la dernière minute.

Journaliste hollandaise

Vers 7 heures une femme d’une soixantaine d’années vêtue d’un anorak bleu marine sur des leggins noirs usés et tenant un parapluie jaune avec la mention « Free Julian Assange» s’approche de moi et me salue. Elle se dit être une journaliste hollandaise venue exprès pour l’audience. Je me présente aussi et à son air obligeant je comprends qu’elle n’a pas encore compris qui je suis. Elle pense que je fais partie du scénario, me questionne sur moi et me prends en photo, photo qu’elle envoie immédiatement à ses mystérieux commanditaires aux Pays Bas. Je discute gentiment avec elle et nous échangeons sur la dernière apparition de Julian Assange.

Nous sommes deux, je garde son parapluie jaune

C’est assez amusant car elle me raconte avec force détails comment elle a été émue de voir Julian Assange au procès d’octobre, comment son apparition était tragique avec son visage terrible ravagé par son ACV. Pendant de longues minute la Hollandaise fertile en imagination me dépeint un Assange ayant du mal à rester debout pendant les deux jours du procès et son émotion face à lui. Je l’écoute attentivement, puis j’objecte doucement « J’étais là au Royal Courts of Justice. J’ai fait la queue de 5 heures du matin jusqu’à 10 heures, même avant, de 4 heures 30. J’étais la première arrivée avec le vieux Suisse Eric. Et je ne vous ai pas vue. Ni devant le tribunal, ni dans la queue vers la salle 4 ni dans la galerie du public ».

Sans se démonter la femme m’assure qu’elle était présente dans la salle ou était retransmise la vidéo avec Asssange à l’écran. Naturellement, j’y étais allée aussi, dans cette salle 1 et elle n’y était pas, seuls quelques jeunes s’y trouvaient, je m’en rappelle très bien d’autant plus que mon article est encore frais dans ma mémoire. Mais je préfère la coincer autrement « D’accord, puisque vous étiez là vous avez donc pu voir que l’homme qui était à l’écran portait un énorme masque noir qui dissimulait presque entièrement son visage ? Comment avez-vous pu reconnaitre Julian Assange, être sûre que c’est bien lui et surtout reconnaitre les traces d’un AVC ? ». La pauvre femme reste interdite une bonne minute ! Elle ne sait pas quoi répondre, on n’a pas dû l’avertir que je ne fais pas partie du scénario et que j’ai été la seule « indépendante » à avoir réellement pu entrer dans le bâtiment du Musée de la Justice !

Elle finit par bafouiller « Mais si, malgré le masque on voyait bien son AVC »… Je réponds férocement : « Certes, mais avez-vous remarqué qu’il n’est resté qu’une heure à l’écran ? De 11h30 à 12h20 exactement. Immobile devant une table, parfois passant sa main sur sa joue. Et puis il s’est levé sans aucune difficulté et a disparu dans une porte qu’on ne voyait pas. Voilà ce qui s’est réellement passé et que j’ai vu de mes yeux ».

Joseph
Joseph, le couple et les pancartes

Mon interlocutrice ne sut comment défendre son mensonge, elle perdit un peu de sa superbe et changea de sujet. D’ailleurs, quelques troisième couteaux du système Greekemmy arrivèrent alors : une femme au cheveux gris qui dit venir de Bristol pour « soutenir Assange », un homme de type latino-américain en anorak noir, chapeau et cravate rouge. Puis Joseph le trockiste apporte le matériel, les pancartes, les panneaux et banderoles. Nous sommes donc 4 à attendre alors qu’il fait déjà tard, 7h45. A 8 heures arrivent un couple, la femme latino et un jeune homme blonds. Je les ai tous déjà vu, mais en troisième ou quatrième cercle, jamais en premier. Ils n’ont jamais eu le privilège d’entrer dans la « cour » et de voir « Assnage ». On dirait que l’importance de l’événement d’aujourd’hui est moindre puisque Greekemmy ne se déplace pas ni ses plus proches collaborateurs.

Le technicien et le matériel pour le spectacle

A 8 heures deux hommes habillés en techniciens arrivent avec deux grandes caisse de matériel sur roues, comme pour un film ou une représentation théâtrale. Je discute avec eux. Est-ce que ce matériel va servir à une représentation dans la cour ? Celle de Julian Assange ? Oui, et ils cherchent l’entrée et sont inquiets car le hall est vide de tout agent de sécurité. Bizarre effectivement d’habitude les ADS sont déjà en poste à 8 heures et on les voit à travers la porte vitrée. J’indique aux techniciens la véritable entrée, celle des coulisses, pas de la scène, juste à gauche. Ils vont se faire ouvrir cette porte et me remercie. Je connais bien les lieux et j’ai bien compris les principes maintenant.

Le garçon de Ruptly

Peu après arrive le garçon habituel de l’agence Ruptly et se plante devant moi avec son matériel caméra et trépied. C’est toujours le même grand jeune homme blond roux. Il se tient debout devant moi, boit son café et se prend en photo avec son téléphone pour bien montrer à ses supérieurs qu’il est là. On dirait qu’il revient d’un pays chaud car il porte des lunettes de soleil, un short clair, de toutes petites socquettes blanches sur des chaussures de tennis claires avec une veste claire, alors qu’ il ne fait pas encore si chaud, nous sommes en avril. Je remarque surtout que ses jambes très maigres, cuisses comprises, lui donnent un aspect vulnérable, pas du tout aussi fringuant. Le jeune homme est très, trop maigre, et je m’interroge s’il consomme des drogues ou s’il n’est pas bien nourri…Il ne fait pas plus attention à moi que si j’étais un meuble, déballe son matos avec deux acolytes arrivés peu après, puis se met sur la tête une chapka à la russe. L’ensemble, chapka -short d’été lui donne naturellement un air bien ridicule. Pour marquer qu’il travaille pour une agence russe ?

Des sacs de courses pleins de matériels divers s’entassent à ma droite sous le mur de la Westminster alors que je supporte vaillamment la fatigue depuis plus de 2 heures. Les participants qui se rassemblent à ma droite à côté des sacs hétéroclites ont l’air de plus en plus paumés et clochards, ce qui n’est pas sans me rappeler les SDF qui servaient de claque payée devant les Royal Courts en octobre dernier.

Plusieurs hommes sont hirsutes, barbes grises, longues et broussailleuses, cheveux ni coupés ni coiffés. L’un porte un sweat-shirt à capuche et un short d’aspect « vieux routard négligé ». Un autre, jean usé, chemise à carreaux sortant du pantalon, veste informe et bonnet d’enfant sur des cheveux sales en bataille dispose devant la porte vitrée un petit cercueil en carton portant l’inscription « UK Justice  RIP». Il est abondamment photographié par des hommes qui accompagnent avec leurs caméras le « Russe » maigre de Ruptly. Je me rapproche de la porte, il s’agit de ne pas me faire voler la première place par ces diversions.

Un troisième, jean et chandail usé, gilet jaune sur le dos et bonnet informe sur des cheveux longs en queue de cheval tournoie devant la porte sur une petite bicyclette pliable avant de rejoindre ses acolytes chargés des sacs de supermarchés. Un quatrième dissimule son visage derrière une épaisse cagoule noire façon « bourreau du moyen âge ». Il porte un long tee-shirt noir comme une tunique sur des shorts de bain rouge, des chaussettes montantes grises et baskets noires et me regarde d’un œil soupçonneux.

Heureusement que ces originaux ne vont pas entrer dans la Westminster car leur aspect clochard desservirait complètement la cause qu’ils prétendent servir! Un grand homme chauve, un peu mieux vêtu, observe la scène d’un peu plus loin, un espèce de plan dans les main, avant de discuter avec certains d’entre eux. Un assistant du réalisateur chargé de vérifier si tout le monde respecte la mise en scène ?

Ruptly avec sa chapka
pseudo avocats?

Les agents de sécurité ne commencent à se rassembler dans le bâtiment qu’à 8h30. Vers 9 heures, j’aperçois Jamie, le SDF toujours payé pour venir, comme je l’ai mainte fois constaté en écoutant sa conversation. Il rejoint le groupe de « clochards » portant les panneaux « journalism is not a crime ». Les photographes et caméraman sont en place. Une femme en robe noire d’avocat tirant une valise à roulettes s’est postée derrière moi. Vraie ou fausse comme devant les Royal Courts en octobre dernier? Je ne peux savoir.

Jamie derrière le photographe
Regards un peu suspicieux….

A la fin de mon attente arrivent des femmes, aussi mal habillées que les hommes : tee-shirt rose bonbon sur des leggins fleuris, déguisements divers comme celui d’un juge à perruque, un fakir indien etc. On se croirait dans un magasin de farces et attrapes. Les étranges rubans jaunes sont collés au mur de la cour, sans qu’aucune autorité policière ne proteste, alors que soi-disant nous sommes devant un tribunal !

femme en rose
chanteuse et fakir
Rubans jaunes sur les murs du tribunal

Finalement, cinq (pseudo ?) journalistes dont je reconnais les têtes forment une queue derrière moi. Tout est prêt vers 9 heures, je me ressaisis et je cesse de prendre les photos. Il s’agit de ne pas louper mon entrée dans l’arène. Je suis debout, mes sacs à la main, prête à l’assaut de l’ouverture de la porte lorsqu’un homme massif m’aborde sur ma gauche.

Il commence par me parler, me pose des questions sur la Westminster. Il a la quarantaine, un visage ovale assez agréable mais un regard inquiet. Il est bien coiffé et rasé, contrairement à la smala des pseudo soutiens d’Assange, et il porte un costume gris bien coupé et une chemise blanche sans cravate. Je me méfie et je renonce à me concentrer sur son discours qui me semble décousu : ma longue expérience de ces lieux me dit qu’il peut être envoyé pour détourner mon attention et resquiller pour me priver de ma première place.

rubans jaunes

C’est le top départ, un agent de sécurité déverrouille la porte, je me précipite vers le portique de sécurité. Notre agent mauricien est toujours là, il m’adresse un signe de tête. Mes affaires passent sans encombre, ma personne aussi, mais je ne suis pas surprise quand l’agente de sécurité black, au longs cheveux, celle qui m’a toujours à l’œil, me somme de sortir mon petit appareil photo et le donner en dépôt. Cela me fait perdre au moins 5 minutes avec le reçu à signer. D’autres personnes peuvent me doubler, mais je suis plus sereine depuis que j’ai constaté qu’aucun des seconds couteaux de Greekemmies ne se bouscule pour entrer à ma suite. Je ramasse calmement mes affaires et je fonce vers le panneau d’affichage dans le hall.

Une feuille pour la salle 1, 4 noms, le premier est « Julian Paul Assange ». La salle 1 c’est celle qu’ils utilisaient pour le présenter en vrai… Serait-il possible qu’un Assange nous soit montré aujourd’hui ? Je rêve…

Je fonce dans l’escalier, j’arrive dans le hall des salles d’attente devant les salles 1, 2, 3 et 4. Je me précipite vers la salle 1 dans le coin droit. Surprise, je suis seule, personne derrière moi. Quand je pense qu’on se battait ici même pour avoir une place en 2019, 2020 et que le 6 janvier 2021 la bataille fut si âpre que les Greekemmies avaient passé une nuit glaciale d’hiver devant la Westminster pour prendre toutes les places ! Quelque chose a changé puisqu’il n’y a personne.

Les quelques journalistes arrivent satisfaits avec des accréditations et s’assoient sur les sièges d’attente, ils savent qu’ils entreront. Un public plus varié est également présent pour les audiences des Européens de l’Est, toujours aussi nombreux sur les listes des justiciables. Un homme grand vêtu d’un costume sombre, cheveux gris, la 60taine, visage rougeau, yeux gris d’acier examine la feuille affichée à côté de la porte et la photographie avec son téléphone. Un agent de sécurité indien se tient juste à côté de lui et me regarde fixement. C’est strictement interdit de photographier cette feuille, si je le fais, je serai virée tout de suite. Mais l’homme a l’air de faire partie du scénario, car l’agent de sécurité, loin de l’arrêter, se déplace respectueusement 10 mètres plus loin quand il le voit faire !

A défaut d’avoir le droit de photographier, je recopie ce que je vois sur la feuille. En premier, « Assange, Julian Paul extradition USA 01 (salle) 10.00 2200579580 (numéro de dossier ?), sans aucun numéro devant, comme si Assange était « à part », en dehors du vrai fonctionnement de la cour. Puis en dessous « 3. Bussetti Paul Richard Italy10.00 MPHQ unitss 2200539861 », plus bas « 2. Kasprowicz Jaroslaw extradition Poland 10.00 2101833944 », puis «1. Palagliu Viore extraditionn Romania 210176385 ». Un Italien jugé pour un délit, un Polonais et un Roumain en instance d’extradition. A juger en commençant par le Roumain. Et Assange à part, hors concours, hors système… Plus bas, 14 heures : Gusarzewski, Poland.

Dans la salle d’attente il n’y a aucun des soutiens en habits de clochard, mais je remarque Gareth Peirce glissant tel un fantôme noir entre les chaises. Elle a refait surface depuis 2 ans, depuis sa dernière prestation à la Woolwich le 27 février 2020 que nous avons tant déstabilisée ! Serait-elle commise aujourd’hui pour la fausse défense d’Assange ? Tout près de moi je remarque un homme en costume, je crois reconnaitre Mark Summers, mais il me semble brusquement trop maigre. Il discute avec une famille de prévenus.

Gareth Peirce reste loin de la salle 1 quand une secrétaire s’approche de moi et me demande si je suis pour l’affaire « pesceti » (prononcez PESKETI). Non, pour Julian Assange, j’affirme avec force. Elle me dit alors qu’Assange passera plus tard, après un autre cas. D’accord, je me prépare à attendre, depuis 5 heure du matin je ne suis pas une heure près.

Délits virtuels, jugement réels ?

Je suis donc très surprise quand la secrétaire ouvre la porte dès 9h30 et fait entrer les 5 journalistes avec accréditation. La porte restant ouverte, je me précipite à leur suite, la secrétaire me laisse faire. Ce n’est pas sans émotion que je retrouve la vaste galerie du public de la salle 1 avec ses 40 sièges.

Pour moi, elle est déjà historique, c’est ici même que nous avons Julian Assange le 21 octobre 2019 et le 13 janvier 2020 et nous avons pu d’une façon subtile communiquer avec lui et lui avec nous. A l’époque ce furent des bagarre épiques pour pouvoir occuper une place, je suis d’autant plus surprise qu’il n’y ait personne aujourd’hui. Personne, sauf Deepa River qui s’assied au premier rang au centre, alors que moi je choisis un siège au deuxième rang, consciente qu’il est extrêmement important d’avoir vue sur les écrans disposésde part et d’autre de la salle sous l’estrade du juge.

Des sièges sont marqués « réservés » sur la droite, au premier rang s’assied une famille qui ressemble à des Polonais, deux grandes femmes de mon âge assez élégamment vêtues et deux jeunes, un garçon et une fille. Ce n’est pas le public d’Assange, nous allons donc probablement voir passer les cas Polonais et Roumains avant.

Les journalistes sont assis devant moi au fond de la salle, je reconnais une femme brune qui travaille pour RT UK, ma collègue hollandaise d’attente, et 3 jeunes hommes. Le visage du greffier black devant l’estrade du juge m’est familier, mais je ne peux voir le visage du procureur qui me tourne le dos. Un des technicien black que j’ai croisé le matin forme un jeune homme blond au maniement du matériel (audio ou vidéo ?).

Alors je m’aperçois que l’homme qui est jugé se trouve à gauche dans le box des accusés et c’est le grand gaillard qui m’a interpellé à l’entrée ! Il comparait donc libre pour le jugement, les deux femmes blondes et les deux jeunes sont ses proches que j’ai aperçues en discussion avec leur avocats sur les sièges de la salle d’attente. C’est le dénommé « Pesketi »de la secrétaire, c’est-à-dire Paul Richard Bussetti ! Son avocat, qui prend place à côté du procureur, est bien Mark Summers, je ne me suis pas trompée, malgré sa surprenante maigreur. Par contre Gareth Peirce ne réapparaitra pas.

C’est à peu près l’homme que j’ai vu – en plus grand, plus classe, plus serein (je ne savais pas qu’il fallait le photographier…. )

Man who shared offensive video of cardboard Grenfell Tower on fire spared jail | Metro News

Le juge entre dès 9h30 et nous sommes sommés par la même agente de sécurité black préposée à Assange (et à la surveillance de ma personne) de nous lever. Le juge est un homme jeune, il porte une ridicule cape noire et une cravate rouge. D’emblée je doute de l’authenticité de ce « procès », les juges magistrate devant plutôt être vêtus sobrement de noir dans des vêtements civils…J’apprends plus tard qu’il s’appelle Paul Goldspring.

Paul Goldspring | Alumni | Uni of Herts

(C’est à peu près l’homme que j’ai vu, en plus jeune et moins sérieux avec sa cape)

Je m’astreins à tout noter car je ne sais pas si à un moment donné ou à un autre la question « Assange » ne va pas apparaitre dans le scénario. Commence une longue tirade du procureur que je ne comprends pas du tout, d’autant plus que celui-ci parle assez bas et uniquement en direction du juge. La tirade terminée, il est question de voir des vidéo dont je comprends qu’elles sont l’objet du délit jugé. Le juge regarde l’avocat du prévenu d’un air bienveillant. Il prononce des phrases comme « the court will be very open », « very unsual case » etc. Cela contraste fort avec la sévérité toujours affichée à l’ endroit d’un certain Julian Assange. Bussetti croise un regard inquiet avec sa famille. Je le vois très bien, il a une mâchoire carrée, un air bronzé, un costume soigné, c’est un assez bel homme.

Summers demande s’il peut prendre des instructions de son client (« take instructions »). Le juge bienveillant lui accorde 10 minutes et sort par la porte de derrière. Un certain remue-ménage a lieu, deux homme âgés entrent, des journalistes changent de place. Summers parle à Bussetti devant le box. Puis le juge revient et parle à Bussetti. Le greffier lit l’acte d’accusation que malheureusement je ne comprends pas. Il est question de violation d’une législation électronique…

Le juge demande si Bussetti plaide coupable, celui-ci se lève dans son box pour dire « guilty », (coupable). Le procureur reprend son réquisitoire, j’entends alors distinctement « racist comments recording himself, international press… »…. Il est accusé de propos racistes enregistrés par lui-même et donné à la presse internationale ? Le procureur demande à ce que soit montrée la vidéo, visiblement l’objet du délit. La mise en place dure un certain temps, puis nous voyons sur les écrans une séquence d’une minute issue d’un téléphone portable. Je ne comprends pas très bien ce que je vois. Je distingue une espèce de planche brûler comme un feu de joie dans la nuit et quelques silhouettes de gens qui regardent le spectacle en riant. La planche qui brûle a des espèce de carrés comme une grille.

L’accusation reprend son discours. La video montrerait des gens en train de brûler (pas en vrai en fait) et les gens rassemblés mettraient en scène un dialogue raciste. Les victimes crieraient « help help me » (aidez-moi) et les accusés auraient crié « ça ne t’arriveraient pas si tu payais ton loyer ». Les victimes seraient donc pakistanaises et porteraient un hidjab et les prévenus se moqueraient d’elles. La video incriminée aurait été envoyée le 1 novembre 2018 dans deux groupes fermés de Whatsup. A ce stade je comprends que Bussetti est accusé d’une tentative de lynchage… donc de meurtre ?

L’expression sévère du procureur qui ne cesse de répéter à quel point Bussetti a commis une chose horrible, inqualifiable, terrifiante, dégoutante me le fait croire pendant un bon quart d’heure. Puis je me ressaisis. Mais non, Bussetti ne peut pas être accusé de meurtre, il ne comparaitrait pas libre et serait jugé par un tribunal criminel et pas une simple magistrate court !

Alors quel est ce procès ?

Ce n’est qu’en me plongeant dans la deuxième partie du réquisitoire que je comprends que j’assiste à un procès pour délit d’opinion, une vidéo raciste postée sur des groupes privés sur internet ! Le procureur insiste sur « l’impact de l’enregistrement », la violence de la « demonstration of hostility » (démontration d’hostilité), le « harm », « dommage » infligé par le fait de se moquer de victimes, de leur religion et de leur communauté, communauté ethnique, alors que les victimes ont perdu des proches et des amis dans le « désastre de la tour ».

Enfin, les victimes sont nommées : la « Grenfell tower community ». Et là je comprends qu’il s’agit de l’incendie de la tour HLM de Grenfell de 2017 au cours de laquelle 72 personnes avaient péri et qui fut un des plus grands scandales de Londres avant le covid. Bussetti n’est pas jugé pour meurtre, mais pour des remarques racistes à l’endroit des victimes.

Il est plus de 10 heures et Clair Dobbin, reconnaissable entre toutes, entre dans la pièce. Summers commence alors une molle plaidoirie où il est question de « procès de liberté d’expression de la tragédie Grenfell ». Tous les commentaires ne sont pas racistes et ce n’est pas sûr que cela soit l’accusé qui ait fait le film. Fort juste, en fait on ne voit rien dans le film qu’une planche, des flammes et des silhouettes sombres de dos et aucune insulte raciste n’est vraiment audible. Summers plaide longuement d’une voix soporifique, je suis en train de m’endormir. Il est vraiment très mauvais comme avocat ! Ca dure jusqu’à 10 heures 30. Summers défend son client disant que celui-ci a fait la fête et bu de l’alcool.

Je me sens dans un monde irréel. Quelle dérisoire affaire alors le crime réellement raciste du 2 mai 2014 à Odessa n’a jamais été jugé, que les assassins peuplent les administrations et l’armée du régime de Kiev et que le gouvernement britannique soutient ouvertement ce régime criminel en affichant le détestable drapeau ukrainien sur son ministères des affaires étrangères !

Et les maires de nos villes en France qui en font autant ! Sur certaines mairies il y a même deux drapeaux ukrainiens ! Finalement le drapeau ukrainien a pris possession de tout l’Occident comme un vrai symbole nazi. Nul besoin de swastika, elle est sous entendue dans le drapeau ukrainien qui couvre les crimes sordides des bataillons Azov, Aidar et Dnipro et bien sûr le terrible crime du 2 mai 2014. Le gouvernement post brexit a beau avoir enlevé le drapeau marial à 12 étoiles de l’Union Européenne, si c’est pour l’échanger contre le drapeau de Stepan Bandera, la Grande Bretagne reste sous le joug du nazisme 4ème Reich mondialiste.


WE ARE GRENFELL UNITED | Grenfell United

Je m’aperçois d’ailleurs que plusieurs éléments clochent dans la mise en scène du procès Bussetti. D’abord, aucune victime n’est présente. Qui est donc la « Grenfell community » ? Une association de parents de victimes ? Alors pourquoi n’est-elle pas présente pour représenter les plaignants ? Ce n’est pas claire. Pour moi l’absence des parties civiles devraient déjà amoindrir la crédibilité de l’accusation. Deuxièmement, je n’ai pas entendu que le texte de Loi en vertus duquel Bussetti est poursuivi soit cité. Incitation à haine raciale, appel au meurtre ? Il ne semble pas qu’on aille si loin, ni le juge ni le procureur ne mentionnent d’ insultes autres que le fameux appel « aux Paki de payer leurs loyers ». On a vu pire comme insulte raciste, et bien peu ont été condamnés en France comme en Angleterre !

Troisièmement, il est préoccupant de constater que la mise en scène accusatoire n’a effectué aucune enquête sur la personne qui a réellement prononcé les paroles racistes. En définitive un homme est jugé pour avoir mis sur une messagerie privée les images d’une soirée privée au cours de laquelle une personne anonyme prononce des paroles certes abjectes et pouvant tomber sous le coup de la Loi, si des personnes se sentent lésées et portent plainte. Mais peut-on criminaliser des propos tenus en privé dans une soirée privée dans un domicile privé ?

Ici Bussetti est poursuivi alors qu’il n’a pas publié lui-même la vidéo du délit sur internet! La Westminster Court est-elle en train de mettre en scène la responsabilité collective alors que nul n’est responsable que de ses propres actes et pas de ceux d’autrui, fussent-ils ses amis ?

Je pense à tout cela lorsqu’enfin le juge fait lever l’accusé et le regarde d’un air sévère. « Ce que vous avez commis est dégoutant, irrespectueux, une grande offense contre la communauté Grenfell »dit-il. Il condamne Bussetti à 2 mois de prison avec sursis, 1000 livres de frais judiciaires, 1128 livres d’amende et 120 heures de travail gratuit. Bussetti écoute le verdict la tête baissée. Puis le juge sort, Bussetti et sa famille s’en vont[1].

à peu près l’image incriminée que j’ai vue

Je m’aperçois que pas une seule fois on n’a donné à Bussetti l’occasion d’expliciter lui-même son geste ou ses motifs. Il ne présente pas non plus d’excuses à la communauté virtuelle de Grenfell. Il faut dire qu’il est aussi jugé pour un crime virtuel dans un lieu virtuel…

Je suis surprise de la sévérité du verdict. Un rappel à la Loi ou une simple amende devrait suffire, surtout si les victimes ne se présentent pas, le dommage n’étant donc pas prouvé. Je pense à tous ces Gilets Jaunes massacrés, aux mains arrachées, yeux crevés, aux assassinés dans les hôpitaux comme mon amie Alicja, depuis 2 ans, faute soins ou avec une piqure létale de Rivotril, et personne n’est poursuivi! On se frotte les yeux qu’ici un type soit condamné pour le crime d’une blague douteuse dans une soirée privée!

Sans parler des dizaines de milliers, peut-être des centaines de de milliers de citoyens européens rackettés depuis 2 ans par leurs propres gouvernements avec des amendes illégales pour avoir juste voulu faire respecter leurs droits de l’Homme inaliénables: droit à l’intégrité physique, droit d’aller et venir, droit au soins, aux loisirs, à la culture, au travail, droit de manifester, de s’exprimer, de se réunir… Nous vivons une époque de régression terrible.

Une fois la sentence dite, nous passons immédiatement à Assange sans aucune pause ni transition. Summers et Dobbin sont déjà en place. A la gauche de cette dernière se positionne le grand type en costume bleu marine et l’air sournois qui avait photographié devant moi sans gêne la feuille d’audience. Il joue le rôle de l’accusation car Dobbin l’accompagne après dans une consultation room.

Trois journalistes de plus entrent dans la salle. Dans la galerie du public Stella Morris en tailleur bleu, Hrafnsson, Fidel Narvaez, Rebecca Vincent et Joseph Farell prennent la place de la famille de Bussetti. Pas de John Shipton cette fois. A ma droite, derrière moi, Georgina me salue amicalement lorsque je me retourne. Une femme blonde de mon âge un peu boulotte prend place devant moi à côté de Deepa.

Le même juge entre avec sa ridicule cape. Bizarrement on ne l’entend pas bien alors que sa voix était si forte pour le cas Bussetti. Je comprends juste les paroles « M. Assange is waiting » et la video s’allume. Hélas il ne s’agit que de l’écran de droite sur lequel apparait un tout petit carré d’image. Autant dire que je ne distingue presque rien. Par contre je remarque que le cérémoniel de « Belmarsh is calling officer » est gommé. On ne se donne plus la peine de faire croire au peuple qu’Assange est à Belmarsh, on sait qu’il ne peut pas y être.

Le juge demande le « full name » et j’entends une voix étouffée et mal assurée prononcer «Julian Paul Assange ». Le greffier et le procureur restent silencieux. La totalité de la mise en scène ne dure pas plus de 10 minutes. Il n’y a donc non plus aucune assurance que ceci soit un contact live, la scène peut très bien être pré-enregistrée. Qui s’en rendra compte ? A part moi, la pseudo « famille » et Georgina il n’y a aucun témoin dans la galerie du public et on ne peut pas compter sur les « journalistes » pour faire une investigation !

Mais voilà que l’image s’agrandit à la dimension de l’écran. Je vois la salle d’attente, une pièce aux murs bleu électrique, un cadre de fenêtre donnant sur un couloir, une rangée de trois sièges rouges et un « Julian Assange » assis sur le fauteuil le plus à droite. Son corps est légèrement incliné sur sa gauche et son bras appuyé sur l’accoudoir (pour faire croire à un AVC ?). Il porte une veste beige et un pantalon bleu, peut-être un jean, une chemise claire également. Ses cheveux blonds sont ramenés en arrière, je ne peux pas voir son visage. Il se peut qu’il porte une courte barbe blanche. Il me semble néanmoins qu’il n’a pas les profondes cernes noires sous les yeux qu’il avait ici même deux ans auparavant. Il est immobile, a l’air las. En m’imprégnant de ses gestes, je crois reconnaitre qu’il en a marre de tout cela, mais il n’a pas l’air malade. Juste à un moment il change de position, joint ses mains ensemble et se penche en avant, puis touche son visage. Un geste familier qui me fait reconnaitre celui que nous avons rencontré à la Woolwich court le 27 février 2020.

Dobbin se lève et parle, il est question des « section 91, section 87 »… Puis le juge demande à Assange s’il entend. Une voix lointaine répond de l’écran « I hear ». Le juge dit alors que « la juge Baraitser a jugé différemment ». Je crois comprendre que le juge certifie qu’Assange est libre selon le « extradition act ». Mais que selon sa décision Assange «  a le droit de faire appel à la Supreme Court » et « exercer son droit d’appel ». Et bien sûr il « remand on custody », reste en détention indéfiniment ! Quelle dérision ! Plus personne ne se souvient que la décision du 4 janvier 2021 était FAVORABLE à Assange (« discharged », libéré des accusations) alors quel intérêt pour un accusé de faire appel d’une décision qui lui est favorable et le…libère ? Visiblement, le seul objectif de la pseudo défense dans le pseudo procès est de faire durer le « plaisir » et d’arriver enfin à se faire recevoir dans le beau bâtiment néogothique de la Supreme Court !

Ces mots prononcés, le juge se sauve, Stella Morris et les autres quittent immédiatement la pièce, indifférents à Assange qui lui reste à l’écran ! Je reste donc, essayant de transmettre un signe…La video reste allumée 2-3 minutes et Julian Assange reste assis les mains jointes, penché en avant, ses doigts touchant son visage. Puis il se lève, contourne une table basse qui se trouve devant lui et quitte la pièce en marchant d’un pas assuré vers la gauche.

L’écran devient noir, je n’ai plus aucune raison de rester là, je quitte la pièce. Avant de descendre j’observe bien la salle d’attente. La mise en scène « Bussetti Assange » terminé, les lieux sont remplis de vrais justiciables et de leurs avocats, les migrants est-européens, il y a bien 50 personnes jugés dans 6 salles, la fameuse salle 3 des extraditions, les salles 8 et 10 réservés aux délits, à l’étage…

Le show médiatique bat son plein dehors, Stella Morris et Hrafnsson se sont précipités devant les caméras. Je récupère mon appareil avant de faire quelques photos du « rallye ». Je suis écoeurée par les mises en scène, les mensonges, les faux procès qui amènent à des vraies violations de droitset à des manipulations politiques et géopolitiques.

Grâce à mes lectures sur la Résistance, j’ai compris que la Westminster a déjà servi par le passé pour des mises en scènes pseudo-juridiques. En effet, « l’affaire Bussetti » comme « le procès de Julian Assange » ont l’air aussi artificiels que « l’affaire Dufour », qui fut une affaire scandale pour la France Libre.

« L’affaire Dufour » est l’histoire d’un procès qu’un individu, un escroc et agent des services britanniques a intenté au Général de Gaulle, au colonel Passy et aux officiers du BCRA dans les années 1942-44. Démasqué et jugé par un tribunal militaire de la France Libre, condamné à une maison d’arrêt dont il s’évada, le dénommé Dufour prétendit avoir été battu et séquestré dans les locaux du BCRA et il porta plainte! De Gaulle appela l’affaire « une infâmie » et interdit à ses officiers, à ses conseillers et à ses juristes de répondre aux convocations du tribunal.

A la veille du Débarquement, au moment de la mise en place du Plan Sussex de coordination de la Libération de la France en lien avec les forces de la Résistance, « Oncle Dansey » ne se priva pas d’utiliser le scandale de l’affaire Dufour pour mettre la pression sur la France Libre dans un sens qu’il pensait être profitable aux intérêts anglais. Les mémoires de Gilbert Renault, « Rémy » attestent de cette froide manipulation de celui qui fut le véritable chef des services britanniques.

« Le procès » devait avoir lieu du 4 au 20 juin 1944… De Gaulle ne céda pas, et il eut raison: Churchill parvint à faire « annuler » la prétendue procédure et véritable cabale des ennemis de la France à l’Intelligence Service. On n’en entendit plus jamais parler mais la lumière n’a jamais été faite. Le faux procès devait avoir lieu ici même, dans ce qui était alors la Marylbone Police Court à laquelle était rattaché le « quartiers des espions », BCRA compris.

L’Angleterre aime mes traditions… Visiblement les mêmes lieux conservent les mêmes fonctions 80 ans après!

Se mettre en scène pour Assange: Fidel Narvaez
Jamie et la femme rose
faux juges et faux avocats

Je retrouve le folklore « Free Free Juliaaaaaan Asssaaannnge » devant la porte. Il y a Alyson, la copine australienne de Sabine von Törne, qui se met en scène devant un grand drap posé par terre estampillé« Free Assange » à côté d’un homme en habit pakistanais et d’une femme qui crie des slogans dans un micro. Les personnages efflanqués de ce matin font du bruit en agitant les pancartes toutes prêtes « Dont extradite Assange ». Joseph Farell et John Rees discutent avec des « journalistes » munis de caméra. Rebecca Vincent toujours dans ses petites robes courtes se met en scène devant des caméras. Son assistante, la jeune blonde qui avait passé du temps devant les Royal Courts le 27 octobre, l’attend devant l’entrée des bureaux munie d’une grande valise noire.

J’en ai assez de ce ramdam artificiel.

Joseph Farell chef actuel du CIJ
John Rees
Assistante de Rebecca Vincent
Rebecca Vincent
la pseudo manif

Je m’ en vais vers le « café des avocats » en consultant mon téléphone sur le cas « Bussetti ». Les « articles » des « journalistes » qui ont été dans la même salle que moi sont déjà en ligne. Lorsque j’arrive devant le petit café sympathique je suis surprise de voir Stella Morris assise dehors en face de Kristinn Hrafnsson. Pendant que je passe ma commande au bar je suis hélée par Sabine von Törne que je suis contente de retrouver. Elle discute avec une amie, je vais donc m’assoir à la seule table disponible dehors voisine de celle de Morris et Hrafnsson. Dès que j’ai pris ma place, ces deux personnes quittent les lieux peu désireuses que je puisse entendre leur conversation, à laquelle je ne prête pas attention. Seul reste leur intelocuteur Nils Lagefoged, caméraman du CIJ, ma présence ne le gêne pas.

le Marylbone corner dit « café des avocats »

Mon débriefing et mes rapports faits, je quitte les lieux en discutant avec Sabine. Elle tente de me faire croire que le mariage d’Assange avec Stella Morris est vrai, alors même qu’elle y était si profondément hostile. Je la moque gentiment sur un mariage sans bans publics légaux, sans témoins, sans photos, dans une prison ou aucun mariage en détention provisoire ne peut avoir lieu ! D’autant plus qu’à Belmarsh il n’y a pas de détenu en détention provisoire, qui elle ne peut excéder 3 mois, bref, tout est faux dans le storytelling…

Ma copine me jure la main sur le cœur qu’il y avait des témoins ! La mère de Stella Morris ! Ah oui, bon sang, comment n’y aurait je pas pensé ! La mère de Stella Morris ! Pas celle d’Assange par contre, Christine Assange ne daigne pas de descendre se présenter au mariage de son fils !

Sabine von Törne, photo du 8 octobre 2022

Je demande quelque preuve autre que la robe de mariée de Stella Morris, mon interlocutrice me dit de chercher dans les registres d’état civil de la commune de Greenwich… Je lui réponds : « Sous quel noms ? Puisqu’il est acté que « Stella Morris » comme « Julian Assange » sont des pseudonymes ? » Sa confusion réelle fait peine à voir, mais moi je suis exaspérée par les mensonges dans lequel le système nous fait vivre, qu’il nous impose.

Je lui dis :« Mais alors tout va bien ? Assange a baisé avec Stella Morris, a fait deux enfants, s’est marié et il peut continuer à vivre comme ça… il est heureux donc, alors ou est le problème ? Dans les prisons modernes on peut même avoir des relations sexuelles, il y a des chambres pour la famille »… Mon interlocutrice parait désorientée : « Pas pour lui ».

Je lui demande comment elle peut le savoir, après tout elle ne leur « tient pas la chandelle » ! Je suis sciemment un peu brutale, j’en ai assez de cette histoire absconse. Lorsque mon interlocutrice me dit qu’Assange « s’est marié pour les enfants », je lui réponds que c’est ridicule. En quoi cela aiderait- il des enfants que la prétendue mère qui a tellement peur de la CIA qu’elle les promènent devant les caméras du monde entier, ce qu’aucune VRAIE mère ne ferait JAMAIS ?

Qu’ils prouvent le consentement d’un homme enfermé et otage à ce pseudo mariage ! Si c’est « pour les enfants », il n’y a pas de consentement. Sans consentement, c’est un mariage forcé. La loi britannique est très claire. Ceci n’est donc pas un mariage mais un crime. Le mariage ne peut être que libre et le consentement doit être prononcé en toute liberté.  La Loi vaut pour les femmes victimes de mariage arrangés et pour les hommes aussi. Je n’ai pas été féministe toutes ces années à me battre contre les mariage forcés pour qu’on me raconte de telles salades !

Mon interlocutrice n’a pas pensé à la question du consentement. Je répète avec force « le mensonge DOIT s’arrêter ». Qui est Assange au fait ? Quel est son nom ? Un agent qui prend un nom, qui change de nom. La guerre des agences doit s’arrêter, les peuples en ont marre des mensonges, des storytelling, de la propagande en continue… anglais, américains, allemands et les autres, tous les services doivent arrêter de nous emberlificoter avec leurs histoires à dormir debout, covid, monkey pox ou Stella Morris…

Les Russes aussi ? Oui, les Russes aussi.

 S’ils veulent aider « Assange » ils savent quoi faire.

Je suis lasse. Je prends congé de Sabine, je l’embrasse et je regagne mon hôtel.

Elements du spectacle Assange

Londres reste superbe sous le soleil de printemps, avec ses grands arbre, ses jardins en fleurs et ses foules dans les pubs. L’après-midi je vais faire une balade dans le mythique quartier de Nothing Hill. J’ai d’autres lieux à explorer que la Westminster Court.


[1] Grenfell Tower: Man admits posting grossly offensive model video – BBC News

Le pouvoir du mensonge: visite de l’Imperial War Museum

Je décide de me reposer par une balade exploratoire du fameux quartier de Notting Hill. Je quitte Paddington par les charmantes maisons victoriennes de Bayswater. Je retourne au Hyde Park dont l’entrée nord conduit au square Mémorial de Diana. Devant l’entrée de la station de métro Queensway je fais face à l’hôtel particulier de l’ambassade de Russie. L’emplacement stratégique de la mission diplomatique russe, dont la propriété est partie intégrante du Hyde Park et s’adosse au jardins du palais royal de Kensington est un héritage du temps pas si lointain ou les familles au pouvoir en Angleterre et en Russie faisaient partie du même système d’alliance politico-matrimonial – celui qui reliait des Romanov avec les Sachsen Coburg Gotha, les Darmstadt Hesse et les Hollenzollern par le biais de la famille quelque peu bâtarde des Battenberg, crée par Nicolas I pour contrôler les agissements de ces familles allemandes ambitieuses.

Aujourd’hui plus personne ne semble se souvenir de ces liens historiques pourtant réels : l’ambassade russe a beau être protégé d’un chapelet de barrière métalliques, sont mur de briques a été vandalisé par de la peinture rouge. Les Ukrainiens bandéristes se sont acharnés visiblement sur ces lieux que pourtant le gouvernement britannique devrait protéger selon la Convention de Vienne. En face de l’ambassade une colonne d’affichage culturel est recouverte d’affiches présentant Vladimir Poutine en Hitler, d’effigies d’une Ukraine en jeune fille innocente en bleu et jaune, de slogans dont le plus curieux est « Fake Russians wants to kill true Russians ». Parce que les Ukrainiens bandéristes prétendent au titre de « vrais Russes » contre les Russes de Russie ? Exigent-ils donc la propriété de cette ambassade ?

Les affrontements dans cette rue commerçante menant au quartier touristique de Notting Hill ont du être intenses très récemment.

Je tourne vers le nord dans la longue Portobello Road. Notting Hill est composé de petites rues aux charmantes maisonnettes d’un étage aux façade colorées. De nombreuses boutiques de vêtements vintage, bijoux, objets de décoration, antiquités, galeries d’art assure une animation permanente que complète les nombreux restaurants et pubs tous très tôt remplis d’habitués. L’ambiance est animé, légère et joyeuse, très plaisante. C’est aussi le seul quartier de Londres ou on peut trouver des librairies !

Joie de vivre à Londres contrastant avec la tristesse et la violence de Paris sous pass sanitaire

J’aime particulièrement les créations uniques de chapeliers, de manteaux et de vestes au style épuré, le chic anglais dans un environnement cosmopolite, les restaurants affichant une cuisine française, méditerranéenne ou asiatique. Je finis ma soirée dans une petite cantine malaise aux prix modique et personnel très aimable. Lentement j’efface de ma mémoire l’humiliation profonde du pass sanitaire. De retour en métro à Paddington, je ne trouverai même pas de place pour prendre un pot dans les pubs proche de mon hôtels , les touristes européens, néerlandais, allemands et français en ont pris possession aux aussi pour oublier ce que le régime européiste nous a fait subir pendant deux ans.

Notre Liberté!

Le lendemain 21 avril, encore une belle journée ensoleillée, je croise devant le métro de Baker Street encore des militantes contre la politique covidienne du National Health System , la Sécurité Sociale anglaise : obligation vaccinale avec les produits ARN pour les soignants, menaces permanentes d’une obligation vaccinale sur les enfants, mensonges sur les terribles chiffres des blessures et effets secondaires des produits Pfizer, corruptions et mafia au pouvoir… Nous discutons longuement. Elles sont au courant des violences que nous avons subi en France et soutiennent naturellement le mouvement français contre le pass sanitaire. Nous convenons de la nécessité d’une stratégie commune des peuples…

Je ne peux m’empêcher de penser à toutes les critiques que nous, militants altermondialistes, avions émis contre les Forums Sociaux Européens à Paris 2003, Londres, 2004, Athènes, 2006, Malmö 208 et Istanbul 2010… Ils étaient lourds et couteux à organiser, leurs erreurs critiquables… mais tant que les Forums existaient les gouvernements ne pouvaient pas nous imposer le régime dictatoriale mondialiste qu’ils nous infligent aujourd’hui, 10 ans après l’échec du mouvement altermondialiste!

Forum Social Européen 2003. Novembre 2003, Paris et Saint-Denis – Persée (persee.fr)

European Social Forum 2004: The Call of the Assembly of Social Movements (cadtm.org)

Special report: European Social Forum | Special Reports | guardian.co.uk Politics (theguardian.com)

4th European Social Forum opens in Athens for four days of talks | eKathimerini.com

European Social Forum – Wikipedia

Forum Social Européen – Les Amis du Monde diplomatique (monde-diplomatique.fr)

pour une autre Europe (free.fr)

Exemple des nombreux débats au Forum Social Européen d’Athènes en 2006
Haut de Baker Street

Je prends le métro pour me rendre au sud de la Tamise dans le quartier de Lambeth à l’Imperial War Museum, le Musée « impérial » étant celui de la première et seconde guerres mondiales. Le grand musée est situé dans un joli parc dans une sorte de château. Au début je suis excitée à l’idée de voir les lieux qui vont au mieux m’expliquer la mythique résistance britannique au nazisme, celle qui a permis aux Résistance des pays envahis par l’Allemagne de survivre, de se développer, puis avec l’Union Soviétique, de vaincre le monstre nazi.

Imperial War Museum

Je traverse sans aucune méfiance l’immense hall ou sont exposés les avions, les chars de combat et toute la panoplie militaire. Je n’ai pas le temps de visiter la Première Guerre Mondiale dont l’exposition se trouve au rez-de-chaussése même si je sais qu’il faut connaitre l’une pour comprendre l’autre. Au première étage je remarque que l’exposition sur la Seconde Guerre Mondiale est toute neuve, elle date d’octobre 2021, temps covidien. Dès la première vitrine, je déchante. Puis, plus je parcours les salles, j’écoute les sons et lis les panneaux, je suis de plus en plus horrifiée.

D’abord par la part belle faite à l’émotion au détriment de la raison… Le visiteur étant accueilli dans la première salle par un immense Staline aux grandes moustaches qui semble donc représenter le principal fauteur de la guerre d’Hitler. Bingo ! Le panneau explicatif accuse ouvertement le pacte Ribbentropp Molotov d’être la CAUSE de la Seconde Guerre Mondiale ! Foin de capitalisme donc, de nazisme, aucun historique du nazisme n’est donné, pas de trace du militarisme allemand, des corps franc, du racisme germanique pré hitlérien non plus… Non ! Le pauvre Hitler apparait comme la création du méchant Staline !

Et naturellement la guerre commence avec l’invasion de la Pologne par l’Allemagne le 1 septembre 1939 et la courageuse déclaration de guerre de la France et l’Angleterre ! Pas de trace des violences hitlériennes, pas de traces des accords de Munich, du lâchage de la Tchécoslovaquie, de son dépeçage, pas de trace de l’Anschluss de l’AutricheAucune trace de la trahison anglaise et française des nations de l’Est, aucune trace de Chamberlain, aucune trace de la « drôle de guerre »! C’est le méchante Union Soviétique qui « partage » la Pologne avec l’Allemagne ! On dirait un conte pour enfants… Mais un conte totalement absurde. Quand je lis « Destroying Nations. Entre 1939 et 1941 l’Allemagne et l’Union Soviétique ont envahis les nations d’Europe de l’Est. Ils ont voulu les effacer de la carte. Les nations ont été démantelées, les politiciens et les leaders locaux ont été assassinés et emprisonnés. Leurs territoires ont été divisés. Les déportations et les mouvements forcés de populations ont été utilisés pour changer la carte ethnique de ces régions », mon cœur se soulève devant tant de mensonge dont n’importe quel historien devrait être horrifié !

En réalité, le musée britannique officiel gomme la collaboration avec les nazis de pays comme la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie alors que les Soviétiques ne se sont pas vengés contre ces pays ni ces populations, au contraire, ils les ont préservé même après leur défaite en 1945 ! Devrons-nous encore prouver que ce sont bien les Allemands qui ont assassiné 6 millions de Polonais sur le territoire de la General Gubernia Ost, et non pas les Soviétiques ? Que les Soviétiques ont le 17 septembre 1939 juste pris à la Pologne les territoires ukrainien et biélorusses que la Pologne avait annexés en 1920 contre la volonté de ses populations et même contre la volonté de diplomate anglais comme Lord Curzon ! Qu’aucune déportation des élites polonaises en Sibérie ne peut se comparer à la destruction de la nation polonaise par les nazis ALLEMANDS sur les territoires occupés par les Allemands ?! Comment peut-on écrire des inepties pareilles, ici au cœur du plus grand musée londonien consacré à notre histoire la plus brûlante encore aujourd’hui, vide les insignes nazis des bataillons Azov ?

Réponse : on peut parce que l’exposition est si mauvaise. Qu’elle ne présente aucune chronologie, aucune datation. Elle est un espèce de gloubi boulga de notions vides et de bons sentiments servis dans une soupe de bruits terrifiants, sirènes, annonces radios, bruits de bombardements qui jouent sur les émotions du visiteurs et anesthésient son sens critique.

D’ailleurs je suis horrifiée de constater que pour l’histoire anglaise le musée est très mauvais également : après une heure de visite on ne comprend toujours pas qui gouverne l’Angleterre, Winston Churchill n’apparaissant tout simplement pas dans l’exposition ! Il n’y a rien sur Churchill en tant que premier ministre et chef de guerre : à peine une toute petite photo dans un coin qui parle de son poste à l’amirauté avant la première guerre !

Une toute petite et unique photo de Churchill écrasée par un immense drapeau hitlérien….

A quoi sont donc consacrées les longues salles du musée ? A de nombreuses vitrines censés intégrer les soldats de l’Empire dans la mémoire de la guerre. Pas un espace qui ne rappelle pas la présence de soldats noirs, caribéens ou africains dans l’armée britannique. C’est même le sujet unique de presque un tiers du musée : les longues présentation de la guerre en Asie, à, tel point qu’un visiteur non européen en retiendra surement la conviction que la seconde guerre mondiale s’est déroulé essentiellement en Thailande, en Birmanie et en Malaisie. L’importance de « Burma » est rappelée dans toutes les salles, sous toutes les formes. Je me demande si ce n’est pas Lord Mountbatten et ses amis qui ont financé et inflencé ce musée, car en réalité il n’y a que lui qui en tant que « vice-roi de Birmanie » en 1947 à présenter un quelconque lien historique avec ce pays.

Evidemment la Birmanie et la Thaïlande ont été importantes pour l’Empire Britannique dans la Seconde Guerre mondiale mais l’essentiel des massacre s’est bien déroulé bien chez nous, en Europe avec au moins 30 millions de morts…. Mais sur l’Europe il n’y a … RIEN. Rien sur la guerre en Yougoslavie, rien sur la guerre en Grèce, la France est expédiée en 2 lignes, l’Union Soviétiques en 2 vitrines, la Pologne est réduite au crime de Katyn, évidemment crime soviétique. Les vitrines consacrées à Stalingrad, si elles montrent un uniforme de soldat soviétique et expliquent ce qu’est la décoration de Saint Goerges, elles reprennent néanmoins le mythe mensonger et éculé de la victoire soviétique obtenue uniquement grâce aux menaces de morts du KGB sur les soldats soviétique qui reculeraient devant l’ennemi. Même en Pologne on n’ose un tel anti-communisme primaire dans un musée officiel sur la guerre !

Les « quelques » alliés de l’Angleterre….
Bien sûr, les victoires de l’Union Soviétique sont insignifiantes… « Hollow », vides…

Dans ces conditions, je ne suis pas surprise de voir que la France Libre et la Résistance soient expédiées en 3 photos de personnages inconnus et secondaires et même que la vitrine consacrée au SOE soit minuscule et la seule agent du SOE présentée soit une Américaine, Virginia Hall !

On n’apprend rien sur les principes, les actions, les hommes, les réseaux… Comme dans chaque bonne culture « woke » il n’y a aucune carte et aucune chronologie. Je ne suis pas surprise qu’un jeune visiteur ne comprenne finalement plus rien à toute cette histoire.

La résistance britannique au « Blitz » est un peu mieux traitée, mais uniquement sous un angle émotionnel avec des reproductions grandeur nature de maison dans lesquels on se promène en regardant les objets de la vie quotidienne, le rationnement , l’évacuation des enfants, les abris, tout en écoutant les bruits des bombes et les communiqués radios. Mais rien sur la politique ni sur les ressorts moraux de la résistance du peuple anglais. Donc rien qui permette de comprendre ni le nazisme ni la résistance anti-nazi. Pas de Churchill non plus même ici. Pas un seul discours de Churchill à la BBC ni aux Communes…On ne comprend même pas qui dirige ce pays dans cette guerre !

Les nazis très bien documentés… à l’inverse des Résistants!

La part belle de la démonstration est faite aux… nazis. Nombreux uniformes allemands, grandes svastikas, armement nazis, ceinturons « Gott mit uns » que je regarde avec curiosité. L’Allemagne nazie écrase tellement la vue qu’on peine à se demander comment ils ont fait pour finir par la perdre cette guerre. Ah oui, on nous fournit la réponse : la guerre est « globale », et les « ressources » sont prépondérantes (la volonté des hommes et leurs convictions visiblement importe peu). Et on revient à l’importance « vitale » de « Burma » dans le conflit.

Nazis allemands présentés avec luxe détails….

Une seule vitrine parait intéressante avec les uniforme des WAAF, les Womens Army Auxiliary Forces, avec des portraits de femmes qui les ont portés. Mais on n’apprend rien sur l’origine de la création de ce corps ni sur le rôle des femmes dans l’économie, rien non plus sur les FANY dont le rôle d’organisatrice date de la première guerre mondiale. On n’apprend donc pas conséquent rien sur l’évolution de la condition féminine en Grande Bretagne et rien sur ce premier féminisme émancipateur pourtant décrit si bien par l’historienne britannique Sheila Jeffreys dans « The spinster and her enemies » (la célibataire et ses ennemis »). Un féminisme a historique, sans chronologie, sans explications des origines ni des causes et des effets et assorti d’un anti-communisme et anti-soviétisme primitifs n’apportera jamais rien de bon aux femmes ni à la société.

The Spinster and Her Enemies: Feminism and Sexuality, 1880-1930 (English Edition) eBook : Jeffreys, Sheila: Amazon.fr: Boutique Kindle

Avant de quitter les pièces, écoeurée par la propagande, j’enregistre mes petits films pour capter les bruits assourdissants et la mauvaise musique de film qui noient toute réflexion sous une émotion de terreur artificiellement générée. La plus mauvaise façon de composer une exposition historique, la palme de la manipulation !

Mais il y a pire ! J’ai le malheur de vouloir voir le deuxième étage intitulé « l’Holocauste ». Là je découvre que l’occupation des divers pays européens par le régime nazi est subsumée sous le terme « holocauste », terme qui pourtant ne fut inventé que dans les années 1980 pour qualifier l’extermination des populations juives d’Europe. Passe encore que je sois réticente à employer ce mot, celui de « Zaglada », « Extermination », a toujours été utilisé en Pologne Populaire sans que personne des survivants n’y trouve à redire. C’est ainsi que nous avons été minutieusement éduqués pendant 45 ans, de 1945 à 1989, dans une mémoire triste et soucieuse du « plus jamais cela ».

vitrine, au demeurant juste et importante, expliquant l’extermination des malades mentaux et des handicapés. Mais rien sur l’extermination des Slaves sur les territoires de l’Union Soviétique, de Pologne, de Yougoslavie…

Mais ici, stupéfaite, je découvre que la reconstitution des villages familiers d’Europe de l’Est, des maisons en bois, des petites villes du sud de la Pologne, de l’Ukraine, de Biélorussie, de Slovaquie, des costumes paysans et des paysages de pins et de bouleaux, sert à gommer l’existence dans ces villages des populations slaves qui elles aussi ont subi exterminations et violences, les Slaves étant sur la liste de la mort juste après les Juifs. Des Juifs qui en réalité n’appartenaient pas à un « peuple à part » mais faisaient simplement partie des populations locales, vivaient enchassés dans les communautés d’Europe de l’Est dont ils ont partagé le lourd destin.

Dans cette exposition, aucune trace de l’enracinement des Juifs de l’Est dans leurs pays, aucune trace de leur nationalité, alors qu’ils étaient avant tout citoyens soviétiques, polonais, tchécoslovaques, hongrois! Je reste interdite devant l’ampleur de la manipulation qui consiste à gommer les Etats d’Europe de l’Est et la complexité du phénomène d’appartenance nationale et culturelle, tout simplement en imprimant sur ces millions de personnes l’étiquette « Juifs victimes de l’Holocauste ». Ainsi, on passe en sous silence leur culture particulière, fruit de croisement avec les cultures des pays de l’Est, en l’occurrence slave, puisque ce sont des villages polonais, ukrainiens, russes et biélorusses qui sont exposés ici.

Et comme l’exposition aussi PASSE SOUS SILENCE l’existence des Slaves et leur martyre, les maitres storytellers du lieu pratiquent la SUBSISTUTION : aux paysans slaves indésirables sont substitués des Juifs mythifiés, arrachés à leurs racines et tout prêts à constituer la … catégorie de « Juifs » ! Il faut dire que les victimes sont mortes, elles ne peuvent se défendre ni témoigner de leurs cultures et de leur identités!

Quant à des visiteurs slaves comme moi, en ces temps d’anti-communisme, d’anti-soviétisme et de russophobie, bien peu oseront protester devant la liquidation de la mémoire des victimes « non-juives » des nazis. Ainsi ces millions de victimes, ces 6 millions de Polonais, 20 millions de Soviétiques sont ainsi passés à la trappe. Les jeunes visiteurs, impressionnés par les affiches, l’ambiance sombre et glauque, la musique stridente, bien plus que par les explications trop succintes de la mécanique raciste nazie, ne sauront même pas que Hitler a bien tué des Russes! Il faut dire qu’il s’agit de maintenir la fiction que c’est Staline qui a commencé et qu’il est responsable de la guerre !

D’ailleurs, je remarque qu’il n’y a aucune données chiffrée, aucune donnée démographique, aucune carte non plus. Déjà que les gens sont nuls en géographie, en l’absence de la moindre carte de l’Europe il n’y a aucune chance qu’ils comprennent ce que fut l’occupation nazie en Europe de l’Est et pas davantage à l’Ouest.

L’Histoire de toutes les populations juives européennes étant subsumée dans le destin du ghetto de Varsovie (aucune indication évidemment pour préciser que le ghetto est une invention nazie, que l’enfermement des Juifs n’existait pas le 31 août 1939 à Varsovie), le visiteur ne comprendra rien du drame particuliers des populations désignées comme juives en Belgique, Pays Bas, France, et qui furent dans le cas de la France livrés par des nazis collaborateurs locaux.

Aucune chance non plus d’apprendre comment les survivants ont eu la vie sauve uniquement grâce aux réseaux de Résistance locale. Car il s’agit de taire ou de nier (sciemment ?) la Résistance des pays de l’Est. Aucun chiffre d’assassinés ni de survivants, rien sur les Résistances d’Europe occidentale non plus.

Je suis révoltée en quittant cet étage, tellement la débauche de moyens jouant sur l’émotion sert un discours dangereux et mensonger. Je me mets en quête d’un « livre d’or » pour y écrire mes remarques outrées. Mais les organisateurs ont prévu le coup : il n’y en a pas ! Impossible de donner son opinion à chaud. Il faut, comme d’usage dans notre monde « dématérialisé » écrire un mail que certainement personne ne lira.

Tant pis pour eux : ils obtiendront mon article et liront tout le mal que je pense de leur propagande anti-communiste et anti-russe, une certaine forme de racisme puisqu’ils veulent supprimer jusqu’au souvenir des villages de mes grands-parents, de la culture urbaine de Pologne, d’Ukraine ou de Biélorussie.

Il n’y a rien évidemment, pas un mot, sur les collaborateurs ukrainiens des nazis, OUN UPA, pas de trace de Stepan Bandera, Dimitri Klatschkowski ou Dimitri Shuchiewytsch. Le massacre de Baby Yar est perpétré par des « collaborateurs locaux » euphémisés, et le massacre des Polonais de Wolyn par les bandéristes du 11 juillet jusqu’à fin septembre 1943 n’existe tout simplement pas.

Vite, de l’air. Je préfère me retrouver dehors assise sous les arbres sur la pelouse à contempler les tulipes et appeler mes amis pour leur déverser au téléphone ma rancoeur. Quelle tristesse !

Je me promène dans le quartier avant de traverser la Tamise et revenir à Paddington. Au moins la beauté du printemps me console de la bêtise des hommes.

La Fondation Gerry Holsworth Charitable Trust

Le lendemain je suis contrainte de changer d’hôtel pour un lieu moins cher situé dans les pavillons du quartier de Chelsea. La déception de l’Imperial War Museum a été immense. Je décide d ‘aller chercher des informations à la source sur la Seconde Guerre Mondiale à la Fondation Gerry Holdworth Charitable Trust.


En effet, fin mars j’avais trouvé en cherchant des informations sur la vie de Sir Francis Brooks Richards sa biographie sur le site de la fondation Gerry Holdworth Special Forces Charitable Trust[1].

La fondation a pour objectif de perpétuer la mémoire du Special Operations Executive et des exploits de ses héros, de financer des recherches et des expositions dans les musées de Grande Bretagne. C’est sur ce site que j’ai trouvé le beau symbole du SOE, le petit parachutiste triste au-dessus d’une ville en flammes sous-titré « Spirit of Resistance ». J’ai lu avec profit les intéressantes notices biographiques de quelques héros et héroïnes du SOE, dont Gerry Holdworth, le chef de Brooks Richards à la tête de la flottille de bateaux clandestins faisant la liaison entre l’Angleterre et la Bretagne pour transporter le courrier, les armes, les agents, évacuer des aviateurs évadés, des résistants français – ces exploits que Francis Brooks Richards décrit avec tant de sensibilité dans son livre « Flotilles secrètes ».

J’ai été si contente de trouver un lieu de recherche et de mémoire consacré au SOE à Londres que j’ai envoyé un mail avec ma demande de rendez-vous pour obtenir plus amples informations sur la vie et la carrière diplomatique après-guerre Sir Brooks Richards – il fut en effet en poste en France dans l’immédiat après-guerre et dans les années 60, donc chaque fois que les vrais gaullistes furent au pouvoir. Nul doute qu’il fut très précieux pour ces relations car il était un ami de la France et un camarade de guerre de nombreux Résistants français,  dont du docteur Rosenscher qu’il forma et accompagna au « Special Detachement » lors de la prise du Cap Ferrat en Tunisie.

Je n’avais hélas pas obtenu de réponse à mon message, mais je retrouvais sans problème l’adresse de leurs bureaux. Ma déjà vieille habitude de recherche sur les différentes structures qui s’activent autour de l’affaire de Julian Assange m’a fait très facilement trouver quelques documents financier de la fondation contenant son adresse postale : 8 Herbert Crescent à Knightsbridge. Je résolus d’y aller le vendredi 22 avril.

En examinant la liste des administrateurs de la fondation, je découvre Susan Mary Richards que la fiche Wikipedia[2] crédite d’être la fille de Francis Brooks Richards[3].  Je suis un peu surprise, les rares articles qui sont surtout des présentation de son livre ou des hommages au moment de sa mort en 2002 ne parle que d’un fils, lui aussi diplomate[4] , ancien gouverneur de Gibraltar.[5]

Mais je suis très déçue lorsque je me rends compte que Susan Mary Richards publie des livres anti-poutiniens sur la Russie, livres encensés sur des sites visiblement de révolutions de couleurs antirusse[6]. Puis je découvre qu’elle est une fondatrice du site Open Democracy, organisation sorosiste bien connue, dont les articles ont toujours reflété l’orientation pro occidental et anti-souverainiste masquée par une idéologie droits-de-l’hommiste larmoyante typique des années 90.

Je me souviens aussi que Renata Avila, une des collaboratrice douteuse de Wikileaks, qui s’est toujours répandue dans les médias sans jamais venir à la Westminster Court soutenir Assange fut une salariée de Open Democracy. Nous ne sommes pas surpris que dans leurs récits larmoyants sur l’Ukraine aujourd’hui publiés sur le site de Open Democracy, les rédacteurs ne mentionnent jamais le bandérisme de Kiev, les bataillons Azov et Aidar, les bombardements du Donbass par l’armée kievienne ni le crime d’Odessa du 2 mai 2014.

Open Democracy est sans surprise actif dans l’idéologie du changement climatique, hostile à Poutine, Orban, Trump et tout leader un peu souverainiste. Boris Johnson y est mis sur le grill non pas pour son soutien à la détestable intervention en Ukraine, mais au contraire pour sa politique très raisonnable de résistance à la dictature covidienne. Bref, Open Democracy est le mondialiste davosien militant dissimulé sous des voiles de gauche. Je suis particulièrement contrariée de découvrir la prétendue fille du héros de la guerre anti-nazi dans cet d’entourage. 

Mais y est-elle vraiment ? Il n’y a pas beaucoup d’informations officielles sur « Susan Mary Richards » alors que son frère diplomate à la retraite a un CV bien plus fourni et cohérent. Elle est surtout mentionnée dans des sites de médias et en compagnie de son mari, un producteur de cinéma dans les rubriques « célébrités ».[7] La publicité sorosiste pour ses livres sur la Russie en « transition » semble aller parfaitement dans le sens du système, c’est-à-dire qu’elle présente la thèse d’un nécessaire apitoiement sur une Russie ensauvagée que l’Occident a le devoir de civiliser[8].

Sur ces sites la photo d’une femme blonde d’une 60taine d’année a bien vaguement un rare de ressemblance avec le visage doux et mélancolique de Sir Francis Brooks Richards, mais j’ai appris à me méfier de tout ce qui ressemble à un storytelling médiatique de fondations officielles.

Le parcours de Susan Richards semble trop lisse tout en étant un peu vide. La fille d’un héros de guerre, figure du SOE, ami de Churchill, francophile et gaulliste peut-elle être non francophone, engagée toute sa vie dans le démolissage méthodique de la Russie souveraine, une collaboratrice de structure médiatique et financière de la mondialisation moderne ?

Déjà les sites internet se contredisent en ce qui concerne ses études. Selon l’un elle est diplômée d’histoire médiévale, selon l’autre elle est titulaire d’un doctorat sur Soljenicine.

En outre, il y a un problème avec sa date de naissance. Sa date de naissance serait 1962 alors que le fils de Sir Francis Brooks Richards, Francis Richards Junior, est né en 1945, alors que son père est mort il y a 20 ans en 2002. Sa fille peut-elle être née presque 20 ans après son frère ? Improbable. Sir Francis Brooks Richards était mariée à une jeune fille de son âge en 1941, Hazel Williams, d’ailleurs également engagée dans la lutte dans le SOE. A l’époque on n’attendait pas 20 ans pour se décider à avoir un second enfant. D’ailleurs, Sir Francis semble être restée toute sa vie avec son épouse, qui décède en 2000 juste avant lui.

Sir Brooks Richards | | The Guardian

Par ailleurs, si Susan Mary Richards était la fille de Sir Francis Brooks Richards et que sa date de naissance est 1962, elle devrait être née à Paris ou Sir Francis Brooks Richards était en mission diplomatique de 1959 à 1964.

Pour avoir des informations plus réelles sur Susan Mary Richards j’examine les entreprises enregistrées à son nom sur le registre des entreprises britanniques. Elle gère l’entreprise « Russia and Beyond limited » qui lui permet de publier ses récits anti-poutiniens et pro kiéviens sur le site « Rights in Russia »[9]. Cette entreprise peut servir de couverture au site médiatique anti-russe.

Encore que l’entreprise, crée en 2013 et administrée par Susan Richards, Felicity Cave, Jeremy Noble et Oliver James Caroll n’a qu’une durée de vie éphémère, elle est dissoute dès 2014. Mais 2013 est l’année du Maidan et 2014 l’année du début de la guerre contre le Donbass. La structure a bien servi de couverture à quelques actions. Felicity Cave n’existe que sur le site de Open Democracy et elle est est un « ancien officier de l’armée britannique ».[10] On remarquera aussi qu’il n’y a aucune photo de cette personne.

Création de l’entreprise en 2013 sur le registre application-pdf

Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Felicity Cave gère cependant d’autres officines qui œuvrent dans le renseignement militaire et géopolitique contre la Russie, notamment le Britain-Russia Center and the East West Center (le Centre russo-britannique et le centre Est Ouest »).

THE BRITAIN-RUSSIA CENTRE AND THE BRITISH EAST-WEST CENTRE filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

application-pdf

On est vraiment dans l’univers des couvertures d’agences de renseignements antirusses et pas du tout dans le domaine du journalisme, de l’édition ou de la recherche honnête. La cheffe de cette officine est la Baronne Shirley Williams of Crosby, une parlementaire et ministre travailliste pro européenne à la très longue carrière politique, décédée en 2021. On revient toujours vers l’etablishement qui gère la politique par le biais de ces structures opaques[11].

Shirley Williams, Lib Dem peer and SDP founder, dies aged 90 | Shirley Williams | The Guardian

Felicity Mary CAVE personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Le deuxième acolyte de Susan Mary Richards à « Russia Beyond limited » est Jeremy Mark Noble, un acteur, réalisateur et journaliste de son âge, traducteur du russe et collaborateur culturel avec les milieux de l’intelligentsia pro occidentale russe. En effet, il n’est jamais allé en Union Soviétique et travaille en Russie depuis les années 1990. Il a notamment écrit un livre de dialogue avec le pseudo opposant russe adoubée par l’Occident Alexei Navalny et le journaliste stipendié par la CIA polonais Adam Michnik. Tout un programme ![12]

De plus la page wikipedia consacrée à Jeremy Noble renvoie sur le propre site de l’oligarque traitre Michail Khodorkovski sous le titre « alléchant » suivant:

“Russian propaganda is sexually transmitted” (khodorkovsky.com)

Un vrai CV de CIA!

Opposing Forces by Alexei Navalny (goodreads.com)

Evidemment, comme chez tous Occidental anti-poutinien, il ne peut manquer de film sur les espions : le sien s’intitule « l’âme d’un espion », « Dusza Spiona » ![13]

Il y a peu d’informations sur le quatrième gérant, James Oliver Carroll, en théorie journaliste au « The economist », mais aucun article n’apparait avec son nom seul, les quelques articles répertoriés sont toujours une oeuvre collective avec d’autres.[14]

Curieusement, la fiche de « Russia Beyond Limited » mentionne que Susan Mary Richards est née en 1948, en contradiction avec d’autres sites[15].

Par ailleurs, Susan Mary Richards est gérante (trustee) d’une fondation « The Amara Conservation Trust » active au Kenya, pays membre du Commonwealth ou Julian Assange apparait pour la première fois médiatiquement au Forum Social Mondial de 2007 et ou «Wikileaks » s’immisce dans la politique kenyane à cette date.

Selon son site internet la fondation a pour objectif la préservation de la faune sauvage du Kenya par la promotion de l’écotourisme, des énergies renouvelables et l’éducation à la protection de l’environnement. Susan Richards y apparait comme « Non executive director  founder of Open Democracy», elle assume donc sa position de collaboratrice des réseaux sorosistes. Cependant, la structure n’a pas déposé de document annuels requis au « Charity Register », il est difficile d’estimer si les images alléchantes du site internet correspondent à une réalité de sommes d’argent dépensée[16]. Les dirigeantes de la structures sont Heidi et Lori Bergemann, sur lesquelles il est impossible cependant de trouver d’autres informations qu’un communiqué de presse de la fondation et des pages facebook à peu près vides[17].

Fait intéressant, le véritable décideur dans la structure semble être Christian DelValle, un Français gérant de Mirova-Althélia Ecogroupe, un fond d’investissement « dans le capital naturel » propriété du géant bancaire Natixis ! « Investissement dans le capital naturel » veut dire simplement privatisation du vivant, des terres et mers, de l’agriculture et aussi, et non accessoirement, de l’ADN des êtres qui peuplent la planètes, humains et non humains. Amara Conservation Trust apparait comme une tête de pont du capitalisme français accapareur de terres et de ressources en Afrique, loin d’être une innocente ONG de préservation des éléphants ! Le « Greenwashing » est en marche ![18]

Acquisition de Althelia Ecosphère | Natixis Investment Managers

Christian DelValle fut en plus le Directeur du Département Environnement, Marché et Forêts de BNP Paribas, il est donc représentatif des structures les plus impérialistes du capitalisme mondialisée de l’oligarchie française , d’autant plus qu’il fut aussi un pionier de la mise en place du « marché carbone », système de « droit à polluer » instauré par les accords internationaux de « lutte contre le réchauffement climatique »! Tout un programme également ![19]

Parmi les administrateurs de « Open Democracy » nous retrouvons à côté de Susan Mary Richards Elaine Potter, gérante de l’organisation pendant 10 ans, de 2010 à 2021[20]. Les deux femmes entrent dans le conseil d’administration de cette structure le même jour, le 19 août 2010 (en plein dans les publications de Wikileaks et les débuts de la célébrité de Julian Assange) et partent ensemble en 2021. Elles font partie de la même équipe de direction.

Elaine POTTER personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

rapport financier de 2016 application-pdf

Or, Elaine Potter est également la fondatrice avec son mari de la puissante fondation Elaine and David Potter Foundation[21]. David Potter est un oligarque sud-africain de l’informatique. Sa femme Elaine, qui se prétend une journaliste connue dans son pays, a également fondé le Center for Investigative Journalism, The Bureau of Investigative Journalism et the Trust of the Bureau of Investigative Journalism. Ces structures prétendent avoir financé le projet «  Julian Assange et Wikileaks » et ce sont les membres de ces organisations (salariés, stagiaires et bénéficiaires) qui sont justement ceux que je croise en permanence dans les différentes « cours de justice » en tant que spectateurs privilégiés du « spectacle Assange »[22].

Elaine Potter a été une directrice du Center For Investigative Journalism de 2007 à 2016.

Rapport de 2009 mentionnant les directeurs application-pdf

CENTRE FOR INVESTIGATIVE JOURNALISM LIMITED people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

C’est en tant que directrice de cette organisation qu’Elaine Potter a financé avec le premier mentor et guide de Julian Assange, Gavin MacFadyen[23]. Nous menons notre recherche au sujet du rôle du CIJ et de Gavin MacFadyen depuis deux ans déjà. Les événements violents de la dictature covidienne ont retardé la publications de nos résultats mais une partie est présentée dans le chapitre suivant.

Gavin MacFadyen, 76, Mentor and Defender of WikiLeaks Founder, Dies – The New York Times (nytimes.com)

Julian Assange et à côté de Gavin MacFadyen en 2011. Il est difficile de trouver des photos d’Assange avec Elaine Potter, pourtant elle est bien fondatrice du BIJ et CIJ
Tributes as ‘force for good’ journalist Gavin MacFadyen dies at 76 | Islington Tribune

Ici retenons seulement que Elaine et David Potter ont été les fondateurs, les gérants et les financeurs du « Trust of Bureau of the Investigative Journalism » aux côtés des « avocats » fictifs de Julian Assange Geoffrey Robertson et Jennifer Robinson.[24]

THE BUREAU OF INVESTIGATIVE JOURNALISM filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Quant à son organisation sœur, le Center for Investigative Journalism, il a aussi été dirigé par Andy Müller Maghun, le dirigeant allemand réel de Wikileaks en tant que projet N°4 de la Fondation allemande Wau Holland.[25] Andy Müller Maghun s’est toujours présenté comme un « ami » de Julian Assange, pourtant nous pouvons attester qu’il n’a jamais été présent à aucune des rencontres-poursuites contre Julian Assange, alors même qu’en tant que responsable du projet « Wikileaks » devant les autorités allemandes, il est en réalité celui qui devrait assumer les conséquences juridiques des publications au lieu et à la place de son stagiaire non rémunéré, Assange.

Parmi les administrateurs de la structure « pour la liberté du journalisme d’investigation » nous retrouvons Briam Basham[26], Simon Albury, Christopher Hird et Michael Langley.

Nous avons effectué une première recherche sur ces personnes et ces structures qui s’emboitent les unes dans les autres en toute opacité, à l’automne 2020 pour la plainte internationale de Wikijustice.

Nous avons poursuivi notre analyse qui est présentée dans le chapitre suivant.

Les Spin Doctors de la City, le CIJ et Julian Assange – extraits de la première plainte internationale de Wikijustice Julian Assange, décembre 2020 :

pages 205-2011 du document suivant:

monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh/wp-content/uploads/2020/12/Plainte-Wikijustice-pour-Julian-Assange.pdf


[1]Home – Gerry Holdsworth Special Forces Charitable Trust (holdsworthtrust.org)

[2] Brooks Richards — Wikipédia (wikipedia.org)

Brooks Richards – Wikipedia

[3]

[4] Francis Richards (diplomat) – Wikipedia

[5] Sir Francis Richards[5]: oration (bath.ac.uk) ;

[6]  Susan Richards – Rights in Russia .

[7] Susan Mary Richards: Who Is Roger Graef’s Wife? – ABTC

[8] Author | Susan Richards (otherpress.com)

[9] Our Constitution – Rights in Russia

 RUSSIA AND BEYOND LIMITED people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[10]Felicity Cave | openDemocracy

[11] Shirley Williams – Wikipedia

THE BRITAIN-RUSSIA CENTRE AND THE BRITISH EAST-WEST CENTRE filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Felicity Mary CAVE personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Shirley Williams – Wikipedia 

[12] Opposing Forces: Plotting the new Russia (English Edition) eBook : Navalny, Alexei, Michnik, Adam, Noble, Jeremy, Treisman, Daniel: Amazon.fr: Boutique Kindle

Jeremy Noble – Wikipedia

Russian art, gifts and collectibles at Jeremy Noble

[13] Dusha shpiona (2015) – IMDb

[14] Articles by Oliver Carroll’s Profile | The Economist Journalist | Muck Rack

[15]

Susan Mary RICHARDS personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Susan Mary RICHARDS personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[16] Accounts and annual returns, THE AMARA CONSERVATION (UK) TRUST – 1091126, Register of Charities – The Charity Commission

Board / Trustees – Amara Conservation

[17] Embrace of Aging

[18] Acquisition de Althelia Ecosphère | Natixis Investment Managers

Natixis annonce la finalisation de l’acquisition de Althelia Ecosphère par Mirova. La nouvelle entité ambitionne d’allouer un milliard d’euros pour l’investissement dans le capital naturel d’ici 2022 (groupebpce.fr)

[19] Christian del Valle – Global Landscapes Forum Events

[20]

THE OPENDEMOCRACY FOUNDATION FOR THE ADVANCEMENT OF GLOBAL EDUCATION people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[21] About the Foundation – The David and Elaine Potter Foundation

Trustees – The David and Elaine Potter Foundation

[22]

[23] Gavin MacFadyen, 76, Mentor and Defender of WikiLeaks Founder, Dies – The New York Times (nytimes.com)

La fibre fédératrice de Julian Assange | Le Club (mediapart.fr)

[24] THE TRUST FOR THE BUREAU OF INVESTIGATIVE JOURNALISM people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Elaine POTTER personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[25]  Mon article sur la Wau Holland Stiftung, le CIJ et Julian Assange

Wikileaks en tant que projet de la Fondation allemande Wau Holland – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

[26] CENTRE FOR INVESTIGATIVE JOURNALISM LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Les Spin Doctors de la City, le CIJ et Julian Assange

Le Center for Investigative Journalism se présente comme une association à but non lucratif qui propose des formations sur le « Data journalism ». Pour chacune des formations dispensées, il emploie des journalistes travaillant dans des medias maintream, qui sont grassement rémunérés pour chaque prestation.

Centre for Investigative Journalism (tcij.org)

(20+) Centre for Investigative Journalism (CIJ) | Facebook

Lorsqu’un journaliste ou un particulier souhaite s’inscrire dans une formation, la somme à payer ne lui est pas indiquée sur le site internet et lorsqu’il se rend sur place pour demander ce renseignement, les responsables de bureau peuvent lui dire “c’est trop cher pour vous”, comme ce fut notre expérience. Il est donc impossible d’évaluer combien coûtent ces formations en consultant les brochures et le site du Centre alors que de nombreux sponsors entretiennent cette structure. Il est impossible de s’inscrire simplement et de venir à une formation sans avoir été sélectionné auparavant par le « operating manager » du CIJ Sami Aknine.

Le Center for Investigative Journalism est notamment entretenu par des structures puissantes comme la Bertha Fondation, une fondation de Tony Tabaznik, le puissant oligarque sud-africain du médicament générique et également employeur de Jennifer Robinson, l’une des pseudo avocate d’Assange. Cette structure est déclarée en Europe en Suisse, au registre du commerce du Canton de Genève.

Registre du Commerce du Canton de Genève

How the Bertha Foundation has Transformed the Global Nonfiction Media Landscape | International Documentary Association

Il y a également la Rena and David Logan Foundation, structure d’oligarque américains possédant une école privée de journalisme à Berkeley, aux portes de la prestigieuse université Berkeley. Ce fut ici que la fondation Logan a subventionné une des premières conférence de Julian Assange, le 18 avril 2010, en compagnie de Gavin MacFadyen présenté comme directeur et fondateur du CIJ et de Birgitta Jonsdottir, une député islandaise habituée aussi bien de spectaculaires  coups médiatiques que d’un long travail au sein de la Commission des Affaires Etrangères islandaise favorables aux bases américaines dans l’île du Nord.

Un financeur permanent du CIJ est également l’organisation hollandaise Stichting Démocratie en Media, une structure de soutien aux journalisme certes datant de 1944 et issue de la Résistance anti-nazie, mais aujourd’hui compromise dans le soutien à la politique américaine et otanesque, comme le montrent les remerciements à son endroit de Freedom House, le fameux faux nez de la CIA en Europe et grand financeurs de tout l’anti-communisme européen depuis la guerre.

FOTP 2016 Acknowledgements | Freedom House

Freedom House — Wikipédia (wikipedia.org)

History – Stichting Democratie en Media (stdem.org)

Nous ne sommes donc pas surpris de trouver parmi les financeurs du « créateur du concept Assange » la Google News Initiative, structure de Google qui est ainsi peut financer son opposition contrôlée dans le plus pur style sorosien. Nous ne sommes pas non plus dupe du procédé consistant à créer puis « poursuivre » son « opposant » alors que nous voyons que le CIJ est soutenu avec ardeur par la ville de Londres propriétaire de la Goldsmith University. Le CIJ n’est donc en rien une petite ONG d’opposition mais bien le fer de lance de la conquête du public par le système qui tel le loup se dissimule dans la peau de l’agneau de l’opposition.

Brochure du CIJ qui nous a été remise le 15 mars 2020 par Sami Aknine au 37 Laurie Grove. Elle contient les formations subventionnées par Soros

En tant que représentant de la véritable Résistance, nous nous sommes présenté au 37 Laurie Grove, adresse officielle figurant sur les comptes rendus financiers de l’entreprise, le 15 janvier 2020 exactement, afin de demander au Centre de dispenser des cours de journalisme aux militants Gilets Jaunes désireux de s’armer intellectuellement et médiatiquement contre le système. Arrivant à l’improviste dans le petit salon au rez de chaussée du modeste pavillon attenant au complexe de la Goldsmith University, nous nous sommes en effet heurtées au Français Sami Aknine.

Sami Aknine est le fis de Pierre Aknine, scénariste et acteur français. Sami Aknine est diplomé de l’Ecole privée de Commerce Audiencia de Nantes. Il a été le chef du Media Channel du Forum Economique Mondial de Davos, la reunion mondiale qui est organise actuellement l’opération du “Grand Reset” sous la direction de Karl Schwab et de Charles “Windsor” pour achever la destruction des sociétés et des Etats souverains dans le “plan Covid 19”. Il a été aussi manager au Euromoney Institutional Investor pendant 15 ans – un groupe de medias d’informations financières et boursières.

Ce fut Sami Aknine qui nous informa que le CIJ rémunérait les journalistes dispensant les formations du Centre, mais il nous annonça également que ces formations étaient payantes et chers et que les Gilets Jaunes n’aurons certainement pas les moyens de se payer le prestige du Centre…. Ses propos nous ont suffit pour comprendre que le CIJ est un centre de fausse opposition qui n’a nullement l’intention de soutenir de vrais rebelles. Du reste, le conformisme des gens fréquentant la Westminter Court au procès d’Assange et envoyé par le CIJ acheva de nous convaincre que loin d’être une opposition, le CIJ es tune imposture.

Le Center for Investigate Journalism ne possède pas de locaux pour faire les formations, mais il organise regulièrement ses conferences dans une salle de la Goldsmith University. Quelle est le rôle de la Goldsmith University, université de la ville de Londres, dans le fonctionnement de cette structure? Pourquoi la Goldsmith university donne son patronage à cette entreprise privée douteuse alors qu’elle possède sa propre faculté de journalisme?

La Golsmith University a été pendant 200 ans une école de la «Worshipful Company of Goldsmiths », l’Association des Orfèvres, une des guilde les plus puissante de la City of London. Cette université appartenait donc à la City of London Corporation mais est depuis 2004 gérée par la ville de Londres. Pourquoi permet-elle l’usage de ses locaux à des compagnies privées non contrôlées ?

The Worshipful Company of Goldsmiths (springer.com)

Des doutes existent concernant l’ activité reelle du centre. Ce Centre fonctionne-t-il réellement comme une école de journalisme ou est-il un lieu par lequel transite de l’argent donné par les sponsors à d’autres buts éeels? Les rapports financier du Centre sont flous et ne donne pas à voir à quoi sert l’argent donné par les sponsors et surtout les étudiants en journalisme. Si les formations sont payantes et servant à rénumérer les journalistes formateurs qui sont déja salariés par leurs medias respectifs, à quoi sert l’argent des sponsor si les étudiants doivent payer les formations?

Selon les rapports d’activités la plus grande partie des subventions sert à payer le Logan CIJ Symposium, la CIJ Sommer University (université d’été), les formations et les “fellowship” (bourse).

Nous disposons de rapports financiers du CIJ “companie” de 2005 à 2018 au register des entreprise des entreprises britanniques et de rapports financiers des “Trustee” (administrateurs) du CIJ “Charity” deposes au Charity Register, le registre des structures à but non lucratif pour les années 2014-2020. L’analyse de ces rapports est cruciales pour comprendre l’activité du lieu et comparer le storytelling médiatique à la réalité présentée aux autorités. Il est important aussi de déterminer le rôle de Gavin MacFadyen prétendument mort en décembre 2012 et mentor de de Julian Assange.

Le premier rapport d’activité du CIJ “entreprise” nous apprend par exemple que la structure a été fondé en juillet 2005 avec la modeste somme de 17 425 livres par Messieurs Brian Arthur Basham et Simon Albert Albury[1] et que son activité est “l’éducation du public aux principes et pratique du journalisme d’investigation.[2] Aucune trace du prétendu fondateur et “père de Wikileaks” Gavin MacFadyen, si ce n’est l’adresse du 34A Moreton Street dans le joli quartier de Pimlico, siege du CIJ à son ouverte et qui aurait été le domicile de MacFadyen et ou celui-ci aurait abrité Julian Assange en 2010. Mais une rapide enquête sur place dès octobre 2019 nous a permis de constater qu’aucun voisin ne se souvient d’un charmant monsieur journaliste connu Gavin MacFadyen qui aurait été une figure du quartier. Par contre, les gérants du magasin d’antiquités au rez de chaussée savent que l’appartement du premier étage a été revendu plusieurs fois depuis belle lurette. Personne n’a donc vu Madame Susan Benn, la seconde épouse de MacFadyen qui apparait dans le récit de soutien à Assange en 2012 et dans certaines photos plus récentes du CIJ avec Naomi Colvin et MC McGrath.[3]. Le 34A Moreton Street est depuis 2018 la propriété de Simon Thomas and Associates. Curieusement, juste avant, le 29 novembre 2017 Susan Elizabeth Benna a transmis son “leasehold”, bail à long terme avec Simon Edward Irvon Thomas pour l’appartement du premier étage juste avant quecelui-cii ne rachète tout l’immeuble avec son entreprise (même si c’est pour la curieuse somme de … 1 livre.[4] Puis Madame Susan Benn a disparu de la circulation, on ne l’a jamais vu à aucune audience du procès d’Assange.


[1]

Rapport d’activité du CIJ en 2006

[2]

idem

[3]

[4]

La suite dans l’article Qui sont les vrais Storyteller? Les Spin Doctors de la City, le Center for Investigative Journalism et Julian Assange

Qui sont les vrais Storyteller? Les Spin Doctors de la City, le Center for Investigative Journalism et Julian Assange – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Le « Club des Espions »

C’est authentiquement mûe par le désir d’en savoir plus sur la fascinante personnalité du héros de résistance Francis Brooks Richards que je me suis dirigée vers le 8 Herbert Crescent, siège de la fondation Gerry Holdsworth Charitable Trust, malgré la déception et l’incrédulité qu’a suscité en moi l’information sur la proximité de Susan Richards avec les officines anti-russes et sorosistes.

Comme j’arrive cette fois du sud de Londres, du quartier de Chelsea, mon bus s’arrête tout prêt du métro Knightsbridge à l’angle de la rue Basil Street et du grand boulevard commerçant Sloane Street, pourvus de boutiques de luxe. Celles-ci furent fermée pendant la période covidienne et aujourd’hui elles sont remplie d’une foule joyeuse et bien entendu, riche. Basil street est la petite rue qui mène directement sur le carrefour du grand magasin Harrods jouxtant le trop fameux 3 Hans Crescent Street, le vaste immeuble de briques rouges ou se situaient officiellement la mission diplomatique de l’Equateur et ou Julian Assange aurait été enfermé de 2012 à 2019.

Les lieux n’ont pas changé depuis mes innombrables visites. La foule riche se presse toujours sur la placette en face du Harrods. Le drapeau colombien pend toujours à la fenêtre du rez de chaussée côté droit de l’immeuble (à l’angle de Basil Street) alors que le drapeau équatorien aux airs jumeaux décore la fenêtre du fameux balcon ou se tenait de temps en temps Assange côté gauche du bâtiment. Les deux appartements qui soit-disant abritent des locaux diplomatiques sont toujours aussi vides, des rideaux blancs épais masquant toute forme de mouvement. Ils sont même plus vides qu’avant car autant l’appartement équatorien a toujours été vide, en 2019 il y avait néanmoins quelques jeunes filles employées en Colombie mitoyenne.

Le balcon d’Assange donne toujours sur la petite impasse Landon Street et jouxte le bâtiment du 1 Hans Crescent accolé au 3 et surplombe légèrement l’imposante entrée de service du Harrods dans des vastes sous-sol duquel s’engouffrent de temps à autre d’immenses camions de livraison. Les employés de Harrods possèdent leurs vestiaires, bureaux et base vie dans l’entrée du 3 Hans Crescent Street côté Basil Street. Un lieu spectaculaire assurément dans sa non-discrétion, incompatible avec de vrais locaux d’une mission diplomatique sensible.

D’ailleurs, vendredi 22 avril il ne se passe rien dans la rue, je reste un long moment en face de l’entrée du 3 Hans Crescent mais l’immeuble semble désert. Pour rejoindre la rue Herbert Crescent, je longe les quelques maisons de la rue Hans Crescent et j’aboutis au premier croisement à droite à la petite rue Pavillon Road. Dans cette rue à ma gauche les maisons ont un aspect néogothique, elles n’ont que 3 étages et des décorations de terre cuite orange sur la brique rouge. Je tourne à droite puis à nouveau à droite : la rue Hans Crescent est une ruelle de quelques maisons qui relie Pavillon Road à Hans place, le grand square ovale qui se trouve juste derrière le pâté de maison du 3 Hans Crescent.

Herbet Crescent commence d’ailleurs pas une curieuse petite maison en brique toute mince surmontée d’une tourelle par ailleurs charmante. A ma droite se trouve le 6 Herbert Crescent, une petite maison blanche moderne de 2 étage. Le 8 est en face, c’est une porte en bois noir avec au centre une poigné de bronze brillante. L’embrasure de la porte et des fenêtres est blanche sur les briques rouges bien polies. La maison ne fait pas plus de 3 petits étages, dont un mansardé sous un toit en ardoise grise. La porte 8 est la troisième de la rangée de maisons accolées selon le style londonien, les unes aux autres.

Tout est calme, désert et semble inhabitée et inoccupé. Je suis très surprise de constater que la fondation du célèbre SOE se trouve à 300 mètres à peine de l’étrange immeuble ou Assange fut enfermé. Et surtout, il n’y a aucune mention de la fondation sur la porte. Il n’y a d’ailleurs pas de trace d’un bureau ou d’une activité quelconque. J’hésite à appuyer sur la sonnette ou frapper avec la poignée sur la porte.

Alors je décide à faire le tour des lieux et je m’éloigne vers la place Hans Place dont le square au hauts platanes est entouré d’immeubles plus modernes et qui semble plus luxueux. Le grand Hill House de style néobyzantin semble être un club de luxe aux très hautes fenêtres et lustres scintillants. Je note aussi qu’à la jonction de Pavillon Road et de Basil Street, à 200 mètres du Harrods se trouve une élégante et fonctionnelle caserne des pompiers, la « London Fire Brigade Station Knigthsbridge 1907 ».

Je me poste devant le square à l’angle de Herbert Crescent et du square et j’attends. Je fais aussi quelques photos de la maison et de la voiture noire garée devant. Et voici alors que vers 19 heures des visiteurs arrivent et sonnent à la porte : des garçons en costumes, genre jeunes fonctionnaires avec attachés case, par deux ou tous seuls. Puis des femmes, blondes en tailleur noir, des blondes le plus souvent, 30-40 ans, ressemblant à Clair Dobbin. Je photographie discrètement, il y a des caméras dans tout le quartier, en m’interrogeant sur cette réunion dans ce qui paraissait être un immeuble vide. Le temps passe, je fais le tour du square, puis je reviens observer le Harrods et ses jeunes élégantes en mini-jupes. Puis je reviens voir ce qui se passe au 8 Herbert Crescent. Des jeunes fonctionnaires sont ressortis de la porte noire. Un vieux monsieur, très classe, très distingué, en fauteuil roulant sort de la maison accompagné de deux jeunes, un garçon et une fille qui s’occupent de lui. Une grande femme blonde sort à leur suite et tout les 4 discutent sur le pas de la porte pendant au moins 20 minutes. Est-ce un vétéran et la réunion celle d’un conseil d’administration de la fondation ? Un peu plus tard un grand van se gare tout près et emmène le vieil homme élégant ainsi que ses accompagnateurs.

Je me mets à rêver de rencontrer ces vétérans tout comme j’ai eu tant de plaisir et d’honneur à parcourir les boulevards de Moscou le 9 mai 2015 au cours du Régiment Immortel au bras de Boleslaw Woloszyn, partisan polonais de 95 ans qui me narrait sa guerre dans les bois contre les nazis allemands et bandéristes tout en recevant les fleurs et les hommages des jeunes Russes, les « z prazdinkom » comme les « merci de nous avoir libérer » si émouvants.

Mais quelque chose me retient et je décide de revenir le lendemain après avoir examiné de près le Conseil d’Administration de la fondation.

La nuit tombe lorsque je continue ma promenade vers la maison du 206 Brompton Road. Nous avions identifié en janvier 2020 cette ancienne station de métro comme le point d’entrée des souterrains militaires de la guerre, siège du centre de commandement de la défense et point d’entrée vers le vaste système d’abris souterrains communicant de Londres. L’entrée du souterrain avait d’ailleurs brièvement été montrée au public quand la maison fut vendue en 2014 à Dimitri Fyrtach, sulfureux oligarques ukrainien. Encore un, pourquoi ces corrompus sont ils les gardiens de l’héritage anti-nazi des Anglais ?[1] Gardien de la porte d’entrée du système de défense… cela fait réfléchir sur la guerre et le nazisme actuel. La petite maison aux grandes fenêtres aveugles est déserte en face du petit square jouxtant l’oratoire catholique et l’église Holly Trinity. Pas un chat, aucun nom sur la porte. Le quartier se vide dès que les magasins ferment. Il est temps de regagner un pub qui est si rempli que j’ai du mal à y trouver une place pour dîner.

A l’hôtel je me replonge dans les CV des administrateurs de la Gerry Holdsworth Special Forces Charity Trust, les rapports financiers de 2018, 2019, 2020 et 2021 sont disponibles sous le numéro No. 802124 du « Charity Registration ». La fondation apparait comme une institution sérieuse qui finance des recherches, des expositions, l’entretien de sections muséales dédiés à la mémoire du SOE et de ses héros. Son budget en 2019 fut de plus d’1 million de livres, 770 000 en 2020 et 2021.

Mais la composition du conseil d’administration m’intrigue. A côté de Susan Richards figure Lady Victoria Getty, la fille présumée de Gerry Holdworth. Née en 1944 elle est actrice, modèle pour Nivea ou des pâtes dentifrices, mariée d’abord à un fils de raja, elle divorce et épouse John Paul Getty un des propriétaire richissime de l’agence photo Getty Images qui a la monopole quasi exclusif des photos officielles des médias anglais comme on a pu le voir avec l’affaire Assange[2]. C’est aussi Getty Image qui a le monopole des photos de Julian Assange.

Elle et son mari passent pour de généreux philanthropes. Un sérieux site de recherche historique Transnational Résistance présente Paul Getty comme le fondateur en 1989 et le financeur du Gerry Holdworth Charitable Trust sur l’instigation de sa femme et avec la coopération du premier frère d’arme de Holdworth, Sir Francis Brook Richards[3]. En tout cas Victoria Holdworth Getty figure plus sur les pages de magazines people en tant que mondaine que dans des actions politiques ou scientifiques. C’est étonnant que la fille d’un héros de guerre, un des chefs du SOE, ne soit célèbre que pour ses frasques conjugales, une vie de saltimbanque et les activités business spectacle de son second mari.  Je ne trouve par ailleurs que peu de photo d’elle jeune ou dans la force de l’âge. Est-ce le biais d’internet, mais on a l’impression que la vie de Victoria Getty commence dans les années 2010, seules les photos prises par l’agence Getty Images apparaissent. De plus, aucun site ne mentionne sa mère et l’épouse de Gerry Holdworth reste inconnue. Après avoir vu des actrices venues de nulle part se faire passer pour des aristocrates comme dans le cas de Tracy Ward et des ducs de Beafort, je ne m’étonnerais pas si j’apprenais que Victoria Getty n’est pas en réalité la fille de Gerry Holdworth[4].

Le président de la fondation est le général Sir Mark Carleton Smith, ancien « Chief of the General Staff », chef d’état-major donc, et Directeur des Forces Spéciales. Agé de 58 ans l’homme est haut gradé d’active, c’est donc une personnalité du haut commandement britannique.[5] Est-il un président honorifique ou joue-t-il un rôle réel dans cette fondation ? En tout cas sa présence laisse supposer que cette organisation n’est pas dédiée uniquement à la question mémorielle mais joue un rôle politique.

Sir Robert William Kenneth Crawford, né en 1945, a été directeur de l’Imperial War Museum et administrateur de nombreux musée anglais[6]. Parmi les administrateurs plus jeunes, j’ai la mauvaise surprise de voir Diana Lee, l’actuelle directrice du musée et donc responsable de la détestable exposition que j’ai vue la veille et que j’ai critiqué ici.[7]

Son bagage historique étant plutôt mince, elle a surtout l’air d’être une spécialiste de mise en scène théâtrale dans les musées. C’est en tant que tel qu’elle s’est illustrée à la tête du musée des arts de l’enfance (V and A Childhood Museum).[8]

En contraste le professeur Sir Hew Stracham est un véritable historien spécialiste de l’histoire de l’armée britannique et auteurs de nombreux livres qui traitent cependant plus de la première que de la seconde guerre mondiale.[9]

L’administrateur John Raine est quant à lui issu du domaine politique : diplomate de métier, il a dirigé l’implication britannique dans l’invasion anglo-américaine de l’Afghanistan et de l’Irak. En ce qui concerne la guerre contre la Russie en Ukraine, il est un fervent va-t-en guerre de l’OTAN[10] au côté des nazis bandéristes. Il est fort dommage qu’un tel personnage puisse utiliser le nom de héros anti-nazi comme Brooks Richards ou Holdworth pour se donner une image de notable respectable. Ses analyses à l’International Office of Strategic Studies le situe clairement en tant que soutien du bellicisme occidental.[11]

Et pour finir Jamie Lowther-Pinkerton fut écuyer de Elizabeth Bowes Lyon senior et membre de SAS et secrétaire privé de William « Windsor » Battenberg/ Saxe Coburg Gotha, dit prince William. C’est donc un membre influent du système royal, mais il n’a rien à voir avec l’histoire glorieuse des combats contre le nazisme allemand. [12] Il est intéressant de voir qu’il est marié avec Susannah Lucy Richards, peut-être vraie petite fille de Sir Brooks Richards ?[13]

Il s’intéresse aussi de près au milieu du journalisme, sous couvert de former les journalistes aux « risques ».  Etant donné sa proximité avec le pouvoir on peut aussi penser qu’il est responsable d’une forme de contrôle de la caste royal sur les médias.[14]

Je retrouve dans la fondation Holdworth des personnes qui sont au cœur du système de pouvoir en Angleterre. Par contraste les vrais historiens du SOE comme Michael Foot en sont absent.

Assise à ma table dans la salle commune de mon hostel populaire et peuplé de jeunes fan du club de Chelsea regardant du foot, buvant bière et parlant fort, je tourne dans ma tête et sur mon écran d’internet ces informations, toute la soirée.

A deux heures du matin, je découvre ce que je cherche : le 8le 8 Herbert Crescent, situé juste derrière le patée de maison de 1 Hans Crescent et du 3 Hans Crescent cher au Storytelling Assange, était le Special Forces Club, le QG historique des espions anglais crée en 1946!

Et c’est un simple site guide touristique qui m’a l’apprend ![15]

Le site internet du lieu reproduit la porte en bois avec la poignée luisante de laiton en forme de gueule de lion, c’est bien la porte que j’ai observé cette après -midi. Mais la porte du site internet me reste fermée : il faut en être membre pour franchir le seuil virtuel du Special Forces Club (sfclub.org)

Qu’à cela tienne, la page wikipedia officielle me renseigne pratiquement sur tout… Special Forces Club – Wikipedia

J’apprends que le Special Forces Club a été crée en 1945, donc au moment de la dissolution officielle du SOE par son dernier commandant Sir Colin Gubbins, comme un prolongement du SOE. Sont membre du club de droit les agent du SOE, leurs familles et descendants, qu’ils soient Anglais ou Français, et les Français ont été nombreux puisque le SOE était l’organisation qui avec ses deux sections F et DF faisait la guerre subversive contre les nazis en France. De plus, selon ces informations officielles, en sont membre aussi les Résistants de pays qui ont été en lien avec le SOE, et cela en fait du monde si on comprend que chaque parachuté ou déposé en Lysander était considéré comme un « agent », (par exemple, Jean Moulin est pour le SOE un « agent »), et que aucun Résistant d’aucun pays ne pouvait franchir la mer et les côtes sans l’aide du SOE ou de l’Intelligence Service.

Le but du Club était selon Gubbins « établir un Club qui serait d’un bénéfice pratique et immédiat pour les jeunes membres du SOE, hommes et femmes qui nous avaient rejoints pendant la guerre et qui, à la fin de celle-ci, devaient commencer une vie complètement nouvelle dans un monde étrange et bouleversé. Le deuxième objectif institutionnel du SOE était de « maintenir et de renforcer encore les liens intimes que, par nos activités de guerre, nous avions établis avec les hommes de bonne volonté dans tous les pays occupés d’Europe et d’Asie, dans le but d’essayer de favoriser la compréhension mutuelle et de créer un monde plus heureux ». Dans tous ces pays, des hommes qui étaient depuis des années en association intime et constante avec nous, certains jusqu’alors obscurs, accédèrent à la fin de la guerre aux plus hautes fonctions gouvernementales ». On ne pourrait avoir une définition plus clair d’un réseau d’influence…[16]

De plus étant donné le nombre de femmes dans le SOE et contrairement aux apparences, le nombre de femmes travaillant pour les services secrets ‘(souvent à des postes sédentaires d’archivage et d’organisation, il est vrai), ce n’est pas un club masculin, comme j’ai pu le constater au nombres de femmes distinguées se dépêchant à la réunion d’hier soir.

Cela d’autant plus que le Club est aussi ouvert aux membres actuelle de la « communauté du renseignement », comme on dit joliment dans ce milieu. On s’aperçoit que le premier service de renseignement US cultive aussi ses racines sur ces pages OSS REBORN : Office of Strategic Services

Evidemment, il est plus probable que les valeurs actuelles du Club soient plus proche de l’idéologie otanienne que de l’anti-fascisme du SOE, mais qui sait, je ne dois pas avoir d’a-priori.

En tout cas je suis sidérée de constater à quel point la mise en scène « Assange en Equateur » se déroule juste en face, à quelques centaines de mètres, juste devant le Club des Espions britanniques ! Les agents n’ont pas trop à voyager dans Londres pour le montage du spectacle : il suffit de tourner au coin de la rue ou peut être même emprunter un passage souterrain entre deux immeubles, le 1 et 3 Hans Crescent et le 8 Herbert Crescent…, car il ne faut pas perdre de vue cet aspect historique du quartier. [17]

Il est d’ailleurs intéressant de voir que sur le plan officiel de Google le 8 Herbert Crescent est affublé d’une adresse commerciale anodine « IC Global trading «  tandis que « l’ambassade de l’Equateur » a disparu et seule la mission de Colombie apparait. Mais on y voit bien que le centre des agents se trouve juste derrière le pâté de maison ou se déroule la mise en scène de la captivité d’Assange.

Comme les agents secrets des forces actuelles, les SAS et autres commandos peuvent aujourd’hui être membres du club, cet endroit en apparence anodin est donc aussi un important lieu de pouvoir. Une simple promenade dans le quartier montre à quel point il est facile d’y préparer une opération psychologique, une mise en scène : le centre de commandement a son club, les souterrains appartenant au ministère de la défense relient les bâtiments les uns aux autres, entre club d’agents, souterrains appartenant au ministère de la Défense. Il y est facile de louer une pièce pour servir de lieu de tournage et de fermer la rue comme lieu de décor. Ou d’emprunter un appartement à l’Equateur ou à la Colombie… Les travailleurs du quartier le savent, d’où cet air goguenard des serveurs de la pizzeria en face du Harrods déjà en 2019 lorsqu’ils ont compris que nous venions pour Julian Assange. La mendiante roumaine de Suceava en faction devant le Harrods que j’ai interrogée le 10 octobre 2019 devait en savoir un bail également.

En lisant le livre de l’historien Michael Foot qui fut aussi agent du SOE en France « Les Anglais dans la Résistance, Le SOE en France 1940-1944 »[18] j’ai appris que la section F est celle qui a fait le renseignement et le sabotage en France. Pour cet historien, la Section F a à son actif des grandes réussites somme les sabotages et l’organisation des réseaux qui en coopération avec la Résistance ont abouti à la libération du Sud-Ouest et de Bordeaux par des militants comme Lise et Claude de Baissac[19] et des agents britanniques aguerris comme le commandant Aristide. Il faut aussi mentionner le soutien au maquis de l’Ain de Henri Romans- Petit avec le réseau de Richard Helsop[20] et beaucoup d’autres actions bien décrites dans les récits de Michaël Foot basés sur les archives britanniques inédites.

Mais il y a aussi certain[21]es zones d’ombres et un terribles tributs payés par les femmes et les hommes qui se sacrifièrent à cette terrible tâche de guerre subversive contre les nazis. Le principal échec est l’anéantissement du réseau Physician-Prosper[22] et l’arrestation, la torture et l’exécution de centaines de personnes (des agents britanniques comme Francis Suttil, Français, des agents et des Résistants français comme Jean Worms[23], le frère du futur fondateur de « l’Observateur » Roger Worms dit Stéphane, militant à Combat, leurs familles, les otages pris par la Gestapo) que des auteurs importants comme Bob Maloubier et Jacques Bureau[24] imputent à la trahison du pilote français Henri Déricourt et à la complaisance de l’Intelligence Service et du SOE face à cette trahison qu’ils connaissaient. En effet, Henri Déricourt travaillait avec l’Abwehr bien avant la guerre, mais il fut blanchi dans son procès par le Major Bodington[25] lui-même en 1949. Il est troublant de se rendre compte que Bodington comme Déricourt ont connu Karl Bömelburg avant la guerre et que le chef de la Gestapo en France, tortionnaire en chef des Résistants, très probablement l’assassin de Jean Moulin n’a jamais été en réalité poursuivi par la justice française, ni évidemment condamné. Il s’est évanoui dans la nature sous prétexte d’un accident, dès 1946. Très probablement une fausse mort, comme il est coutume dans le milieu des services secrets quand on veut faire disparaitre un agent : « chez nous on ne meurt jamais vraiment », comme nous l’a dit l’un d’entre eux, fort justement.

Je découvre aussi une association Libre Résistance, qui est dépositaire de la mémoire des actions du SOE en France et organise les cérémonies de commémoration au mémorial du SOE à Valençay. Libre Resistance

J’aime bien le logo du club des espions qui rend bien l’esprit du SOE – l’homme qui saute en parachute sur la ville en flamme avec l’inscription « Spirit of Resistance ». Si je ne garde que l’histoire de la lutte anti-nazie du SOE  je peux faire mienne cette devise.

Cependant la section F du SOE opérait en France sans en rendre compte à de Gaulle ni à aucun responsable français. Les témoignages et les recherches menées depuis montrent que des Résistants et agents de la France Libre ont pu coopérer localement avec les agents du SOE, surtout à l’approche du débarquement, mais de Gaulle n’a jamais accepté cette intrusion anglo-saxonne sur le territoire français, aussi bien intentionnée qu’elle fut. Dès la fin des hostilités il a signifié à Roger Langres, dit Aristide, le libérateur de Bordeaux, son ordre de quitter la France, comme pour à Toulouse.

On peut imaginer que les Français Libres et les Résistants aient pu craindre à juste titre que les réseaux du SOE puissent constituer un excellent vivier et une structure toute prête pour des réseaux de type « Stay Behind » répondant uniquement devant des instance anglo-saxonnes au détriment de la souveraineté françaises. Malgré la dissolution apparente du SOE en 1946 et la fusion de ses services avec l’IS on peut imaginer qu’un tel outil sur le sol français n’a pas disparu.

La section DF du SOE était la section qui qui travaillait avec le BCRA du colonel Passy surtout dans le domaine militaire et opérationnel (parachutages, sabotages, circulation d’agent et préparation des opérations militaire du Débarquement.) Le BCRA gardait la main sur l’aspect politique de la Résistance et de la lutte pour la Libération afin d’empêcher les Britanniques et plus tard les Américains de s’immiscer dans les affaires intérieures françaises, (ce qui de toute façon fut inévitable étant donné la situation du pays). Mais aussi le SOE considérait toute personne ayant été envoyée en France par avion/et ou parachute ou en bateau comme un membre du club. Or, tous les Français étaient envoyés par bateau ou par avion en France. Michaël Foot présente même Jean Moulin comme un agent du SOE, l’un des meilleurs d’ailleurs ! Tous les Résistants qui ont fait ce chemin et leurs descendants ont -il été et sont-ils donc de fait membre du Club du 8 Herbert Crescent ? L’hypothèse est passionnante.

Le lendemain à 11 heures, avant de quitter Londres, je m’en vais frapper à la porte du Club. Il fait beau et frais, j’ai ma valise à la main, je suis bien habillé, en tailleur, bottines et chapeau sur la tête. J’ai à la main le livre de Michaël Foot sur le SOE.

Je refais le tour du quartier, le 3 Hans Crescent est désert, le drapeau colombien claque au vent, les touristes riches se rassemblent pour faire leur shopping au Harrods. Je fais quelques photos de la porte du club des espions. Je remarque d’une des rue derrière le Harrods s’appelle Beaufort place, il est possible que les parcelles du quartier appartiennent à la famille aristocratique minée par les problèmes de captation d’héritage. Je continue la rue Hans Crescent, je tourne à droite dans Pavillon Road et au lieu de rentrer dans Herbert Crescent je continue dans la petite rue – je m’aperçois que la petite maison du 8 Herbert Crescent est adossé à un garage dont l’entrée se trouve Pavillon Road. La maison a donc deux entrées…

Puis je vais à la porte du 8 et je sonne. La porte s’ouvert et je rentre. Je me retrouve alors dans le décor telle que la photo des médias l’a présenté : un vestibule avec un escalier au fond, un tapis rouge et des photos anciennes au mur. En jetant un coup d’œil indiscret au murs, je constate qu’il n’y a aucun portrait des figures historiques du SOE. Les photos et gravures évoquent plutôt l’Asie, l’Inde, la Birmanie perdue par l’armée anglaise en 1942…

Mais je n’ai pas le temps d’observer. A ma gauche se trouve le comptoir d’une réception et une grande femme blonde habillée d’une chemise noire et d’un pantalon noir est assise derrière. Elle a environ 55-60 ans, des cheveux blonds mais des yeux noirs.

Je me présente comme Française, enseignante en histoire et ayant découvert récemment la saga du SOE, je cherche donc de la documentation pour mes étudiants. Je lui montre en signe de preuve le livre de Michaël Foot en Français.

La femme a l’air complètement éberluée. Sans aucun préambule de politesse, elle s’exclame : « Mais ici c’est un club privé ! Comment avez-vous trouvé cette adresse?

Elle n’était pas agressive, mais totalement choquée. Elle est tellement sous le choc que son Anglais prend alors un charmant et spontané accent russe ou ukrainien! Pas de doute: c’est une Russe ou une ukrainienne travaillant ici!

Je ne peux m’empêcher de trouver la scène très cocasse. Monika se trouvant dans l’antre des espion, qui pousse la porte et cherche des informations dans leur club secret….Et qui se retrouve en face d’une Ukrainienne ou d’une Russe en pleine guerre de l’Occident contre la Russie !

Je réponds simplement que j’ai trouvé l’adresse du lieu dans les documents du Gerry Holdsworth Charity Club, que c’est l’adresse officielle de la fondation qui perpétue la mémoire du SOE et donc je voulais savoir si je peux rencontrer quelqu’un de la fondation, obtenir de la documentation. N’avez-vous pas une bibliothèque puisque la fondation est censée soutenir la recherche et perpétuer la mémoire des héros du SOE ?

La femme a l’air de plus en plus paniquée. Elle bégaye, reste courtoise, mais me répète trois ou 4 fois que c’est un club privée « vous ne devriez pas être ici, ni avoir cette adresse ». Elle veut à tout prix me mettre dehors, s’agite car elle ne sait comment le faire sans devenir désagréable. Son accent slave s’accentue et je souris me demandant si je dois me dévoiler en tant que Polonaise.

Je dis que j’ai déjà écrit un mail à la fondation mais comme je n’ai pas reçu de réponse, je suis venue, en toute innocence. Je comprends que c’est un club privé, mais que dois-je donc faire pour contacter la fondation?

La femme ne sait tellement pas quoi faire que brusquement elle se lève et de facto, elle me pousse dehors, toujours gentiment mais quand même. Elle me répète avec son accent russe « je n’aurais pas dû vous faire entrer ». Je me dirige doucement vers la porte tout en regardant une dernière fois autour de moi. « Mais comment joindre la fondation Gerry Holdsworth » ? La Russo-ukrainienne répète « écrivez un courrier, écrivez un courrier ».

Je la salue poliment et j’accepte de repasser par la porte. Je suis médusée par cette rencontre. Visiblement la fondation est inaccessible et les maitres des lieux ne s’attendaient pas à ce qu’on s’intéresse à eux !

Mais qui sont-ils ? Avant de prendre mon train à Victoria Station pour mon cher petit port de Brighton, j’étudie la question à la table d’un café. Je récupère ainsi le cadastre du 8 Herbert Crescent. Une carte du quartiers me montre que la parcelle est située entre cette adresse et le 64 Pavillon road ou se trouve la deuxième entrée[26]. Le propriétaire de la parcelle d’une valeur entre 500 000 et 1 million de livres est la famille Cadogan, mais en 1978 elle loue en bail à long terme (« Lendlease » pour 50 ans) non pas au Special Force Club mais à une société appelée 8HC Limited [27]Le bail est signé le 19 octobre 1978 entre « l’honorable » Charles Gerald Cadogan et l’entreprise Cadogan estate et le Colonel Noel Andrew Cotton Croft « et les autres » (« and others ».[28] Le « 8HC Limited » devient propriétaire de l’endroit en 2011[29].

Le Special Force Club n’a donc pas de structure juridique propre, ni en entreprise ni en tant qu’association de charité. Par contre le colonel Noel Andrew Cotton Croft a bien été un héros du SOE, explorateur arctique avant la guerre, officier du SOE en mission en Tunisie, en Corse et en France[30]. Il a surtout été un membre des commandos Jedburgh si important lors du Débarquement. Après les luttes lors du débarquement en Provence, il a aussi combattu au Danemark et en Allemagne jusqu’à la capitulation des nazis.

La famille Cagodan est une vieille famille aristocratique du 15 siècle[31], second grand propriétaire terrien en Angleterre après le Duc de Westminster, c’est-à-dire Lord Grosvenor. Charles Cadogan est réputé posséder les grands quartier chics de Londres comme justement Chelsea, Kesington, Belgravia et Sloane Street, à deux pas d’ici.

Je retrouve la société 8hc Limited sur le registre Beta Companies. Je retrouve le texte des statuts de l’entreprise datant de 2020[32] mais reprenant les textes de 1985 et 2006. « L’association » 8hc Limited correspond bien au « Club », c’est-à-dire au « Special Forces Club »[33] sis au 8 Herbert Crescent.

Les objectifs et le règlement du Club sont ainsi définis : Article 4, le Club sert de lieu de rencontre « aux hommes et aux femmes préparés à servir leur pays et honorant les valeurs de la liberté », «  de renforcer les liens qui unissent la Communauté Internationale alliée » avec les organisations similaires, de donner aux jeunes générations « un club dont à l’appartenance duquel elles pourraient être fiers », d’élargir sélectivement la base d’adhésion, et de « former les jeunes générations » à maintenir le « Spirit of Résistance », l’Esprit de Résistance. Les membres de plein droit du Club sont les membres du SOE et les agents des forces alliées, membre d’organisations reconnus comme services secrets de la Grande Bretagne et de ses alliés. Le droit de membre s’acquiert par cooptation et il est possible donc que des personnes ayant rendus des services « de même nature » soient acceptées par la communauté du Club.

En membre « sponsored » figurent les enfants et petits enfants des agents du SOE et des personnes « dont la vertus, le caractère et l’esprit » ainsi que des réalisations ont montré qu’il sont dignes de l’Esprit du Club et de ses héros.[34] Ceci est dit  très clairement et dignement.[35]

Selon les documents de l’entreprise 8HC Limited elle a été ouverte en 2009 et le premier directeur a été Timothy John Alston, un expert comptable. Le second directeur, David Nigel Vardon Churton, est à la tête de toute une série d’entreprises et de think thank d’expertise dans la sécurité, le « Security Institute », « Control Risk Group Holding », le « British Expertise ».[36]

« Control Risk Group » est une très vieille structure, datant de 1917 ( !) sous le nom de « A1 Insurance Agency », dont Vardon Churton est quelques années directeur, à côté d’une multitude d’autres acteurs, et dont l’activité est « l’analyse des risques, la stratégie de sécurité, le conseil en sécurité et en gestion de crise ».[37] Dans sa longue histoire, cet organisation qui a l’air d’être un élément important du dispositif du pouvoir géopolitique anglo-saxon, brasse des budgets de millions de livres : pour 2006 par exemple, son budget est de plus de 2 milions de livres. Fait curieux, alors que Vardon Churton en est le directeur de 1991 à 2005, l’entreprise a son siège 16 Old Bailey, juste en face de la « Criminal Court » au cœur de la City of London Corporation ! La Old Bailey est ce lieu historique, siège du pouvoir des Mayor of City of London et aussi le lieu ou Julian Assange a été maintenu et « jugé »[38] en 2020-21. Aujourd’hui le siège de la structure est le Cottons Center, luxueux bâtiment sur la Tamise à côté du Londons Bridge.

Au même endroit, 4ème étage, se trouve « The Security Institute » dont Vardon Churton a été le directeur de 2000 à 2010. Cette structure date de 2000, et a pour objectif de « promouvoir l’art et la science de la sécurité »[39]. Vaste programme dont le flou ne peut cacher ses ambitions politiques ! En 2010 le « Security Institute » se définit plutôt comme un organisme de certification « pour le bien public » de ceux dont l’activité est lié à la « sécurité et la prévention des pertes ». Il se donne aussi les moyens de contrôler et d’aider au recrutement des spécialistes de la sécurité et même d’organiser des examens de qualification. Vue la définition on comprends qu’il ne s’agit pas ici de simples ADS préposé aux contrôle des sacs mais plutôt d’agents de haut niveau[40]… Le Security Institute a aussi le droit d’acquérir et de louer des propriétés pour ses objectifs de « sécurité ». Curieusement le budget de la structure est ridicule : quelques milliers de livres en 2009 ce qui est évidemment incompatible avec ses objectifs pompeux, et cache quelque manipulation. On remarque que lors de l’AG du 27 avril 2014 parmi 5 nouveaux directeurs élus se trouve Ken Livingston, l’ancien maire du grand Londres.[41] Bref, l’organisation est un élément important des structures de pouvoir à Londres mais reste très opaque : le seul rapport financier en 10 ans, celui de 2019 donne un budget de 240 000 livres pour 8 salariés, ce qui n’est pas crédible. Fait surprenant le 28 avril 2022 c’est une jeune Russe de 24 ans, Anastasia Spiridonova qui devient la directrice du Security Institute.[42] Elle fait suite à un homme de 35 ans au nom prestigieux, Robert Edward Kennedy, directeur en 2021 mais « employé du gouvernement » ! Le monde des espions nous réserve décidément bien des surprises ! Le nom d’Anastasia Spiridonova apparait sur un site internet de « communauté de la sécurité » arborant l’inquiétant logo de l’OTAN.[43]

Le « British Expertise » est également une vieille organisation datant de 1948 sous le nom de « Association of British Consultants Bureau ». Le premier document disponible date de 1988 et ce sont les statuts de l’entreprise qui longuement traite de sa structure, des AG, de la qualité des membres, mais pas une ligne n’y est consacrée aux objectifs et activités de l’organisation. Pour cela nous devons remonter au CR de la 29ème AG du 1- au 8 novembre 1995 à Portman Square. D’emblée le texte nous renseigne sur l’importance de cette structure dont le président est le duc de Gloucester et dont le rôle est une expertise lobbing au service du gouvernement britannique (défini comme « Westminster and Whitehall) dans le monde et surtout en Europe.

Les hommes du CA du British Expertise Bureau représentent tous de puissantes entreprises, des cabinets de conseils, des fonds d’investissement et des banques, des promoteurs immobiliers, des structures étatiques.[44] Bref, il s’agit de la puissance réunie de l’Empire britanniques séculaire puisque ces entreprises opèrent toutes « Overseas », « au-delà des mers », comme cela est si bien dit dans l’original. En deuxième page, le Bristish Expertise se définit comme un acteur puissant de lobbing, « une plateforme de communication avec le gouvernement ». Des pays de « missions » sont nommés : outre les USA et le Portugal, il y a Gaza et la Syrie, la Pologne, la Malaisie, l’Inde et la Myanmar, la Birmanie sous dictature militaire. Plus loin une longue liste de ministres est publiée qui ont sollicité les lobbystes anglais pour des investissements – on y retrouve les ministres des privatisations de la Pologne, de la Tunisie, de Bulgarie, de Côte d’Ivoire.

C’est en effet la période du Grand Hold Up organisé par la Banque Mondiale et le FMI sur les actifs des pays soumis au nouveau capitalisme prédateur. Les grands impérialistes britanniques réunis dans cet aréopage sont fiers de tenir (« influencer ») le gouvernement de leur propre pays et le manœuvrer en direction de leurs intérêts, mais ils ont aussi directement la mains sur la vies de millions d’être humains vivant aux 4 coins de la planète. Le Foreign Office est à leurs pieds (page 4), et le Mayor de la City of London déjeune avec eux tous les mois. Les bureaux de lobbing des intérêts britanniques ouvrent dans presque chaque pays du globe, auprès de l’Union Européenne ou de la fameuse « BERD » de Jacques Attali. Pour cela le budget de 600 000 livres pour 1995 parait presque trop modeste, mais comme nous avons affaire à des multinationales richissimes, elles n’ont pas besoin de verser de l’argent dans la structure, elles financent directement le lobbing qu’elles désirent, arrosage de politiciens étrangers compris et ce sans laisser de traces.

C’est donc une structure importante du « deep state » britannique moderne qui apparait à notre vue et elle est indubitablement lié au Special Forces Club par la personne de David Nigel Vardon Churton, président des deux structures, en 2006-2009 pour le British Expertise. Les liens avec l’armée son représentée par le général Anthony Boam, commandant de l’armée britannique à Hong Kong et président du British Expertise en 1994-95. Un « Robert Christopher Boddington » né en 1941 est également membre dirigeant ? A-t-il un lien de parenté avec le célèbre Nicolas Bodington, chef du SOE[45], qui changea aussi souvent de nom et de prénom mais dont le père fut avocat, tout comme Robert Boddington du British Expertise ?

En 2009 d’autres personnages rejoignent le CA du 8HC Limited : à côté de John Dennis Andrew, « civil servant » (fonctionnaire), on retrouve Alexander Daniel Brown, le PDG d’une nébuleuse de sociétés de paiement en ligne du nom de Cedar (Cedar Software technologie, Cedar Swiss Uk etc…)[46] puis Adrian Nil Stones, jeune chef d’Alaco Business Intelligence, entreprise de collecte de renseignement… qui peut tout à fait servir d’officine d’espionnage industriel.[47]

Adrian Nil Stones devient PDG de l’officine de renseignement privée Alaco en 2011, juste après avoir été appointé comme administrateur du 8HC Limited (ou Special Forces Club) et reste 11 jusqu’à cette année à sa tête. Il a cédé la place à Amy Elisabeth Lashinsky, déjà introduite quelques années auparavant et à Olivier Wiliam Gordon. Ces deux derniers figurent sur le site officiel de l’entreprise Alaco comme PDG et fondatrice et Directeur exécutif respectivement.[48]

 Mais Amy Lasinsky a été surtout associée longtemps à Ambrose Carey et ensemble ils ont fondée en 1998 la structure qui est devenue Alaco en 2002. Ambrose Carey se présente comme expert en renseignement économiques (« business intelligence ») spécialisé dans les pays du Golf et en Arabie Saoudite, pays clé pour le business du pétrole s’il en est[49]. Lashinku et Carey sont les fondateurs d’Alaco en 2004 sur les documents et introduisent Stones quelques années plus tard. Ambrose Carey est domicilié alors à Ladbroke Road 20 et Amy Lashinsky à Pembridge Crescent, deux rues sympathiques et branchées de Notting Hill[50].

Un étonnant document signé Carey et Lashinksy stipule que la société a décidé de ne pas publier de CR d’Assemblée Générale, de ne pas soumettre de comptes rendus financiers avant les assemblées et se dispense d’appointer des « auditors » », c’est-à-dire d’expert comptable! Un incroyable privilège dont on se demande s’il respecte réellement la Loi. Mais peut-être que les « espions » (pardon, les « agents d’intelligence ») se sentent exemptés de respecter les lois. [51]

Dans l’équipe de gestionnaires du Special Forces Club au moment ou apparait Wikileaks et Julian Assange, en 2009, nous retrouvons aussi Lorna Nil Aldmonds Windmill, militaire de carrière et auteur de livres sur Jim Almonds, fondateur des forces spéciales parachutistes britanniques SAS[52] dont elle est la fille. Jim Almonds fut un héros de Tobrouk, de la campagne d’Italie et de la Libération de la France. Nul doute que Lorna Almonds a les qualités requises selon le règlement du 8HC Limited pour en faire partie et le diriger.

La gestionnaire suivante dans l’équipe de 2009 est Caroline Margareta Adelmann, 69 ans, dans présentée comme « scientifique environnementale » ( ?) sur certains sites business et comme secrétaire administrative de profession sur les documents même du 8HC Limited. Elle gère l’entreprise Eklanda Limited ouverte en 2013 dont on ne sait rien à part le fait que ce nom est celui d’une ville de la banlieue de Göteborg, Suède. Elle est également administratrice d’un bien immobilier situé au 11 Homefield Road à Wimbledon[53]. Il n’est pas très clair quelles compétences cette personne apporte à la gestion du fameux « Club des Espions » historique car Eklanda semble surtout être un bien immobilier. Le Club a -t-il des liens particuliers avec la Suède ? Nous nous rappelons que l’affaire Assange est bien partie en 2010 de la Suède, d’une rocambolesque et bien romancée plainte écrite par une certaine Ana Ardin, membre du parti social-démocrate suédois et agente américaine au sein des Dames en Blancs, organisations anti-castriste[54].

L’équipe de gestionnaires du Club de 2009 est complété par John Roger Blundell , lieutenant colonel à la retraite. Le militaire a été de de 1995 à 2006 le chef de la « Cordwainers educational and training charitable trust company », apparemment une structure de …cordonniers et fabricants de chaussures ! En fait, les « Cordwainers » sont une des guildes les plus anciennes de la City, datant de 1272 ! Voila qui relie notre prestigieux Club d’Espions au centre du vrai pouvoir et ses vénérables institutions, la Corporation of London.[55]

La deuxième société dont le colonel a été le directeur de 1996 à 2017, Creative Vacation, n’est pas une association d’artiste malgré son adresse à l’Université des Arts de Londres, mais le deuxième nom du Centre des Industries du Cuir et de la Chaussures (Cordwainers Leather Industries Center)[56] La guilde des tanneurs de « cuir de Cordoue » est donc des plus anciennes structures de pouvoir économique et politique de la City et de l’Angleterre.[57]

750 ans de pouvoir, et ce n’est pas du folklore !

A la même date, décembre 2009 arrive Thomas Griffith Vaughan Roberts, né en 1949, qui a fait toute sa carrière jusqu’en 2007 comme courtier en assurances. La dernière entreprise qu’il a dirigée Transaction Mercantile est sans surprise spécialisée dans le transfert de fonds pour les opérations financières internationales. Il est intéressant de voir qu’elle est liée à l’entreprise mondiale de paiement bancaires SWIFT.[58] Et SWIFT est bien sur une compagnie multinationale avec des ramifications énormes, ce qui place le gestionnaire du « Club des Espions » à l’intersection du pouvoir financier mondiale et des services spéciaux britanniques. Le siège de Swift Incorporation Limited ne se trouve curieusement pas à la City, mais 26 Church Street, à, Marylbone, juste au nord de Baker Street et du quartier historique des dits services !

L’entreprise précédente dont Vaughan Roberts a été le directeur, Ropner Insurance Services, est membre du Global Risk Partners, une des plus puissantes compagnies d’assurances maritimes. Nous retrouvons ici le cœur de métier de la Corporation of London : le commerce maritime, la possession d’une flotte mondiale et le pouvoir sur les mers[59].

Monsieur Thomas Griffith Vaughan Roberts est incontestablement un homme puissant.

[60]


[1] Disused tube station sells for £53 million – GOV.UK (www.gov.uk)

Secrets Of The London Underground S02E04 Brompton Road and St Pauls (Jun 3, 2022) – YouTube

Ukrainian Dmytro Firtash was Brompton Road Tube station buyer | The Times

Oligarch paid £53m for abandoned London Underground station – and then did nothing with it – MyLondon

[2] Victoria Holdsworth – Wikipedia

[3]  Introduction – Transnational Resistance (ox.ac.uk)

[4] Fin ultime du storytelling Julian Assange ? La liberté à Londres du 25 octobre au 2 novembre 2021. Stella Morris, Tracy Ward et les ducs de Beaufort – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

[5] Mark Carleton-Smith – Wikipedia

[6] Robert Crawford (historian) – Wikipedia

[7] Diane Lees – Wikipedia

[8][8] Young V&A – Wikipedia

[9] Hew Strachan — Wikipédia (wikipedia.org)

Professor Sir Hew Strachan | All Souls College (ox.ac.uk)

[10] John Raine (iiss.org)

Ukraine and the importance of resistance (iiss.org)

[11] International Institute for Strategic Studies — Wikipédia (wikipedia.org)

MESSAGE FROM THE NEW CHAIR OF THE MARSHALL COMMISSION – JOHN RAINE CMG OBE – Marshall Scholarships

[12] Jamie Lowther-Pinkerton — Wikipédia (wikipedia.org)

[13] About Susannah Lucy Richards: Born 1970 (1970-) | Biography, Facts, Career, Life (peoplepill.com)

[14] Jamie Lowther-Pinkerton (varkeyfoundation.org)

[15]

[16] Special Forces Club – Wikipedia

London’s Special Forces Club Celebrates the 70th Anniversary of the Special Operation Executive’s Founding (ossreborn.com)

OSS REBORN : Office of Strategic Services

[17]

[18][18]

[19] Claude de Baissac – Special Operations Executive (SOE) Agents in France (nigelperrin.com)

Claude de Baissac — Wikipédia (wikipedia.org)

Roger Landes – Wikipedia

Roger Landes – Wikipedia

Livre sur Bordeaux

[20] Maquis de l’Ain et du Haut-Jura — Wikipédia (wikipedia.org)

Richard Harry HESLOP (1907-1973) dit Xavier (maquisdelain.org)

Richard Henry Heslop – Wikipedia

[21]

Boemelburg Karl – Mémoires de Guerre (memoiresdeguerre.com)

[22] Enseigner la mémoire ? – Histoire et mémoire des réseaux – Le réseau SOE Physician-Prosper par Jean-Pierre Husson (ac-reims.fr)

[23] Jean Worms (résistant) — Wikipédia (wikipedia.org)

[24] https://www.amazon.fr/Agent-secret-Churchill-Bob-Maloubier/dp/B00MF8NZ98

La vie secrète de sir Dansey, maître-espion – Bob Maloubier – Librairie Eyrolles

Les coups tordus de Churchill – Poche – Bob Maloubier – Achat Livre | fnac

Amazon.fr – SOLDAT MENTEUR – BUREAU, JACQUES – Livres

[25] Nicolas Bodington – Wikipedia

[26]

[27]

[28]

[29]

[30] Noel Andrew Cotton Croft | British Resistance Archive (staybehinds.com)

https://holdsworthtrust.org/those-that-served/noel-andrew-cotton-croft/
https://holdsworthtrust.org/those-that-served/noel-andrew-cotton-croft/

Andrew Croft – Wikipedia

[31] Earl Cadogan – Wikipedia

Charles Cadogan, 8th Earl Cadogan – Wikipedia

Cadogan Estates – Wikipedia

[32]

[33]

[34]

[35]

[36] David Nigel Vardon CHURTON personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[37] CONTROL RISKS LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[38]

[39]

[40]

[41]

[42]

[43] Anastasia Spiridonova – Profile | The Security Institute (security-institute.org)

[44]

[45] Nicolas Bodington – Wikipedia

[46] Home – Cedar

Alexander Daniel BROWN personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[47] Alaco

[48] Who we are | Alaco

[49]

[50] ALACO LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[51]

[52] Amazon.co.uk: Lorna Almonds-Windmill: Books, Biography, Blogs, Audiobooks, Kindle

[53] Caroline Margareta Adelmann ⇒ Free Company Director Check

11 HOMEFIELD ROAD LTD filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Caroline Margareta ADELMANN personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[54] ardin.se | Feminist reflections and comments on animal rights, Swedish politics and Cuba from a political scientist, Christian left and long distance runner (wordpress.com)

[55]

John Roger Blundell Rm director information. Free company director check. (cbetta.com)

THE CORDWAINERS EDUCATIONAL AND TRAINING CHARITABLE TRUST COMPANY filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[56] CREATIVE VACATIONS LIMITED overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)Une image contenant texte

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The Honourable Cordwainers’ Company (thehcc.org)

[57] Worshipful Company of Cordwainers – Wikipedia

Timeline | Cordwainers

[58] TRANSACTION MERCANTILE LIMITED people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

SWIFT INCORPORATIONS LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

SWIFT INCORPORATIONS LIMITED personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[59] LONMAR GLOBAL RISKS | About Us | Our History

ROPNER INSURANCE SERVICES LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[60]

En 2010 l’équipe se renouvelle. Andrew Russel Foster Corn est un manager consultant de la génération 1969. Il a dirigé des entreprise comme Fulcrum Cyber, Fulcrum Research, Fulcrum Consulting and Business Intelligence, Fulcrum Diligence, Diligence International[1]….Fulcrum est une holding de sécurité américaine basée au Texas.[2] Au moment de son entrée dans le CA du Special Forces Club, le alors quarantenaire Russell Andrew Foster Corn dirige alors Fulcrum Business Intelligence avec Amanda Mary Corn, une femme qui doit lui être proche. Fait curieux, leurs bureaux se situent au cœur du quartier historique des espions au… 2 Duke Street, à deux pas de notre BCRA, juste à côté de la maison ou vécu Simon Bolivar, le libérateur historique de l’Amérique Latine.

Les domaines d’action des services des diverses sociétés Fulcrum ne sont pas très clairs, mais tous tournent autour de la « gestion de données business Data », d’hébergements de données, d’intelligence artificielle, tout ce qui touche à la surveillance et à la manipulations des personnes et des objets par l’informatique. Un domaine clé des services secrets actuels mais on peinerait à lier leurs activités de contrôle intrusifs des citoyens avec les valeurs fondatrice du SOE – la lutte contre le fascisme, la liberté, la fraternité… On hésite aussi à croire qu’un businessmen moderne tel que M. Corn, de la génération des start-upers, comprennent ce que fut le souffle épique des luttes clandestines du SOE en Europe occupé…

Son collègue appointée en 2010 au 8HC Limited, Michaël Douglas Sixsmith, né en 1942 est directement présenté comme « security consultant » de profession. Douglas Sixsmsmith dirige l’entreprise Counterpoint Security Consulting depuis 1988 avec Joanna Sixsmith à partir de deux adresses du Kent et jusqu’à la dissolution de la société en 2016. Il n’y a aucune information sur l’activité réelle de cette société, sauf un site internet d’une société de mercenariat aux Philippines dont il est impossible de dire s’il s’agit de celle de M. et Madame Sixsmith du Kent.[3] Eric Sixsmith est bien un général britannique ayant joué un rôle certain lors de la Seconde Guerre Mondiale, mais il est impossible de dire si Michaël Douglas a un lien avec lui.[4]

Le dernier à être coopté au CA du 8HC Limited en 2010 est Georges Bryan Redfern, retraité né en 1934. Il n’y a aucune autre information que celle de son passage au Special Forces Club en 2010-2013, rien sur sa profession, son statut social et d’autres activités, les personnages que l’on peut trouver sous ces noms sur internet étant tous bien plus jeunes. Un mystère, comme il se doit dans le monde des espions ?

En 2010 John Roger Blundell, le lieutenant-colonel à la retraite, chef de la guilde des « Cordwainers » de la City apparait comme ayant une adresse de domicile au 8 Herbert Crescent[5] en compagnie de Jonathan Paul Marshall qui est alors secrétaire du Club.[6] C’est Jonathan Paul Marshall qui valide signe le compte rendu d’une résolution votée le 11 mai 2010 au CA du Club, co-signée par John Blundell et Adrian Nil Stones.[7]  Cette résolution amendant les statuts et votée en Assemblée Générale à une large majorité décide que les membres du CA doivent démissionner après 3 ans de services. Pourtant ces membres, presque tous spécialistes de la « sécurité » recrutés par le Club en 2009-2010 n’apparaissent aucunement sur le document publié sur le registre des entreprises.[8] Mais la résolution nous apprend que 496 votants ont voté pour contre 2 contre, ce qui porte le nombres de membres du Special Forces Club à environ 500.

Jonathan Paul Marshall est peut-être celui qui sur le registre des société dirige l’entreprise [9] Netwise Tech Limited. C’est peut-être une entreprise de location de serveurs dans la banlieue nord de Londres. C’est honorable mais cette activité est néanmoins très éloignée de l’éthique du SOE[10].

Le 19 mai 2010 Caroline Aydon Griffith est appointée comme directrice alors qu’en juillet une décision collective confirme la même position pour Thomas Griffith Vaughan Roberts. Sensiblement du même âge (elle née en 1944 lui en 1949), elle retraitée, lui, directeur dans de puissantes compagnies d’assurances de la City, ils ont peut-être un lien de parenté par leur nom Griffith. Caroline Aydon Griffith a été directrice de l’entreprise Thane Entreprise de 1991 à 2006, un gestionnaire de biens immobiliers, surtout ceux de 1-3 Morpeth Terrace et de 1-3 Carlisle Place à Londres avec d’autres personnes. Dans les documents de cette entreprises, on s’aperçoit néanmoins que cela doit être son lieu d’habitation et que sa profession est « governement servant », fonctionnaire. Cependant il est impossible de découvrir quel emploi public occupe cette gestionnaire du Special Forces Club[11]. Les deux adresses sont cependant deux beaux immeubles au cœur de Westminster, très proches de Victoria Station et à deux pas du Buckingham Palace. Madame Aydon Griffith sert certainement l’Etat à un poste élevé qui doit rester secret pour le citoyen curieux.

Le dernier arrivé en 2010 est le « brigadier Anthony Hunter Choat », retraité, né en 1936. Ce militaire britannique a un CV étonnant et atypique CV : engagé dans la Légion Etrangère en France, il combat du côté français dans la guerre d’Algérie au sein du 1er Régiment Parachutiste. Au côté du commandant du 1er REP le Français Libre Hélie de Saint Marc, il participe au putsch des généraux contre le président de Gaulle du 21 avril 1961. Hélie de Saint Marc est condamné à la prison à l’issue de ce putsch, mais Hunter Choat rentre en Angleterre, s’engage dans l’armée britannique et poursuit une carrière politico-militaire impressionnante, à partir des SAS anglais jusqu’à l’Etat major de l’OTAN et au SACEUR, le commandement intégré de la structure atlantiste dans les années 1980. Il termine sa carrière avec le rang de colonel en 1986 mais poursuit sa carrière politique en créant l’armée privée du sultan d’Oman, puis dans deux structures américaines au Kosovo après 1999 et en Irak après l’invasion US en 2003. Un homme de pouvoir assurément dont la présence montre que le Special Forces Club est bien un lieu d’influence politique. Malheureusement, le parcours de Hunter Coat avec son implication dans de brutale guerres coloniale n’a rien avoir avec les valeurs anti-fascistes premières du SOE[12].

Hélie de Saint Marc, le commandant du 1 REP serait certainement plus à sa place au Special Forces Club étant donné son engagement précoce dans le réseau Jade Amicole lié à l’Intelligence Service mais on ignore s’il en est membre.

Dans une décision de l’AG du 8HC limited datant du 23 avril 2013 on apprend que le nombre de membre «full member » sera limité à 3250 et celui des membres invités (« sponsored ») à 500. Si le Club atteint la taille de 3250 membres, cela en fait un très beau réseau d’influence politique. Par contre, on remarque aussi que dans le conseil d’administration ne figure le nom d’aucun ancien membre du SOE encore vivant ni de celui d’aucun autre réseau de résistance ou de renseignement lié à l’IS, au BCRA ou aux autres services de renseignements alliés européens (polonais, tchèque, grec ou yougoslave, belge, néerlandais qui travaillaient avec le SOE). De même aucun descendant de ces héros de participe à la gestion du Club, ni étranger ni anglais, alors que le Club est censé perpétuer les valeurs de solidarité et d’amitié de la fraternité de combat contre le nazisme.

Dans le rapport annuel (Annual return) du 15 septembre 2013 se trouve une liste des membres de la direction. Parmi les nouveaux se trouve Anthony Norman Macclenaghan, historien militaire et Donald Angus Macsween[13]. Anthony Norman Mcclenaghan né en 1946 et crédité être historien militaire, mais on ne retrouve rien sur sa production scientifique, uniquement l’information issue des archives nationales anglaises qu’il serait proposé pour une décoration, le « British Empire Medal ». Dans ce court texte on apprend qu’il est sergent-chef à « l’intelligence corps », le service de renseignement de l’armée de terre et que la promotion date de 1975[14]. Donald Angus Macsween est un manager [15] mais il n’est pas très clair quel est son activité exacte.[16]

Il serait intéressant d’analyser les CV de tous les autres directeurs qui interviennent dans le club, mais ce travail est fastidieux et il est probable qu’il ne prouverait rien d’autre que ce que j’ai déjà pu démontrer ici : le Special Forces Club n’est pas dirigé par les nobles vétérans du SOE ni par leur descendants, mais par des storytellers du système médiatique atlantiste actuel. Courant 2014 et 2015 l’équipe de 2010 démissionne progressivement et le Conseil d’Administration est entièrement remplacé d’ici fin 2017. Les dirigeants de 2017-2018 sont ceux qui sont en place dans les derniers documents de la structure datant de 2021.[17] Les noms sont les suivants : Howard Norman Leedham, Paul Eli Beaver, Nigel Sommerville, Suzanne Williams, Mark Winlow, Michael Bruce King, Robert Austy Ivor Dicketts, Kate Megan Molan, Peter Russel Wilson, Matthew Wiliam Southwark Cawthorne.

Ce dernier par exemple, est aussi le dirigeant de Polarm International Limited, un groupe spécialisée dans les formations au « activités à risques » avec « analyse comportementale » à la clé, fournisseur attitré de l’armée britannique.[18] Polarm donne ainsi des formations aux militaires et policiers dans les arts martiaux et diverses écoles de close combat. C’est encore une de ces officines privées qui gravitent autour et pour les services secrets britanniques, tout en offrant des couvertures lorsque qu’il s’avérerait que les psy-op anglais sont de trop mélés à un mauvais coup contre un pays étranger : exemple l’attaque terroriste du pont du Kerch pour laquelle la Russie accuse les services spéciaux du Royaume Uni.

Howard Norman Leedham, l’actuel directeur est un officier des forces spéciales britanniques gérant d’un fond d’investissement à Dubai.[19] Il est aussi gérant d’Equinox Security International, [20] une entreprise privée de sécurité ouverte en 2015 et existant aussi en France. Il n’y a pas de site internet de l’entreprise en Angleterre, ce qui suggère que n’ayant pas besoin de clients, elle surtout de couvertures aux services, [21]. Sa version française arbore sur son site internet un logo drapé des couleurs nationales bleu blanc rouge en violation de la Loi et du Livre 6 du Code de la Sécurité intérieure. Elle est spécialisée dans la surveillance électronique anti-intrusion et se targue de travailler pour les plus grands groupes français Eiffage, Vinci, Darty, Colas, Leclerc, Intermarché…[22]

Naturellement ces activités, selon moi n’ont rien en commun avec les valeurs fondatrices du SOE. Je doute fort que les martyrs du SOE assassinés par les nazis apprécieraient s’ils et elles étaient vivants que leur nom soit associés à la défenses des intérêts de banquiers de la City et de princes autocrates du Golfe Persique. Je pense aussi qu’il est révoltant que le patriotisme et l’esprit de sacrifice des membres Français du SOE puisse être utilisés pour leurs propres intérêts privées par des entreprises dont l’activité sécuritaire prospère sur les débris du service public. C’est fort dommage que l’Esprit de Résistance du logo si émouvant du SOE se soient mué en esprit de lucre et de privatisation du Bien commun… Non, Francis Suttil, Odette Samson, ne sont pas morts pour ça ! Ce 8HC Limited n’a pas le droit de se présenter sans honte comme l’héritier du héroïque SOE !

Paul Eli Beaver, directeur du 8HC Limited actuellement est un journaliste spécialisé dans la Public Relation militaire (propagande) autour du terrorisme. Il fut un des storytellers du mensonge de 2003 menant à l’invasion de l’Irak par les Anglo-Américains et leurs vassaux de l’Est et du Sud. Il est aussi un dirigeant du Think Thank conservateur [23] Henry Jackson Society qui prône sans complexe l’impérialisme britannique à l’ancienne et l’interventionnisme armé dans tous les pays et les sociétés dont les principes et les valeurs ne plaisent pas aux élites WASP. Tout un programme de guerres en perspective ! Cet homme dangereux pour la paix mondiale a aussi fondé en 2002-2005 l’entreprise Closed Solution Limited [24] encore une de ces mystérieuses entreprises de « conseil en sécurité privée ». Le site internet propose des services de protection rapprochée et de la surveillance par drone. Curieusement, il n’y a aucune adresse affiché et le numéro de téléphone commence par 07, indicatif de la Russie… Mais nous savons tous combien les services anglais adorent brouiller les pistes ![25] Le siège de Closed Solution Limited est bien selon Beta Companie, registre officiel, en Angleterre, [26] à Havant, joli localité à côté du port de Portsmouth. Les dirigeants actuels en sont Peter et Shirley Varnish. Peter Varnish serait un ingénieur spécialiste des armes électroniques, [27] membre de l’Académie Royal des Sciences et conseiller du ministère de la défense et du Foreign Office. Une pointure dans le domaine militaire, donc, logiquement associé au producteur de récit et d’idéologie guerrière, Paul Eli Beaver.[28]

Shirley Anne Varnish dirige elle aussi Geopolitical Solutions, une officine existant depuis 2001 spécialisée dans le lobbing politique et opérant à Washington, Espagne et Genève, offrant des « services diplomatiques (on ne comprend pas trop ce que ce vocable peut recouvrir étant donné que la diplomatie est une prérogative régalienne de l’Etat…) [29] mais son siège est exactement au même endroit que Closed Solutions, à Station House, North Street à Havant, Grande Bretagne. [30]

Et le dernier examiné Nigel Somerville est «Head of Marsh advisory Risk Manager », encore un spécialiste du « risques »[31] dans un groupe international de 45 000 personnes dans 130 pays.[32] Nigel Somerville apparait aussi dans l’entreprise Georeach Global Limited, une importante structure de 22 actionnaires [33], dont des pointures comme par exemple Nicholas Simmonds, un directeur du Royal Brompton Hospital[34]. Par contre, l’activité de la structure n’est pas très transparente. C’est bien ce consultant médical Simmonds qui est chargé de mener à bien la liquidation de cette mystérieuse structure cette année 2022.[35]

Un curieux site français, « Intelligence Online » prétend connaitre sur le bout des doigts le Special Forces Club dans un de ses articles … réservé aux abonnés, et pour être abonné il faut montrer patte blanche ![36] L’article sur le Special Forces Club date curieusement du 25 mars 2022, le 29 juillet dernier le site publiait une analyse sur un autre lieu de pouvoir anglais célèbre : le Travallers Club[37]. Pour les Français férus « d’intelligence » aujourd’hui, ce club est lieu historique du MI6, mais pour les Résistants du temps de la guerre il était déjà connu sans qu’il en soit fait mystère : Roger Stéphane le décrit dans ses livres autobiographiques comme étant son lieu de prédilection pour ses rendez-vous en 1946 avec Harold Nicholson, ministre d’information et ami de Churchill et les cercles rapprochés du pouvoir anglais. Roger Stéphane décrit sans complexe l’endroit également comme étant un des lieu d’à peine discrètes rencontres amoureuses entre gentelman situés à de hauts postes dans la société[38]. La guerre et la Libération furent aussi des grands moments de libération personnelle, dont sexuelle…

En tout cas le site Information stratégique, économique et politique – Intelligence Online se vante de faire connaitre à son public choisi les « secrets d’Etat », mais par définition un secret n’est pas partageable, sinon il cesse d’être un secret, comme disait Sir Claude Dansey, le maitre en la matière. Tout au plus ce genre d’entreprise ne peut que servir de lieu à un storytelling choisi pour la politique du moment. Pierre Gastineau est un jeune rédacteur en chef considéré comme « spécialiste du renseignement », avec à son actif un ou deux livres, mais aucun CV crédible n’est disponible nulle part.

Ce samedi 23 avril il est temps pour moi de rentrer en France. Je vais chercher les résultats du détestable test PCR que les flics français exigent toujours des citoyens Français pour avoir le droit de rentrer chez eux et je quitte le quartier de Harrods pour me diriger vers Victoria Station.


[1] RUSSELL ANDREW FOSTER CORN – POOLE (checkcompany.co.uk)

[2][2][2] Blog | Fulcrum Technology S (ftsc.com)

Why BI is for everyone | The Fulcrum Group

Fulcrum Analytics – Data Science Consulting

[3][3] Counterpoint Security System Inc – Counterpoint Security System Inc (counterpoint-security.com)

COUNTERPOINT SECURITY CONSULTANTS LIMITED people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

application-pdf

[4] Eric Sixsmith – Wikipedia

[5]

[6] application-pdf

[7] Une image contenant texte

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[8] application-pdf

[9] NETWISE TECH LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[10] London Server Colocation and Data Centre Services | Netwise

[11] THANE ENTERPRISES LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[12] Tony Hunter-Choat – Wikipedia

1er régiment étranger de parachutistes — Wikipédia (wikipedia.org)

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Hélie de Saint Marc — Wikipédia (wikipedia.org)

Dans ses mémoires Hélie de Saint Marc raconte son engagement dans le réseau de renseignement Jade Amicol travaillant avec l’Intelligence Service, la déportation au camp de concentration de Buchenwald et justifie son insoumission face à de Gaulle en Algérie

Mémoires, les champs de braises – Collector – Poche – Hélie de Saint Marc – Achat Livre ou ebook | fnac

[13]

[14] Intelligence Corps | The British Army (mod.uk)

[15] DONALD ANGUS MACSWEEN – LOUGHTON – RISK MANAGEMENT (checkcompany.co.uk)

[16] douglas angus macsween – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[17] Une image contenant texte

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[18]

About the Specialist Eviction Removal Team Polarm International (polarmgroup.com)

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[19] Meet Howard Leedham, the British commando who became a Dubai hedge fund manager (thenationalnews.com)

[20] EQUINOX SECURITY INTERNATIONAL LTD filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[21] Equinox Security Management Ltd., Watford, United Kingdom (UK) | Contact Equinox Security Management Ltd. | Security companies (sourcesecurity.com)

[22]

[23] Paul Beaver – Powerbase

Henry Jackson Society: Project for Democratic Geopolitics – Powerbase

Home – Henry Jackson Society

[24] CLOSED SOLUTIONS LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Close Solutions International Ltd – Private, Protected and Prepared

[25] Une image contenant texte

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[26][26] Une image contenant texte

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[27] Peter Varnish, Author at Hstoday

[28] Peter Varnish – Powerbase

[29] application-pdf

[30] GEOREACH GLOBAL LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[31] Nigel Somerville MBE MC – Managing Director – Marsh Risk Advisory – Marsh | LinkedIn

[32] Conseil en risques | Insurance Broking & Risk Management | Marsh

Risk Consulting | Insurance Broking & Risk Management | Marsh

[33] Une image contenant texte

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[34] Professor Nicholas Simmonds | Royal Brompton & Harefield hospitals (rbht.nhs.uk)

[35] application-pdf

[36] Une image contenant texte

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[38] Roger Stéphane « Fin d’une jeunesse » et « Tout est bien ».

Retour par Brighton chez ceux qui furent courageux en 2021 et qui ont gagné la bataille

Dans l’après-midi je prends le train pour Brighton. C’est avec émotion que je retrouve la station balnéaire que j’ai connu en janvier 2021, au plus fort de la violence covidienne en Europe. Je sors de la gare ouverte sur la ville remplie de monde, mon regard s’arrête sur les petites maisons pittoresques peintes de couleurs vives, la zone piétonne avec les boutiques de vêtements vintage et d’antiquités, les larges allées arborées descendantes vers la mer. Je contemple la foule de jeunes, de touristes qui se presse dans les rues et les magasins, l’effervescence de vie et de joie et je chasse péniblement de mon esprit le souvenir glauque de janvier, de l’angoisse des rues vides du confinement conflictuel, de la tension qui régnait, de la tristesse. Je retrouve l’unique restaurant italien qui avait accepté de me nourrir un dimanche soir….Surtout je retrouve avec émotion la petite rue du centre-ville au bord de la mer qui abrite le petit hôtel dont les courageux propriétaire ont bravé la dictature covidienne pour me recevoir sans rien demander d’autre qu’une modeste rétribution en liquide. Ma chambre se trouve en plein quartier homosexuel et je suis infiniment reconnaissante à ses courageux garçons de m’avoir offert leur refuge. Eux se souvenaient visiblement ce que violences policière veut dire et ont spontanément rejoint la résistance.

Nous sommes samedi soir et l’ambiance est irréelle, l’air printanier vif et frais transporte de joie des farandoles de garçons et de filles qui se promènent, crient et rient, dansent dehors au son de diverses musique, boivent plus que de raison dans les pubs et les restaurants pleins à craquer, à même les rues et les boulevards, sur le front de mer et la plage. Je suis heureuse, mais il est évident que je ne trouverai même pas une seule place dans le restaurant très courru de mes hôtes de janvier 2021. Tout est plein et c’est bien ainsi ! Je suis heureuse pour eux ! Je finis par trouver une jolie chambre donnant sur les toits dans un minuscule hôtel tenu par deux jeunes filles.

Je me promène sur le bord de mer avant de dîner d’un excellent Fish and chips que je retrouve au même endroit qu’en janvier 2021 avec le même accueil serviable et la même ambiance déterminée et dynamique. Le lendemain je me lève très tôt pour prendre le bus pour New Heaven toujours en longeant la mer. J’appréhende l’arrivée sur mon ferry, dans la petite gare ou j’avais débarquée et embarquée en janvier 2021. Mais tout se passe merveilleusement bien. Certes les employés du transporteur DFDS vérifient le détestable test PCR alors que les policiers aux frontières jette un coup d’œil rapide à nos passeports. Mais il n’y a plus aucun masque nulle part et on est loin de la lourdeur et la violence de janvier 2021. La salle d’attente se remplit vite et nous embarquons après à peine une rapide vérification de bagages par les agents de sécurité. Le ferry est rempli de camping-cars et de caravanes : les Anglais descendent enfin en France et dans le sud en vacances ! Il y a aussi de jeunes touristes et des familles normandes qui ont fait un saut de Dieppe en Angleterre.

Je passe des moments merveilleux à contempler la mer et les falaises dans le vent du large. Le soleil est resplendissant, nous ressentons la beauté du paysage et l’allégresse de ce moment de pure liberté. Debout sur la poupe du navire à côté du drapeau français et face aux falaises crayeuses qui s’éloignent et avant de retrouver en quelques heures les falaises et le port de Dieppe, nous avons la sensation d’une civilisation commune, d’une mer qui nous unit et qui ne nous divise pas.

A l’entrée du chenal du port de Dieppe le ciel est légèrement voilé. Le débarquement se passe bien et rapidement. Nous retrouvons la petite gare et les guichets des douaniers qui vérifient nos passeports et n’exigent pas les tests PCR, preuve s’il le faut que les agents du covidisme mafieux sont bien les entreprises de transports, privées et publiques. Je quitte la zone du port en tirant la petite valise et je longe les barbelés qui en défendent l’accès et qui m’ont tant impressionnée en janvier 2021. A l’époque je m’étais fait la réflexion que ces obstacles qui étaient construits pour arrêter les migrants servaient maintenant à empêcher les Français de quitter leur pays, de fuir l’oppression, comme en 1940… L’ambiance a heureusement, grâce à nos luttes et à la guerre qui se déroule à l’Est, un peu changé. Mais la ville de Dieppe a terriblement souffert des confinements covidiens et de l’interdiction du tourisme et des voyages. Le nombres de visiteurs est très inférieur aux normes saisonnières, il ne faut pas oublier que le détestable pass dit « nazitaire » n’a été aboli que depuis un mois.

Et puis, les prix ont triplés. Pour une personne seule, le menu est passé de 20 Euros à 30 Euros ! J’ai une grande répugnance à donner mon argent à tous ces restaurateurs collaborateurs de la dictature covidienne et du pass sanitaire et je ne suis toujours pas retournée au restaurant à Paris, sauf pour récompenser les très rares restaurants résistants. Mais ici j’ai très envie d’un bon plateau de fruits de mer et je m’attable dans un des lieu que j’ai connu en été 2020. Dans la petite gare de Dieppe les lilas sont en fleurs devant les trains qui nous attendent sur leur quais. Je prends ce train avec réticence tant est vive ma colère contre la SNCF qui nous impose toujours le bâillon de masque. Mais contrairement à 2020 et 2021 le contrôleur de la SNCF n’inspecte pas mon visage caché sous mon foulard et a l’imprudence de me tendre un… questionnaire de satisfaction !

Pendant le trajet je répands sur la feuille ma protestation contre la flicaille hargneuse aux ordres de la SNCF qui nous a traité pendant deux ans comme du bétail, qui nous humiliés et terrorisés. Je rappelle à la SNCF que le pass nazitaire est une violation majeur des droits de l’Homme, du principe d’égalité, de non-discrimination et de dignité de l’être humain et qu’ils en seront comptables, qu’ils ne pensent pas échapper à la justice et la vengeance des Français comme ils ont échappé à l’épuration en 1945…. J’ai tant et si bien déversé ma colère que le contrôleur n’a pas osé me contrôler. Je me suis endormie sans masque sous mon voile. Il ne m’a même pas réveillée.

Arrivée à Paris l’ambiance déprimée qui y règne saisit… mais il faut garder le moral.

C’est avec notre courage et notre détermination que nous les ferons tomber. J’ai la foi que mon séjour à Londres n’a fait que renforcer. 

The ultimate end of the Julian Assange storytelling? Meeting at the Royal Courts of Justice, London from 25 October to 3 November 2021. Stella Morris, Tracy Ward and the Dukes of Beaufort

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Monika Karbowska

I made my 23rd trip to England in two and a half years for the Julian Assange trial. I was in London from 25 October 2021 to 3 November and this trip, in a Europe ravaged by the Covidian dictatorship for the last 2 years, was a salutary measure, a real breath of Freedom, despite the always difficult objective of ensuring the respect of the human rights of the man Julian Assange. Never give up, despite the difficult life the regime leads us and despite the terrible violations we ourselves face in France.

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Gilles Chambault, my companion 2007-2013, who died on 30 October 2021 due to covidian madness

Unfortunately, I was not able to write my article immediately because, on my return, I was confronted with the strikes of the dictatorship in the European Union: the brutal death of my former companion, Gilles Chambault, a former activist of the Left Party and of the CADTM, on 29 October, then the terrible struggle I was engaged in to save from death my friend Alicja Tysiac, a Polish feminist activist sequestered in a mafia-like covidian hospital in Warsaw, who called me for help on 29 November. Then the system attacked other people close to me, including the father of an anti-dictatorship activist, Marian Kurmel, in the Polish town of Szczytno. In France, too, we have had to deal with illegal prosecutions and bizarre illnesses that look very much like poisonings.

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Alicja Tysiac, my Polish feminist friend, died because of the covidian dictatorship on 12 December 2021 (photo from 2010)

I suspect that Gilles was a victim of the covidian injection he accepted to provide the health pass required by his aeronautical club in La Ferté Alais. I witnessed, live, by messenger, the terrible agony of my friend Alicja, deprived of care and sequestered by the Praski hospital in Warsaw. She died on 12 December. We were able to obtain the opening of a judicial enquiry into the reasons for her death.

It is logical that I could not write my article in time due to the ordeal. I am writing it again today because positive and optimistic things should always be put on paper and give us the strength to fight.

And I do not forget my dear departed, to whom I solemnly promise justice and revenge.

On 24 October, I finished the editorial work on my articles from the beginning of the Assange case, August and September 2019, on my first trip to London for the hearing on 20 September 2019, while France was buzzing with the intense popular demonstrations against sanitary segregation and the so-called « Nazi » pass. On the evening of the 24th, I was to take the Flixbus to London to attend Julian Assange’s appeal hearing at the Administrative Court. This hearing was announced on 10 August 2021 by twitter postings and mainstream media articles as usual, as Julian Assange’s ‘lawyers’ never speak publicly at a press conference.

How the Covidian cult infiltrates public structures and private companies

A short movie of simple happiness in free London

When I decided in September to arrange to make the trip to London despite the Macron regime’s perpetual Covidian threats of impossible travel and closed borders, I had assured myself that on 4 October 2021 all entry restrictions would be abolished by that date. France was indicated as being on the ‘amber’ list, and therefore exempt from quarantine, although not exempt from PCR testing.

It was therefore a bad surprise when, on Saturday 23 October, when filling in the « passenger locator form », I noticed that the site Travel to England  Travel to England from another country during coronavirus (COVID-19) – GOV.UK (www.gov.ukhad put the quarantine at 180 countries! The green, orange and red lists have been abolished and unvaccinated people from these 180 countries must not only show a negative PCR test, but must also undergo quarantines and so-called day 2 and day 8 repeat PCR tests. Although I suspected that, as at the beginning of the year, the UK system had neither the right nor the ability to control quarantines, the prospect of subjecting myself to the constant and costly torture of PCR testing tainted my joy at leaving. Also, even though the website didn’t say that ‘covid vaccines’ would be compulsory to enter the UK, these constant rule changes made me fear the worst abuses.

But I need to get away from it all, to leave France for a while, confined in the violence of the covido-macronist dictatorship. To leave the atmosphere of anguish in which we are locked up despite the strength of our massive protests. What to do then? Not to go, to drop this violent nonsense and concentrate on our Liberation in France? Or assume that we have already verified many times that Boris Johnson’s government is not a Covid follower but that the state structures are infiltrated by the Covid sect which tries to make « false law » with a typical Nazi policy of « faits accomplis » which are void in law because they are contrary to human rights, constitutions and the UN Charter? For example, we know that it is the NHS, the venerable English health system, that is most infiltrated by private sector managers and is the most covidian. It is the NHS that is responsible for testing and quarantines, it is the NHS that wants them and imposes them.

Yet, in law, a health institution does not control the borders of a state. This is, in the tradition of the sovereign and democratic rule of law, the responsibility of the Foreign Office for legal decisions and the Border Police for enforcement. A state border does not exist in a pure state: it is always the border WITH someone ELSE. According to the principle of reciprocity, movement between two States is done according to the agreements concluded by the Foreign Affairs with the diplomatic services of the neighbouring State. Once this agreement has been concluded, the Ministry of the Interior and its police are responsible for enforcing its terms at the borders with varying degrees of cooperation with their counterparts in the neighbouring state.

Even mandatory vaccinations for entry into a state must be and are regulated by bilateral or multilateral treaties between states, otherwise there will be chaos and the end of international law.

Franco-British relations have historically been regulated by countless bilateral treaties. The most recent one fixes, in December 2020, the freedom of movement of French and British citizens on the basis of a simple passport after Brexit. Britain has signed such agreements with many European states or allowed old agreements to continue (in diplomacy any agreement that has not been formally terminated or broken still applies, even if it was signed 50, 100 or 200 years ago…).

But in the meantime, the covidian sect has struck in all the states of Europe and invented the compulsory PCR test at the borders whereas this obligation is not regulated by ANY agreement, treaty or convention. PCR tests are therefore illegal under international law. They constitute a kind of de facto warfare that leads to similar retaliation by the targeted countries under the principle of reciprocity.

When Macron imposes a blockade on European truck drivers travelling to England via Dover in December 2020 by instituting compulsory PCR testing at France’s borders, England is obliged to impose the same PCR test on travellers from France. Only subjugated, colonised countries whose elites have a slave mentality do not dare to apply the principle of reciprocity. (For example, Poland, which is subject to the USA, does not apply visas to the entry of American citizens into its territory, whereas the USA drastically closes its country to Polish nationals…).

Britain has certainly not left the dictatorial structure of the European Union to submit to the diktat of its neighbour, with which it is bound by centuries of conflict and rivalry but also by a strong fraternity of arms and destinies from two World Wars. Macron’s France seems to have forgotten that the French owe their physical survival to the British in 1940-44, and is sinking into a policy of incomprehensible and incoherent hostility towards its neighbour.

My enemies on this journey are my own country and the covidist sect that infiltrates the state structures of sovereign countries. I also know that England as an island needs open borders and free flowing traffic of people and goods. The NHS has no right to control the borders, although it tries to do so by intimidating prospective travellers on the « Enter to UK » website. But England is an island, I can’t walk there, so it’s the transporters who are in charge of demanding the PCR tests, whereas, according to the principles of law, a private transport company has no right of access to the health records of citizens, and therefore has no right to look at vaccines, quarantines or medical analyses!

So what can be done?

I was forced to take the PCR test on Friday 22 October because Flixbus is not a resistant company at all and they will apply Macron’s health pass anyway. They won’t accept me on board without it.

Looking at the « Passanger Locator Card » I see that it has an « exempt of self isolation » box. Amongst the few exempted professions (diplomats, international civil servants, truck drivers…) there is a box « COP26 UNFCCC registered participant (England and Scotland only) – HMG Letter required ».

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First Passanger Locator Form on 24 October 2021

Participants at COP26 in Glasgow from 2-12 November 2021 are therefore exempt from quarantine! Interesting! First of all, I fill in the paperwork honestly: date of departure, arrival, bus number and company, friend’s home address, passport. Then I have to do the bloody PCR test on the 2nd and 8th day of arrival. It’s painful and inconvenient, but maybe I’ll have to do it. The matter gets worse when I discover that the website requires me to book and pay for a test in advance… A list of companies is given, but some tests cost 50 and others 300 pounds. Why such a difference? Which one is the right one? I choose a medium priced company, but both tests cost 200 pounds, 230 Euros! That’s a lot of money for a sea mile from Calais to Dover… So I decide to pay only for the first test, 77 Euros anyway. I pay on the company’s website, I get the invoice, I tell myself that I will do the return test, I don’t even intend to stay long enough to be obliged to do the 8th day test!

This website of the test companies is such a mess that we don’t understand anything and obviously there is no phone number to get information. I decide to put the screenshots of the incomprehensible sites in front of the controllers and to defend myself in case of problem.

I have to enter a number I got from the test invoice to validate the « Passanger locator form ». I can’t do it, the site refuses. The number doesn’t work. So I decide to validate « Cop26 UNFCCC registered participant » while checking « Testing exemption declared » and « I need to self isolate ». Further on, I confirm that I am exempt from on-site testing: « Are you required to book a COVID-19 test package for when you arrive in the UK? No, I am exempt« . No, I am exempt »).

So I split the difference: I declare COP26, but I accept the quarantine while declaring that I don’t have to test. But just in case, I have the certificate of the paid test at hand!

After all, it would be a very good idea to go to Glasgow… As a human rights organisation we have a say in the increasingly liberticidal policies imposed under the guise of « saving the climate » and since Johnson is urging us to go by deciding that the Covid does not affect the participants of COP26... why not accept his invitation? In case of problems, I still have the bill for the test.

I spend my last evening in Paris, on 24 October, melancholically drinking glasses of wine in a local resistant café not far from the Flixbus station…. I can’t wait to leave, but travel is no longer a pleasure, a discovery and a renewal of the senses and identity, but an intense source of stress through which the Covidian cult tortures free people.

I arrive at the Bercy bus station half an hour before the 10.30 pm departure. But then, on the way to the station, I get a strange text message « you have to change the passanger locator form ». What is this now?  The 700 bus is already in place, next to it are two employees in yellow waistcoats marked « Flixbus ». With some apprehension (what else are they going to ask me?) I present my passport, my ticket, the PCR test and the printed Passanger Locator Form. But then the young black man says to me « you have to change the Passanger Locator Form. You can’t put « Flixbus », but you have to put P and O, the boat company for the Calais-Dover route ».

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The second Passanger Locator Forum imposed by Flixbus with the false information of P and O

I am still thinking that this is illegal. Why does Flixbus deny any responsibility for the journey they are making to the UK authorities when I bought a ticket from them and am getting on THEIR vehicle? Why do we have to lie? Where is the trick? And if something happens, who will take responsibility? Who will pay? Is Flixbus travelling illegally to England and therefore needing to hide behind the ferry operator? And why is Flixbus no longer using the Eurostar?

I would like to ask the staff these awkward questions but I fear they will retaliate by denying me access to the train. My apprehensions are well-founded, as the young man who works for the German company says that many people are refused access to the train every day and this leads to violent disputes, hence the presence of heavily masked, black-clad security guards with inconvenient dogs on a leash. This is a far cry from the freedom of movement that spearheaded the imposition of the European Union on our lives

The young employee checks that I have erased Flixbus from my document in favour of the P and O company. Then, everything speeds up because there are not many of us. The driver, who is alone, (he) takes a look at my passport and my PCR test and doesn’t ask for anything else… My luggage is deposited and I go to settle down… I was hot with my PCR and quarantine test exemption. But to make it official, I hide under my veil to remove the mask (a good sign is that the driver wears his under his nose ostensibly…) and I open my computer to register our association on the COP26 website. It’s a fairly simple operation to do and the conference website is interesting. If I have time, I would be well inspired to go to Glasgow.

It’s clear that Boris Johnson’s government needs a variety of citizens’ groups to counterbalance the weight of the « climate zealots » in the negotiations that will affect the future of his country and our lives. The least we can say is that the British Prime Minister will be satisfied with the vague and non-binding agreement that will be the outcome of the great ridiculous rave of the « Conference of Parties » in Glasgow (what exactly does this term, which has no legal reality, mean?).

As I collect my registration certificate from the COP website, time is running out. It’s almost midnight, we still haven’t left. I hear shouting outside. With other travellers, worried, we try to understand what is going on. It appears that some passengers who were refused boarding because of the lack of a PCR test had abused the young driver. He refused to work and left his post. I didn’t know that Flixbus, a German low-cost company that until now has employed almost only Polish posted workers, will accept withdrawal rights in 2021! I am very worried. I know that Flixbus doesn’t care what happens to us, the passengers. We have paid for our seats, but they will probably cancel the route altogether as they have done dozens of times during 2020. As of today Flixbus already owes me 350 Euros in cancelled bus fees from March to December 2021… The man being turned away is shouting at the top of his lungs « but I paid for my seat! You don’t have the right to kick me out! You have to pay me back!

We totally agree with him. But in the covid dictatorship our human rights to the free disposal of our bodies are scorned, so how can we assert our rights as consumers which seem so secondary? I phone my friends who advise me to wait. Time passes, the other travellers are more and more worried but remain very submissive. At 1am, when the station is empty, a blond man in his forties arrives. In an imperative voice he tells us to get out and remove our luggage. He’s not going to start checking tickets, passports, tests, and the passanger ocator form again? No, he orders us to take our luggage out and ? to bring it back in again. We do this like sleepwalkers, excited and worried. This manoeuvre is pointless but we can’t say anything, otherwise he’ll kick us out of the bus and I’m too happy that he doesn’t check the papers anymore.

Finally, he orders us to get back on the bus, sits behind the wheel, closes the door and drives off. We’re off. Under my veil I fall, relieved, into a deep sleep filled with nightmares.

Two hours later, I wake up with a start. It is 4am and we are in the control area of the port of Calais, in front of the PAF booths. The driver shouts « everybody up! Get your passports and vaccination certificates ready ». Travellers look at each other in terror. I hear an Anglo-Pakistani family sitting next to me ask: do you need the covid vaccine to leave France? I am very irritated.

It’s illegal! He has no right to scare people like that! No one can force someone to have a vaccine to LEAVE a territory, only to get in! The Police do not have the right to prevent a French citizen from LEAVING the country or to impose conditions on his exit! This is sequestration! Nobody has the right to prevent someone from leaving a country! It is a violation of article 13 of the Universal Declaration of Human Rights and the principles of international law!

I curse the driver for his gestapist tone giving orders to camp prisoners but also because he took us by surprise. I don’t have time to find in my computer the text of the UN Declaration of Human Rights to put under the nose of the French cops. The covidian kapos always implement the tactic of exhausting resistance and terrorising people at the last minute. I have to get out of the bus with my papers and queue up at the Police Aux Frontières, which I’ve been through more than 20 times in 2 years. The French policemen are young and some of them wear masks nonchalantly. Surprise, it goes very fast. The young policeman examines my face which I extract from the mask and gives me back my passport. That’s it. We cross the corridor and get back on the bus which will go a few hundred meters towards the British premises.

The driver looks at us mockingly. I’m beside myself. He has terrorised us and lied to us. Of course I am right and the law applies. The police don’t have the right to impose vaccination requirements on people leaving French territory. I want to say something to him, but I can’t yet. Obviously this man, a Flixbus employee, has been instructed to make people BELIEVE that covid vaccination is compulsory to leave France. Does he receive covid commissions to lie like that, to propagate the vaccination? And if so, who bribes him? The pharmaceutical companies directly or Flixbus who receives his illegal bribe from them?

But I have to swallow my anger, we have to cross the British border police station. I haven’t been back to the British post at the port of Calais since October 2020. Now threatening covidian posters adorn the walls of the post and the staff, older than the French cops, wear masks. But the woman who receives me is very friendly, she scans my passport, doesn’t ask for anything and I don’t think my Passanger Locator Form appears on her screen. Welcome and have a nice trip. That’s all. Britain immediately appears to be the only normal country in all of this covidian madness in Europe. The border police respect the law. They check passports.

I am stunned but I don’t have time to exult at having passed so easily. The black mass of the boat slowly approaches the docks drowned in the autumn night. The despicable Flixbus man tells us to get back on the bus and says: « Now the serious stuff will start. The carrier will check your papers. Everything has to match, otherwise we won’t be able to leave. If you don’t have your vaccine, I’ll leave it here » On top of that, we are subject to collective responsibility!

I stay on the phone with my friends on speakerphone, they will be witnesses. We have understood the trick. The police of both countries respect the Law, but the covidian sect has monopolised the transport and it is through them that the sect wants to impose the vaccines to the travellers taken hostage by Flixbus and the maritime company P and O. I remember that it was this company which in December 2020 refused me at Dover because I didn’t have a bike and never reimbursed the ticket… They allow themselves everything because they are a private company and unlike the borders of the continent you can’t cross a maritime border by your own means.

I search the internet for ‘enter to UK’ and I am the last one out. A blonde woman is sitting in a brand new motorway-style booth. I give her my passanger locator form and my passport. She says sternly, « Where is your vaccination? » I counter: « The covid vaccine is not compulsory to enter England ». She raises her voice: « Of course it is! The proof! » She points to her computer on which there is a shipping company intranet but not the government website.

I keep my phone in my hand and tell my friends what is going on. The man from Flixbus is irritated and backs away. I say, « I am a member of a human rights organisation and our lawyers are listening to you. No covid vaccine is required to enter the UK. Only the border police can check what documents are required. I have just crossed the border. The British police did not ask me for a vaccine. I’m standing here because the British police let me through »/

The woman stands quietly. She looks at the driver who starts shouting: « You’re holding us up! I’ll leave you here! If she tells you that’s how it is, that’s how it is! »

I answer: « But she is not the British police but an employee of P and O. P and O doesn’t have the right to carry out border controls because it’s a private company that can’t replace the state. And Flixbus for which you work does not mention on its website, nor on the Flixbus Paris-London ticket that I bought and that you checked, that the vaccine is compulsory to travel from Paris to London with Flixbus. You are responsible for not informing me as a Flixbus company ».

I insist heavily on « Flixbus » because he knows that his colleagues have forced us to erase Flixbus from our documents and mention « P and O ». There is a trick and I’m going to put it in the balance.

My friends advise me over the loudspeaker. The woman from P and O finally takes my documents. I added the PCR test and the certificate of purchase for the second test for the second day. She says to me « We are the carrier and we can object to you coming on board ».

I replied « Of course, as a private company you have the right. But the vaccination requirement must be clearly mentioned in your documents, on your ticket. I didn’t buy a ticket from you, but from Flixbus. And you have proof on my ticket that Flixbus does not inform its passengers of the obligation to present a covid vaccine to board. Do you work for Flixbus? » – With this last question, I turn to the driver.

And what a surprise! He lowers his voice and says softly: « In fact, I am a self-employed person, I am not an employee of Flixbus but a subcontractor. I lose money if we miss the boat and I don’t decide what Flixbus does. » Ah, here we are! This whole operation is illegal and pure moonlighting…

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The guy withdraws from the power game, I feel that he wants me to pass, I only have to convince the surly P and O employee. In the meantime, she has understood that I represent a human rights association and that witnesses are listening to our conversation by interposed telephone. I repeat that the government website does not mention any compulsory vaccine against covid, I point out the site, failing to put the site under her nose, I persist with my « passenger locator form » devoid of any vaccination obligation. I leave in the shade the other incongruities of the British site with the quarantines, the tests and their control by the National Health System.

Suddenly, the driver looks at my PCR test in my hands and says, « Yes, you have the vaccine! » He calls the PCR test a vaccine! I don’t know if he is sincere and stupid or if this is the only way he can get out of this tense discussion. He takes my paper and hands it to the P and O employee. She plays along and takes the document. He looks at me and I say nothing. She suddenly becomes friendly, checks, says « it’s negative », notes something in her hand and doesn’t ask me any more questions. I am free.

Both of them pretended that the PCR test meant ‘vaccine’!  P and O and Flixbus are obviously breaking the law, propagandising Pfizer’s vaccines by holding travellers hostage… Subcontractors are complicit… But this man and woman have come to fear that their company’s process will be exposed. I am still in shock.

Then the atmosphere relaxes. We get back on the bus, the man has mellowed. He brings his vehicle into the boat, we exit into the garage and make our way to the upper decks to the sound of the familiar safety controls. Unlike the bus where the driver has abandoned the terrorism of the mask, at P and O’s there is a relentless rigour about the subject. I find the bar where I like to sit. I buy a tea with milk and English biscuits and I lie down on a bench hidden under my scarf and without a mask in front of the large bay window overlooking the sea. I don’t have time to enjoy the crossing, I sleep like a log. We are so late that the day breaks over the majestic white chalk cliffs of Dover when I wake up.

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I’m glad to see them, especially as the sun is shining so brightly. I examine the little houses nestled under the cliffs that I saw up close on my trip to this port in December 2020 and the glass windows of the British army’s World War II command post in the cliffs below the castle.

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The view of the sea, the cliffs and the town is magnificent. The bus begins the climb from the port motorway junction onto the cliffs and we are off to London. I go back to sleep immediately.

London The Free

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The weather is bright and golden as the bus pulls into the southern suburbs of Greater London. I wake up and look out over the beautiful lawn of the Heath public garden between the entrance to Greenwich Observatory and Lewisham Common, then the small houses of New Cross with the Caribbean restaurants and bookshops of nearby Goldsmith University. I recognise the warm, elegant pubs on the avenue that we frequented two years ago, in October 2019, when we went on a power trip to free Julian Assange. These are great memories of a time so near and yet so far. The Covidian dictatorship has taken us all into another space-time by violently erasing what was beautiful and free about life in the period of globalisation achieved from 1999 to 2019. But history teaches us that no space-time, even the most violent, is eternal. I have been fighting since 1989, but today I am fighting even harder than during these 30 years for ‘another possible world’, one of justice and fraternity, and I know that we will win.

The bus passes through London, destroyed by the Nazis and poorly rebuilt after the war in the Elephant Castle district, then Vauxhall Bridge and finally the Victorian mansions of Pimlico. We arrive at Victoria Coach Station and I am overwhelmed with emotion.

The passengers are in a hurry to leave the vehicle, I collect my luggage, then I stand in front of the driver standing in front of his door. I tell him with a detached air that since he has informed me that he owns a transport company, I would like to have his details to travel with him, Flixbus seeming too uncertain these days. The man’s face takes on an ironic expression: « I don’t have a website ». So I attack him: « Why did you lie and make people believe that you have to be vaccinated to leave French territory? You know that’s not true. Nobody has the right to impose conditions on someone who wants to leave a territory, to leave their own country. It is contrary to the Constitution and the Universal Declaration of Human Rights. Why do you terrorise people? Are you doing Pfizer’s propaganda? Do they pay you? »

The man doesn’t seem surprised. He looks like a kapo and shouts, « But it’s true! I raise my voice too: « Are you making fun of me? Neither the English nor the French police have demanded a vaccine. And for good reason, they respect the law, unlike you, your company and Flixbus. You are breaking the law. You do not have the right to terrorise your customers. Our human rights association will make it known ».

I am surprised to see the man’s face soften. He even smiles: « But I brought you to the right place » he says in an almost conspiratorial voice. I stare at him. With these words, he has confirmed that I am right. I answer: « Yes, that’s true. Have a nice trip ».

I turn my back on him, grab my bag and head for the exit. As soon as I breathe in the street in front of the red brick buildings and plane trees of Buckingham Palace road, I shake off the hated gag. What I have just experienced is confusing. Yet I breathe a different air, an air of freedom. I can’t believe my eyes: everything looks normal! No one is wearing a mask, people are moving around peacefully, you can feel the lightness in the air. I enter the Victoria station by the back entrance, I walk along the shops including Barett and Noles where I buy my essential rose oils, Bach flowers and other natural products that are too expensive or inaccessible in France. My heart fills with joy: no mask anywhere! I feel almost naked without mine, as Saudi, Afghan or Iranian women feel when they leave the countries subject to the veil and arrive in countries where it is allowed to freely dispose of one’s body… Even in the great hall of the Victoria station, whereas in January the security guards chased away the « without mask », there is no trace of covidian oppression anymore! It’s great!

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London, Seymour Place Marble Arch
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Swimming Pool at Seymour Place
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Seymour place behind the Westminster Court

I get off with emotion in the underground, the ultimate bastion of covidianism because it depends on the very covidian Mayor of London. But there too, the crowd is good-natured, only a third of the travellers are masked. The vast majority live normally. It is the experience of the underground that makes me realise how much I live in the oppression of the body in France. I am delighted to be able to contemplate the faces of all the colours of the great British capital: the young, the old, the children, the executives, the blacks, the Indians, the Poles, the workers in yellow and orange waistcoats… I never tire of looking at human faces. That’s what’s been destroying me in France for the last two years: not seeing the faces, the personality of human beings. Not recognising them, not reflecting myself in their faces. Yes, more than ever, human beings only exist because they are in CONNECTION with others!

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oriental cafes behind Westminster Court

Walking from Marble Arch north of Hyde Park to the little Victorian house where my Oyo hotel is nestled, I have the exhilarating sensation of being in the capital of Liberty. That feeling that the Free French describe so well in books about the Resistance, at once intoxicated by Freedom, relieved to know that there are free countries, but worried for their country and for fragile England. I finally understand what these descriptions mean. I am happy to be free here and sad to know my France is captive.

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Harcourt Street behind Westminster Court, with Shillibeer Street dead end and view of the back door of the court

My hotel is further south of Westminster Court and Paddington where I usually stay. But once the Covidian dictatorship is fought off, capitalism takes over and hotel prices are back to 2019 levels, £100 a night rather than £40-50. Only this off-centre hotel, surrounded by small flowery cafes and completely renovated, has not yet regained its clientele and its price is affordable. A short distance away is the « Arabic-speaking » district where Iraqis, Egyptians, Moroccans and Lebanese run restaurants, grocery shops and pharmacies on Edgeware Avenue. The mask no longer exists in the hotel where the Pakistani manager welcomes me kindly and asks me no covidian questions. I enjoy a hearty feast in a popular Lebanese restaurant and I never tire of observing the faces of the guests. What a contrast with sad, tense and worried France! I even take a photo of myself with a view of the restaurant and send it to friends in France: it is very important to spread the word that we live normally, without Nazi pass and without mask in England.

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London first day the happiness of the Lebanese restaurant

Then, I go up to Paddington in Norfolk place. The Frontline Club is open, it seems to function normally but in the afternoon its restaurant is deserted. This is normal, I know that its clientele are the executives of the Imperial College of London opposite and that they only meet here late in the evening. I enjoy a cup of tea while listening to light 80s music in the stylish Fountain Abbey pub on the corner of Praed Street and Norfolk Place opposite Alexander Fleming’s laboratory at St Mary’s Hospital. It’s been so long since I’ve been able to experience the simple pleasure of going to the pub and watching people having fun and chatting!

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Our Westminster Court Lawyers’ Cafe, Harcourt Street
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Westminster Court as we knew it for the Assange trial from September 2019 to December 2020
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Construction works behind the Westminster Court after the destruction of the disused Church Army building
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I even feel a kind of euphoria observing the life of this neighbourhood pub, filled with young people in gangs, women with their girlfriends, men getting ready to watch their favourite sports programmes on the TV screens hanging on the walls. I choose a good Irish beer by the pint and the smiles of the young waiters and waitresses delight me. It’s been so long since I’ve seen human faces in social life! I realise more than ever that the mask is a gag designed to cut human beings off from each other, to make them lose the taste for communication and consequently the purpose of its imposition is to destroy all social life which thus veils itself from meaning. Poor France has been in destruction under the covidian niquab for nearly two years!

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Pâtisserie marocaine à Paddington

The young Englishmen at the bar understand that I am French and look at me a little more attentively. Perhaps they are wondering if the French tourists who so populated Paddington before the fatal shock of March 2020 are coming back. The Moroccan manager of the Panache Café, opposite the Frontline Club, where I’ve made my home since fighting for Assange, confirms to me later that the hotels around the square are now quite full. That said, I notice more tourists from the Persian Gulf countries than my compatriots, whom I will only see the next day in Covent Garden.

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Edgeware Road at Paddington
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the Fountain Abbey pub in Paddington with my Yugoslavian Fish and Chips next door

The more I enjoy seeing the inhabitants and visitors of London, the more I feel that our European continent is sinking into darkness. A real dark and evil darkness. Of course, England’s sovereignty is fragile, the enemies of Brexit numerous and home-based. The most powerful are the ruling Mounbatten Windsor clan in conciliation with the thurifers of Klaus Schwab and Co’s covid digital world coup. England needs links with the outside world to survive: labour, tourists, capital and trade… Travel cannot be so restricted over time or it will be strangled. But the English people have shown their ability to resist the Covidian dictatorship with numerous powerful demonstrations over the past year… They will not be let down, I am even more convinced of this when I observe their discreet joy in living their daily freedom.

I am very happy to be here, even if I still have to prepare myself for the trial that awaits me.

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The Frontline Club and Panache Café opposite, Norfolk Place.
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Norfolk place, view of St Marys Hospital
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Sussex Gardens and Norfolk Place intersection
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Southwick Mews

Before the traditional dinner at my cheap Yugoslavian fish and chip shop opposite the Frontline Club, I meet an excellent and kind hairdresser in a salon opposite the Imperial College of London. Zeina is from Burkina Faso and she is delighted to speak French with me. She asks me at length about the situation in France and immediately shows solidarity with the protests against the health pass. « That’s why I can’t visit my family in France, we can’t do anything, we can’t go anywhere. I wonder if I should get vaccinated…. What do you think? » Emboldened, I tell her about the dangers of experimental injections and explain to her how forcing people, taking them hostage, depriving them of their social life is a terrible violation of human rights. She agrees. As she cuts and braids my straight hair in a virtuoso cut that will last no less than 3 months, I listen to her talk about her life: she is a university graduate but her situation as an immigrant is dependent on the political situation of her family. Her father, a lieutenant of Thomas Sankara, was assassinated with him and exile was the only way for her and her family to survive. I am very moved by her confidences and she is equally moved when I tell her about my friendship with the Balai Citoyen movement, my trip to Burkina Faso and my meeting with Blandine Sankara. We talk for a long time and she, all the more free, as the living room is deserted and her boss does not understand French. At the end, she expresses the hope that we will soon be able to put an end to the Covidian madness, that free travel will resume and that tourists will once again populate this district which needs them to survive economically.

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shops in Norfolk place, normal life
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Hotels in Norfolk square, normal life

I leave her all dapper with my beautiful cup and very touched by this powerful account of a life of struggle. We exchange contacts. What a joy to make such a beautiful encounter in this cosmopolitan metropolis!

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The Frontline Club of Vaughan Lockart Smith
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Sir Alexander Fleming’s pub, normal life
Normal life in London on 25 October 2021, Pub in Paddington

The next day, Tuesday 26 October, after a good night’s sleep in my friendly hotel, I enjoy festive London even more. I have a huge brunch of chickpea soups, various salads and galette in a stylish Egyptian restaurant near Marble Arch. The eagerness of the smiling waiters is matched by the emptiness of the very large room. Surely the customer is wanted and I enjoy the good prices and hearty food. I almost have the impression that the health pass at the entrance of restaurants in France is only a bad dream and that this ubiquitous experience cannot, cannot ever last… who can want to go to a restaurant to be monitored by the government in the shape of Big Brother straight out of the film « Brazil »?

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Wellington Pub, corner of Wellington Street and Strand Street, theatre district, between Aldwych and Temple. Normal life continued

More difficult is the search for a swimming pool, a place from which I am banned in France from now on like the Jews were in Germany in 1933. Of course, there is no health pass in England, but the Covidian London council controls swimming pools and gyms and has solved the problem of kicking out the undesirables in the following way: the management of all swimming pools is entrusted to private companies and they require users to register with their names, addresses and telephones on a website in specific time slots. Thus, Big Brother Covid knows exactly which bodies have dived into the public water and at what time and minute. The only thing left to do is to limit the use of each slot to 5 people and that’s it: only the bobos living next to the place, having a credit card to pay on the site and not bothered by the state control on their bodies will be privileged to use the place. The beautiful historic swimming pool in the sports centre of what was once a working class red light district in Seymour Place, just behind Westminster Court, now has only two free slots at times that are incompatible with my schedule. The boy at the reception who had so kindly welcomed me there in the morning had obviously not fully understood himself the perversity of the system he works for since he had told me that access is free for everyone…

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Strand Street Waterloo Bridge – the Crown café bar, with its « support independent business » sign

Indeed, I have to move to the Aldwych area in the centre to spend the night as close as possible to the Royal Courts of Justice and to be able to face tomorrow’s Julian Assange hearing early in the morning.

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Covent Garden, normal life

When I get on the tube I notice that there are many more masks today than the day before. I myself persevere in the freedom to breathe and I don’t wear one. Were there any government announcements on TV? Yet Boris Johnson assured us a week ago that the mask was over. But perhaps the Mayor of London is not following the government’s lead? Getting off at Covent Garden station, I ask the security guards at the entrance what I should do. The young man looked at my touristy appearance and said: « Madam, I don’t know if the mask is compulsory either. If you have any problems, use your scarf ». A fine admission of the current political chaos!

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Covent Garden, normal life in French restaurants…but not in France!

Several details strike me as I stroll through the foot streets of Convent Garden Square and down the small streets lined with theatres, music halls and the Royal Opera House. First of all the crowd is huge! It is festive, noisy, screaming! Made up of families, lots of children, young people in gangs, whole groups… This crowd looks whiter than the one in Paddington, but also less stuffy. I suddenly realise that it’s the week of the school holidays before Halloween. There are many children screaming and playing, happy to go to the show with their parents who are just as happy to see their friends and have certainly come from the provinces or the suburbs to enjoy the shows in the capital. I will see queues in front of the box office of theatres, cinemas and in front of the posters of the music-hall le Roi Lyon. Naturally, no one wears a mask and this atmosphere of joy favours a renewed consumption: the shops selling trinkets, cosmetics and clothes are full. I know that no one wants to go shopping with a mask on and I can see the difference when this obligation disappears for both customers and employees.

Covent Garden life and joy

I have never been so happy to return to the consumer society that I have been so critical of for 35 years of my life! But neither can culture be lived freely if one is subjected by the state to the anti-life gag, nor social bonding. Restaurants, pubs and cafes are full of happy people. There is a whole block of French bistros with French menus served by French-speaking waiters. It makes me feel funny to see the French art de vivre flourishing in London while it dies in Paris under the dictatorship of health control.

Covent Garden children’s joy of life

I also realise that there are many French people in the area. I notice middle class families going to the show with their children. Further down, in the area of the London School of Economics and Kings College, there are groups of young people, obviously students, wandering around happily together, speaking French loudly. Every 20 people, I pass French people. Clearly, the upper middle class knows where to go to find Freedom and has had time to send its children, despite the price of private education, to a place that’s better than the leaden cloak of the health dictatorship.

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Strand Street, the street of my hostel

The poor French are also in London, as they were before the covid: the young hostess at my modest Strand Street hostel, at the corner of Waterloo Bridge and Aldwych Avenue, is a worker from the North of France. So the French are emigrating to London, for political and economic reasons, that was my second observation.

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view from my hotel, Strand Street, Aldwych and the Wellington pub
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view from my hotel, the Sommerset House cultural centre

Once settled in a collective room under the roof but entirely empty, I go to lunch in the elegant traditional pub « The Wellington« . I weep with joy as I watch the young people having a good time to the music, chatting and laughing together, whether they are consumers or workers behind the bar. I can’t take my eyes off their beautiful faces, I feel like I’m breaking out of a dark prison and discovering the beauty of humanity. The same is true of the thousands of students I pass all over the neighbourhood.

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The London School of Economics at Aldwych

Through the large windows of the modern buildings of the two prestigious universities, I can see that the mask is banished and that changes everything in the life of these young people!

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Free students without masks in the lobby of the London School of Economics

What a contrast with France, where university professors impose the mask on students 12 hours a day and take advantage of every government announcement to isolate them in front of the computer. I totally understand that French families who can afford it have already, after a year of health dictatorship, organised the exile of their children to study in England.

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Unmasked students at the London School of Economics, 26 October 2021

Preparing for Julian Assange’s trial

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I walk along the High Commission of Australia, Strand Street towards the Royals Courts of Justice

I walk along the imposing imperial building of the Australian High Governorate opposite my hostel and head behind the church towards the neo-Gothic building of the Royal Courts of Justice. At 3.30 pm the big gate is wide open, and I am greeted in a sort of dark and deserted nave by rather elderly guards. This is the only place where you have to put on a mask, but these employees are rather debonair. I pass through the security gate and examine the wooden displays in the centre of the nave: under glass windows, plans of the day’s hearings are displayed. There are several courts in this large complex of buildings. Julian Assange is supposed to be tried by the Administrative Court of Appeal. I spot the right poster, but only the day’s hearings are listed. I ask the employees who kindly find the website where the next day’s schedule will appear from 4.30 pm. But they don’t know if I can take my computer with me. « It’s the judge who decides each time. You won’t know until tomorrow »

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Royal Courts of justice, Tuesday 26 October 2021 at approximately 4pm

Before leaving, I walk around the gallery that serves the courtrooms. I see that there are 18 rooms, but that only 3 or 4 are occupied. The others are empty. However, there are many hearings in the building because the poster of the day indicates numbers 67, 72, 73… where are these rooms?

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internet site Royal Courts of Justice daily cause list 10 March 2022 – GOV.UK (www.gov.uk)

At 4:30 pm, I notice that an update of the website shows the « Case details » CO/150/2021 the Government of United States of America v. Assange at 10:30 am ». It’s blurry, but it’s there, « court 4 and court 1 », with an overspill. I find court 4 at the end of the right-hand corridor, court 1 must be on the balcony. The judge is Chief Justice and Lord Justice Holroyde. The title of the Assange case is all the more unclear as the other cases are more precisely entitled «Ms justice Julian Knowles: Kiesielewski versus Regional Court in Szczecin, Poland.« 

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When a Polish citizen challenges his deportation to the city of Szczecin where the judge is prosecuting him, the institution he is fighting against is mentioned in full. By far the most frequent legal wrangling of Eastern European citizens with their own countries and subsequent extradition by Great Britain is in this place, as in the Westminster Court. Poles, Latvians, Czechs, Hungarians, Romanians are challenging court judgments or prosecutors’ decisions from Szczecin, Buda, Zielona Gora, Cluj, Plzen….[1]


[1] Royal Courts of Justice daily cause list 26 January 2022 – GOV. (www.gov.uk)

Assange is being prosecuted by a strange entity that bizarrely calls itself the US government, even though the US is neither united nor a state(s), and its Constitution provides only for a Congress and a president who heads an administration. Furthermore, it is a court of law or an attorney who is supposed to prosecute Assange but no legal authority is mentioned by the administrative court.

There is also another version « the Queen of Application of (name of citizen) versus Secretary of State of Home Department » which indicates the citizen’s appeal of a decision of the Home Office, and here we find English names. However, only a few cases will be tried in rooms 1 to 5, the others are elsewhere, perhaps in the buildings at the back of the neo-gothic nave.

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Judge Timothy Holroyde is, like all judgesof Appeal Courts, a member of the Queen’s Privy Council. But he is also a man who lectures at universities and appears in books and crime novels in which he plays himself. A certain Claire Holroyde also appears, a novelist. Despite a legal career that began in 1977, I can only find a trace of him in a trial of a dark Romanian oligarch in the year of the covid[1].

I walk around the huge complex of the Royal Courts of Justice to find that it has at least 6 entrances. At the back of the historical building, buildings from the 70s and 80s in bunker style are attached. This modern part can be accessed from the Bell Yard entrance and Carey Street. These working courts face the London School of Economics via Clement’s In and Grange Street. The next day, alas, I alone will not be able to monitor all these exits.

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Carey Street, behind the court
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Carrey Street behind the court

[1]  Timothy Holroyde – Wikipedia

Guest Lecture – The Role of the Sentencing Council – Law & Criminology (edgehill.ac.uk)

Lifers: Inside the Minds of Britain’s Most Notorious Criminals – Geoffrey Wansell – Google Livres

Nova Group v. Romania, Judgment of the High Court of Justice of England and Wales (Extradition Appeal) [2020] EWHC 2709, 20 oct. 2020 (jusmundi.com)

La comète – Claire Holroyde – Babelio

Stella Moris’ lies, Tracy Ward’s lies and the Beaufort family’s properties

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Julian Assange, the sheet on the door of room 4. Photo taken on 30 October, it was still there

Once my analysis is done, I take the tube to Knightsbridge. The purpose is to verify the claims of Stella Moris Smith Robertson who states in a testimony currently published in the media[1] that she lives at the « London home » of Baroness Tracy Ward Sommerset, former actress, Duchess of Beaufort, wife of Henry Somerset, Marquis of Worcester 12th Duke of Beaufort.

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Stella Morris and Tracy Ward Worcester in Swiss media
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Stella Morris, Tracy Ward and Assange in the « The Autralian »
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Media Storytelling about Assange, Fitzgerald and Tracy Ward

As Moris Smith Robertson states that Julian Assange will be living with her in this house if he is bailed, or with John Shipton who is also staying with Tracy at her property in Gloucestershire, it is important to check whether this information is plausible or false.[2]

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Stella Morris’ alleged testimony on Assange, Tracy Ward and her London home, 24 March 2020
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A signature of Stella Morris (her pseudonym!) as a witness

However, the media is quick to give the Sommerset-Worcester address of 28 Halsey Street, associated with its sustainability NGO, Farms not factories and the famous Gloucestershire property, Badminton[3].

Halsey Street happens to be in a nice area of elegant little houses behind Harrod’s. To get there I pass Harrods, which is next to the building at 3 Hans Crescent Street where the Ecuadorian state-owned facility in which Julian Assange was allegedly held captive for 7 years, from 19 June 2012 to 11 April 2019, was located. I have repeatedly, in this blog, deconstructed the impossible storytelling of what is not an « embassy » with many pictures[4]. . Today, I am curious to see what is there.

As I walk along the illuminated Harrod’s, I notice in the crowd that rushes towards the luxurious limousines parked in front of the entrance, the presence of several French families. So the rich French have also deserted their homeland under the yoke of the Covidian dictatorship and prefer to do their luxury shopping without masks in Free London!

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Harrods opposite to 3 Hans Crescent Street, 26 October 2021 6.30 PM.

Surprisingly, standing on the corner of Basil and Hans Crescent Street, I see that the Ecuadorian room on the first floor is all lit up too. Everything indicates that a reception or a meeting is taking place there. A beautiful black Mercedes with Diplomatic Corps plates is parked in front of the entrance. People come out of the building and get into the car. On the eve of Julian Assange’s ‘trial’, Ecuador is abuzz with activity in London. Is the flat once again home to Raphael Correa, the former president who has just participated in a debate in Brussels about Julian Assange?

Hans Crescent Street 3, 26 October 2021 at approximately 6.30pm

It’s dark when I find myself a few hundred yards down Halsey Street in front of the narrow one-storey, two-window building and the picture I take is blurry. It is empty and deserted, no lights are on and above all a large palisade bars the front door and the ground floor. Tracy Ward Somerset’s house, where Stella Smith Robertson says she is staying, is being renovated. There is also no sign of a letterbox indicating the presence of Tracy Ward Farms not Factories offices.

If Julian Assange were to walk free tomorrow, he would certainly not live here. This is all the more unlikely as Henry Fitzroy Somerset 12th Duke of Beaufort divorced Tracy Ward in 2018 and the land registry clearly indicates that he alone owns this plot today.

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28 Halsey Street Land Registry

As for the Badminton property, Tracy Ward’s former husband does not even own it today as the current land registry shows that the sole owner is David Robert Somerset 11th Duke of Beaufort. The Duke died in August 2017 and Tracy Ward shared with the press her hope of inheriting the property from her father-in-law. The estate is clearly not settled at this time.

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Land Registry of the Badminton Land and Castle

However, it is an obvious abuse of her position to present herself as the chatelaine of Badminton and Duchess of Beaufort at present, as only the old Duke’s children will inherit the property and only secondarily any children the woman may have had with her former husband, Henry Somerset, son of David [5].

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Tracy Ward would like to be Duchess Beaufort but isn’t anymore
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David Sommerset, 11 Duke of Beaufort, died in 2018 but still owns Badminton Castle

Although Stella Moris Smith Robertson insists that she has close ties to Tracy Ward[6], whom she presents as the godmother of her children allegedly conceived with Julian Assange, there is clearly no relationship between her and the Dukes of Beaufort David the father, Henry and Edward his sons, who own the Beaufort fiefs[7]. But does Julian Assange have any connection with the British aristocracy, this family or another? The question remains open.

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Tracy Ward, actress and former wife of Henry Somerset 12th Duke of Beaufort
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Henry Fitzroy Somerset 12th Duke of Beaufort, owner of 28 Halsey Street and legal heir to Badminton Castle
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Edward Sommerset, second son of David, 11th Duke of Beaufort and legal heir to Badminton Castle, here at a trial where he is accused of drug use and domestic violence

Farms not factories, which aims to fight industrial farming and food sovereignty, is based at 28 Halsey Street and Tracy Ward Worcester is credited as its director [8].

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A quick analysis of the official documents filed on the Beta Companies website shows us that if the company’s head office is, in 2020, indeed officially at 28 Halsey Street in London, thus in the property of Henry Somerset, Marquis of Worcester and 12th Duke of Beaufort, and this despite the fact that no trace of an office is visible either on the letterbox or to the naked eye, Mrs Tracy Ward is not the director, but Mr Alastair Thomas Nelson Kenneil at the time of the opening of the company on 27 March 2020.

In June 2020, Mr Ian Worrall and Mr Neil Lodge were appointed as Directors of Farms not Factories. A memorandum dated 9 July 2020 even transforms the company into a « charity », i.e. a non-profit association [9].

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A record of the General Meeting is even available for 8 July 2020, signed by A. Kenneil, and mentions the presence of Ian Worrall and Neil Lodge. Mrs Tracy Ward Worcester was absent. The meeting was held at « the Cottage » in Badminton. This became the official address of the organisation on 28 March 2021 [10. The first financial statement for Farms not Factories is dated March 2021 and is for Zero pounds.

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Why does Ms Ward credit herself with a position she does not officially hold? Why does she use the name « Worcester » (and therefore the title Marchioness), which is part of her former husband’s surname, when she has been divorced since 2018?

Why does Mr Henry Somerset, Marquess of Worcester, not appear in these legal arrangements when he is the owner of the house at 28 Halsey Street, the first official seat of Mrs Ward’s structure, and also of the name and title of nobility « Marquess of Worcester » which Mrs Ward uses very frequently in the media for her publicity and which she displays as her own on the Farms not Factories website?

Interestingly, the new headquarters of this structure is in a small mansion called The Cottage Badminton, located on the corner of Kennel Drive and High Street in Badminton. The Google map shows that this small property adjoins the huge park and castle of Badminton, still owned by David Somerset 11th Duke of Beaufort despite his death in 2017 [11]. The direct heirs to the castle are his sons, including Henry, Mrs Ward’s former husband. The companie that she says she runs but does not manage is therefore located in a house whose presentation « the Cottage Badminton » maintains in the minds of media readers the confusion with Badminton Castle located a few hundred meters away.

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But who owns Badminton Cottage? Unfortunately, it is impossible to know. The land registry oddly tells us that exceptionally no title deeds are available for this possession, which does not mean that it is not registered. In a way, this means that the owner of this villa has the right to remain (in) secret whereas the LandRegistry is a very well done, structured database with very reliable information that Wikijustice has been consulting since the beginning of our investigation on Julian Assange.

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Empty Land Registry for the Cottage Badminton
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the Cottage Badminton on the Web

The very few times that title information is missing from the land registry is when the putative owners may be the (Queen – I would delete queen. We have shown that she is not. Her name is Bowes Lyon. We don’t know what her husband’s name is) Elizabeth von Sachsen Coburg Gotha known as Mountbatten Windsor or other members of the so-called Mountbatten-Windsor (royal) family. This is the case, for example, for the central part of the former Earlswood children’s psychiatric hospital, whose property we analysed and which was known to have been created by the von Sachsen Coburg Gotha know as Mountbatten-Windsor family.

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So who in high places is protecting Mrs Tracy Ward whose friends officially running Farms Not Factories were able to meet and declare the headquarters of their structure in this ancient house adjoining the family castle of the Duke of Beaufort and Marquis of Worcester[12]

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What is certain is that the Beaufort family is one of the oldest noble families descended from the Plantagenets, a family much older than the German Saxe Coburg Gotha who almost broke into the British throne in 1837. However, the Mountabatten-Windsor, masters of the Commonwealth, can boast close links with the Dukes of Beaufort, the latter’s castle having served as a refuge during the war and as the setting for the marital saga of Charles of Wales, aka Battenberg, aka of Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg, (after his presumed father) and Diana Spencer, which ended so tragically for the latter[13].

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Coat of arms of the Dukes of Beaufort with fleur-de-lis and Norman Lions

This castle is a centre of power in Britain and it is therefore interesting for us to read and hear that Julian Assange is being held there, either as a captive since we have believed from the beginning that he is being held hostage in a structure belonging to the Mountbatten Windsor brotherhood and not, in fact, under the control of Boris Johnson’s government. By far the most frequent legal disputes of Eastern European citizens with their own countries followed by extradition by Great Britain are in these places, as in the Westminster Court.

Tracy Ward prides herself on being a revolutionary by participating in the fashionable Extension Rebellion movement just before the cut-off of Operation Covid 2019 in March 2020. However, having lied on official documents, as she is not a director of Farms not Factories, nor the owner of 28 Halsey Street where this structure does not actually have offices, we are entitled to doubt her claims in all other areas. [14]

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Badminton Castle, worth £15 million

In trying to understand who Ms Ward is, we learn that the director of the structure she says she runs, Alaistair Kenneil, is a documentary filmmaker [15]. He has indeed made some films about factory pig farms but, surprisingly, he is not connected to the farmers’ unions or to the British, European and global associations that are actually fighting for agriculture and food sovereignty, such as the famous Via Campesina network.

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Tracy Ward with Alaistar Kenneil, the real director of her company

Its co-director, Ian Worrall, may be linked to the Bitcoin scene, so has nothing to do with the bitter struggles for organic farming and food sovereignty waged by farmers and urban activists around the world for over 30 years urban activists[16]. It is difficult to find any information about the second co-director of Farms not Factories, Neil Lodge, other than his official address, the « lower woods lodge inglestone common » in Badminton [17].

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This is known as a Gloucester nature and geological reserve, located in Wickwar, a very old village 10km from Badminton Castle. Is the person who is leading the 2021 General Assembly of Mrs Ward’s structure the custodian of the nature reserve so close to the Beaufort’s land to live there permanently[18] ?

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The Gloucestershire Wildflife Trust which manages this nature reserve is a wealthy organisation with 87 employees and a budget of £1 million, whose founding history and board of trustees include some prestigious aristocratic names[19].

Tracy Ward appears to be closely associated with The Price of Progress Production Limited, a television programme production company [20]. The company is based at the Cottage in Badminton. It was founded by Henry (Harry) John Fitzroy Somerset Marquess of Worcester, at the time her husband, and herself as Tracy Ward Worcester in 2006.

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Her and Henry (Harry) John Fitzroy Somerset’s address at the time was the famous Badminton Cottage, which suggests that Henry Somerset, now the Duke of Beaufort, still owns it 21.

In 2006, Mrs. Ward’s profession was « film maker ».

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In 2007, a new secretary, Adrian Robert Kilmartin, was hired and Henry John Worcester resigned as the prestigious name of his wife’s company. Mrs Ward, who calls herself the Marchioness Worcester, and her partner Kilmartin become the sole shareholders of the movies production company [22]

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. Mr. Kilmartin is housed in a house, Church Farm, very close to Badminton Castle and the Cottage. At the end of 2008, Alastair Kenneil, born in 1948, took over the management of Price of Progress Production but Tracy Worcester signed the 2009 financial statement as « Director »»[23].

She officially became a director of the company in February 2010, still signing as the ‘Marquise’ of Worcester [24]. In 2011, she remains the sole shareholder of the company, which she co-manages with Alastair Kenneil and for which Kilmartin is secretary. The company was dissolved in 2014.

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Mrs. Ward is also a director, for 2 years, of a company created in 1946, the Soil Association, a structure whose objective is the preservation of the soil, nature and the environment, whose creators also belong to the British aristocracy like Eve Countess of Balfour[25]. Eve Balfour is known as a pioneer of organic farming. Mrs Ward, a television director, managed to become a member of the Board of Directors of this company from 1994 to 1998[26].

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Despite the intense media presence of the « Farms not factories » campaign, the actual track record of the film company that Tracy Ward and Alastair Kenneil ran for 8 years, the Price of Progress Production has a more than modest track record.

Adrian Robert Kilmartin, their collaborator, appears as a director of 22 companies, while still being domiciled at Church Farm Action Turville in Badminton [27], very close to the Badminton Castle, but there is no further information on him. Among his companies of which he is a director are many security companies called NHP Securities No…, fund management companies, health companies and have a long history of 20 to 30 years. Their activities are often described in vague terms as « other activities » and Mr Kilmartin sometimes appears as an accountant.

Mrs Ward’s political activity in the field of the environment and organic farming appears to be more of a media show in which she is the star as a former actress and former wife of a man from a prominent family.

She is not the owner of her former husband’s London home and is unlikely to be the owner of the Badminton Cottage where she and her friend Kenneil ran their audio-visual production company. As her statements do not stand up to scrutiny any more than those of Stella Morris, one wonders why she is being touted as a close associate of Julian Assange.

In my opinion, it would be better for him to stay away from people whose media show does not cover real, genuine and provable activity. Unless Julian Assange’s real « hosts » are the Dukes of Beaufort, so close in history to the royal power in England, and the name « Tracy Ward » only serves to cover this fact with a modest and murky veil….What links the artistocracy and the ruling family, then, to the distinguished man we saw and communicated with in a special way in Woolwich Court on 27 February 2020 just before the violence of the Operation Covid?

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I end my evening at the Wellington pub, set up by a kindly young waiter with a smile on his face on the first floor, on a wide leather bench in front of a large, well-polished zinc bar and huge mirrors. The bar is served by an adorable young blonde girl who prepares the drinks while joking with her colleagues of the same age.

I listen to their young conversations, I am fascinated by their beautiful faces, their joy of life while thinking of my poor France and its young people deprived of this simple happiness. They don’t seem to be surprised by my sometimes hesitant English and my allure as a lady with a hat, so French: the French, good middle-class tourists, make up half of their clientele this evening. While enjoying my huge fish, chips, green peas and an excellent beer, I take some pictures of the scenery and the smiling girl. It is so important to show in France that nobody wears the covidian muzzle anymore.

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It is with regret that I return to my room under the roof, with a view of the Wellington-Strand street intersection, my pub and the neoclassical Sommerset House, home of artistic and literary institutions, with the Thames in the background. Beforehand, I stop off at the small Tesco to prepare my provisions for the next day’s battle: nuts, dried fruit, dry cakes and juice, as the hours of fighting will be long the next morning.

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Somerset House

[1] https://context-cdn.washingtonpost.com/notes/prod/default/documents/1faa4572-d776-4dcb-94c7-110abf7c7ceb/note/36d6ed33-c5a0-4c0f-a024-bf07831d297a.

[2] Tracy Somerset, Duchess of Beaufort – Wikipedia

Tracy Somerset, duchesse de Beaufort (stringfixer.com)

London judge denies bail to WikiLeaks founder Assange (theaustralian.com.au)

Julian Assange Denied Bail During U.S. Extradition Appeal (bloombergquint.com)

About Us • Farms Not Factories

[3] Meet Britain’s least likely duchess Tracy Worcester | Daily Mail Online

Tracy Somerset, duchesse de beaufort également connu sous le nom de tracy ward, Tracy Tracy worcester somerset,photographié dans sa maison à Badminton Photo Stock – Alamy (alamyimages.fr)

Tracy Worcester: ‘Mummy’s got to save the planet’ | The Independent | The Independent

tracy worcester badminton – Recherche Google

[4] Romantic end to the Julian Assange case? Objections, analyses and actions of Wikijustice – Part 1 – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Romantic end to the Julian Assange case? Objections, analysis and actions of Wikijustice – Part 2 – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

20 septembre 2019, Westminster Magistrate Court, l’audience de Julian Assange qui ne devait pas avoir lieu – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

[5] Duke of Beaufort’s wife insists she will be Duchess despite four-year separation (telegraph.co.uk)

[6] Stella Morris et Julian Assange: «On adorerait vivre en Suisse» | Illustré (illustre.ch)

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[7] Lord Edward Somerset jailed for beating wife Caroline – BBC News

Henry Somerset, 12th Duke of Beaufort – Wikipedia

[8] About Us • Farms Not Factories

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[9]

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[10]  

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[11] 7 The Limes – Google Maps

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Maison de Beaufort — Wikipédia (wikipedia.org)

[12] Badminton House – Wikipedia

Tracy Worcester: ‘Mummy’s got to save the planet’ | The Independent | The Independent

House and Heritage – Publications (facebook.com)

[13]  https://www.dailymail.co.uk/news/article-4803898/Rock-n-roll-duke-plays-band-inherited-315m.html

House of Beaufort – Wikipedia

[14] Lucy Yorke-Long gets engaged to Duke of Beaufort Bobby Worcester | Daily Mail Online

[15] Alastair Kenneil – IMDb

[16] Ian Worrall – Co-founder @ MyBit – Crunchbase Person Profile

[17]

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[18] Lower Woods – Wikipedia

[19] Gloucestershire Wildlife Trust – Wikipedia

GLOUCESTERSHIRE WILDLIFE TRUST – 232580 (charitycommission.gov.uk)

[20] THE PRICE OF PROGRESS PRODUCTIONS LIMITED overview – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[21] application-pdf

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[22]

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[23]

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[24] application-pdf

[25] Eve Balfour — Wikipédia (wikipedia.org)

[26]

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[27]
Adrian Robert KILMARTIN personal appointments – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

Londres en liberté – 29.10-3.11.2021 – La City et autres lieux de pouvoir. A la recherche de Jacques Attali

Monika Karbowska

Quelques lieux de pouvoir en Angleterreles Royal Courts of Justice, entre le cinéma et les Rotschild

Après le 27 et le 28 octobre consacrés au « procès » de Julian Assange, je consacre la matinée du vendredi 29 octobre au débriefing avec mes collègues de Wikijustice. Je réponds aussi aux appels des amis et des militants de France qui, sous le coup du storytelling médiatique déchaîné dans « l’affaire Assange », se rappellent que je suis la seule à être sur place et que je peux leur donner des informations bien plus précises et tout à fait différentes. J’ai ainsi envoyé les photos de mon attente devant les Royals Courts of Justice à Gilles Chambault dans la matinée du 27 et celle du 28 octobre. « Bon courage si tu es sur place » – m’envoie-t-il par SMS. Je lui réponds « Oui je suis là, et c’est une très mauvaise pièce de théâtre ». 

Théâtre devant les Royal Courts of Justice le 28 octobre

Gilles m’envoie des articles et photos du storytelling, je lui envoie la réalité : Jamie et Eric allongés par terre, Christophe Deloire, Georgina, les faux avocats avec leur tricycle de cirque, les murs sombres de la bâtisse néogothique. Gilles a toujours aimé ma façon de diriger nos découvertes dans nos voyages. Je sens qu’il brûle de me rejoindre en Angleterre. Pourquoi pas ? Après tout, nos voyages se sont toujours passés dans une entente parfaite.

Je pense encore à lui à 11 heures le jeudi 28 car je lui envoie une photo dont je sais qu’elle lui plaira : je lui souris devant la voûte néogothique coiffée de mon chapeau de la chapelière de Fécamp, ce chapeau stylé qu’il m’a offert lors de notre voyage dans cette ville avec mon neveu, en février 2008.

Ce fut l’une des dernière image qu’il a pu voir de la vie et du bonheur.

Au moins peut-être ai-je pu lui donner ce bonheur, bien que je n’ai pas pu lui sauver sa vie.

Le vendredi 29 octobre à midi il est décédé brutalement.

Mais je ne le savais pas alors. Le vendredi 29 octobre à midi je finissais mes conversations débriefing dans le beau foyer club de gauche du Strand Hostel.

Le sympathique foyer du Strand hostel

Une femme assise à une table voisine m’interpelle lorsqu’elle m’entend parler d’Assange. Elle fait partie de ceux qui sont venus à la manifestation devant le Musée National de la Justice. Elle me pose des questions sur ce que j’ai vu à l’intérieur du bâtiment lorsque je lui explique qui je suis et la lutte de Wikijustice. Comme beaucoup d’Anglais de la classe ouvrière, elle admire les Gilets Jaunes et rêve d’une grande révolution populaire dans son pays. Et ce d’autant plus qu’elle m’avoue être pauvre et habiter une province abandonnée du pouvoir élitiste. Elle est aussi très hostile à la monarchie et de la confrérie « Windsor » en particulier. Elle m’avoue n’être venue que parce que « quelqu’un » lui a payé le train. Décidément, Julian Assange ne peut compter que sur le peuple pauvre pour rester en vie, même si ce peuple est impuissant à le faire sortir de la forteresse windsorienne dans laquelle il est captif.

A midi donc je quitte le Strand Hostel pour regagner Paddington, les quartiers centraux étant bien trop chers pour moi aussi ! Cependant, avant de quitter le quartier je déjeune au Crown Bar toujours dans l’optique de lutter pour la survie des indépendants contre l’oligarchie mondialiste. Je parle avec la jeune serveuse yougoslave de la situation, sans toutefois rentrer trop dans les détails du «covid ». Elle me dit que la situation s’améliore, les touristes reviennent et « Nous allons gagner la lutte pour revenir à la vie et toute cette histoire terrible ne sera qu’un vilain souvenir ». Nous nous sourions, car nous avons compris qu’on est toutes les deux dans la Résistance.

Hôtels à Paddington

A Paddington je gagne un autre petit hôtel réservé sur internet, il est tenu par un couple de Polonais un peu âgé. La réception et le foyer sont dans un pub chaleureux ou je peux écrire, boire mon thé et discuter à loisir. Cependant j’ai hâte de retrouver le Panache Café ou je raconte mes aventures des Royals Courts car ses propriétaires ont connu Assange en 2010,  mon « Fish and Chips » yougoslave, les pâtisseries marocaines à côté du Consulat à Praedt Street. Je jette un coup d’œil au Frontline Club mais aucun des protagonistes du théâtre de la veille, pas même Vaughan Lockart, ne semblent présents dans les lieux. Je salue ma petite coiffeuse burkinabée et je vais chercher mes chaussures chez un cordonnier, un travail parfait pour 8 livres, deux fois moins qu’à Paris, chez un artisan d’une politesse artistocratique. Je finis ma soirée au café irakien « Anwar Burj Alarab » garni de curieuses photos en noir et blanc de l’Irak des années 50. L’ambiance est chaleureuse et studieuse, ou les hommes fument dehors les pipes à eau pendant que je m’attable à mon ordinateur devant des thés aux pignons apportées par une aimable serveuse. En fait, je suis en vacances.

J’aime beaucoup l’ambiance du quartier mais je ne peux y rester. Les hôtels ont retrouvé leur vrai prix d’avant le covid, c’est-à-dire 100 Euros pour une chambre très simple, mon hôtel tenu les Polonais s’avère mal agencé. Il est surpeuplé par des groupes de jeunes venus de province s’amuser pour le grand week-end de Halloween après un an de dictature covidienne sans plaisirs. Les salles de bains collectives sont occupés en permanence par des filles se coiffant et se maquillant. Mais c’est le froid dans les chambres qui me décide à le quitter et revenir au Strand Hostel puisque je veux refaire le tour du quartier des tribunaux.

Ce fut une erreur de le quitter. Lorsque samedi matin 30 octobre, une très belle journée ensoleillée d’un automne doré, je me retrouve devant la jeune réceptionniste française qui m’avais accueillis mardi, elle est désolée « tout est pris car pour le week-end nous avons beaucoup de visites de province, tout le monde vient s’amuser dans les boîtes, les théâtres, les music- hall. Et surtout maintenant, après les fermetures du covid et surtout aujourd’hui, c’est le samedi d’Halloween » !

Le High Governorate de L’Australie, début de l’exploration des lieux de pouvoir de la City of London

Je peux néanmoins m’installer dans le foyer désert et chercher un autre lieu sur Booking. Une fois réservée ma place au Safestay Kensington Holland Park dans le parc à une encablure du château de Kensington, mais à l’opposé d’ici, la gentille réceptionniste accepte que je laisse mon sac en dépôt pour effectuer tranquillement ma visite du quartier.

En face du Kings College et devant la statue de Gladstone nous sommes encore à Westminster

Je commence ma visite sous la statue imposante de Gladstone en face de l’Eglise Saint Clément le Danois, en face du High Governorate Autralien. De nombreux étudiants vaquent à leurs occupations, entre les salles de cours et les bibliothèques du Kings College et de la London School of Economic, en face de l’Eglise et jouxtant les Royal Courts of Justice.

Sur le plan on distingue bien la ruelle Clements Inn qui sépare le complexe des tribunaux de la London School of Economics

Justement, je retrouve mon chemin du 27 et 28 octobre : longer la London School of Economic, le square parking avec son entrée néogothique vers les cours de justice dont les immeubles austères des années 70 se dessinent au fond, puis devant la porte en bois et la grille en fer des Royals Courts of Justice, dont j’ai fini par comprendre qu’elles sont un complexe muséal. Alors je m’arrête en face du Dragon de la City et l’imposante bâtisse jouxtant les tribunaux : la Old Bank of England. Aujourd’hui c’est un pub de luxe, mais ses drapeaux britanniques sur la façades attestent que ce lieu fut un haut lieu du pouvoir : une importante succursales de la Bank of England en face des lieux de pouvoir judiciaires, les tribunaux royaux, l’ordre des avocats (la Law Court dans l’impasse Yell Yard), puis toute la rue Fleet Street qui commence là et qui fut pendant 200 ans la rue de la presse avant que Robert Murdoch ne casse cette vie en 1986[1].

Old Bank of England et Dragon gardien de la City
Roual Court of Justice avec au fond la Old Bank of England
Royal courts of Justice, Dragon de la City et Old Bank of England
L’immeuble à l’angle de Fleet street et de Chancery Lane, jouxtant la Old Bank of England
Chancery Lane et Fleet Street, à louer…

Aujourd’hui il ne reste rien de l’histoire de la presse anglaise dans ce lieu, sauf les quelques pubs… Mais qui dit Bank of England dit City of London Corporation et surtout famille des Rotschild, dont l’histoire et la fortune est inséparable de l’économie et du pouvoir politique et économique britannique mais aussi mondial depuis 1815. J’ai déjà commencé à comprendre le rôle de la famille Rotschild dans le capitalisme européen depuis le 19 siècle, véritable « service secrets avant les services secrets » en Europe depuis 1813, avec des multiples et rapides liaisons secrètes entre les différentes « Maison Rotschild » en Europe, avec toujours la bénédiction et le soutien discret de la Maison de Hannovre à Francfort sur le Main, la famille de Hesse Darmstadt qui est à l’origine du pouvoir des Saxe Coburg Gotha sur l’Angleterre et qui a crée de toute pièces l’influence et secrète Famille Battenberg, cœur du pouvoir  en Europe depuis 1850 entre les Romanov, les Hohenzollern et les Saxe Coburg Altenberg et Gotha baptisés « Windsor » sur le tard pour brouiller les pistes de leur origine[2].

En face de la Old Bank of England la Lloyds
La taverne du diable en face du Dragon …

 Ce qui est curieux est que j’ai pu finir des études d’histoire de plutôt bon niveau en France et en Pologne sans jamais vraiment étudié le rôle des Rotschild dans la construction des dynasties possédant pouvoir politique et économique en Europe. Il a fallu le naufrage de la dictature « covid » en Europe, les doigts accusateurs des dissidents trumpistes « Q anon » pointés vers les « Rotschild » comme responsables de cette manipulation d’octobre 2020 à avril 2021, pour que soit obligée de me documenter sérieusement sur l’histoire de cette famille européenne aussi puissante que secrète[3]. L’étude des bilans financiers du RITCP (RIT Capital Partners), la holding dirigé par « Lord Rotschild » a un pouvoir qui n’est effectivement pas anecdotique.

Introduction au rapport annuel du RTICP de 2016

En examinant les rapports annuels du RITCP nous apprenons (entre autres) que la holding de Rotschild détient effectivement des avoirs des banques centrales britanniques et allemandes, mais aussi des participations dans les fonds d’investissements de Charles Schwab, un allié des oligarques américains Carnegie et dans le fond Hamilton, les Hamilton étant une puissante famille possédant de nombreux avoirs dans le monde anglo-saxon.

Leadership | About Schwab

Nous attendons toujours que de sérieux journalistes d’investigations se penchent sur les bilans financiers des entreprise de la Holding RITCP et de leur rôle dans l’économie et le pouvoir politique mondial actuel[4].

Reports | RIT Capital Partners plc

Rotschild et Murdoch ont bien entendu travaillé de concert en investissant dans Genie Energy, une entreprise pétrolière tenue par le vice-président des USA de Georges W Bush, Dick Cheney.

L’entreprise des Rotschild a aussi investi dans les holding pharmaceutiques Watson et Robin Hood appartenant au sud-africain Antony Tabaznik via sa multinationale de médicaments génériques Arrow.

Rapport d’actitivité de RTICP en 2010
Rapport d’activité de RITCP signé Rotschild mentionnant son investissement dans les entreprises de Tony Tabaznik
Arrow et Robin Hood, rapport d’activités de RITCP en 2010

The Team | Amynepharma[5]

Or Antony (Tony) Tabaznik est un des visiteurs de Julian Assange lors de sa captivité du 3 Hans Crescent Street…

Un proche des plus puissants financiers de la City, des « Rotschild », a donc eu un accès privilégié au captif Assange.. Pour quelle raison? Je me pose cette question, sans pouvoir encore y répondre.

VISITAS-ASSANGE-2015-LF-1.pdf (periodismodeinvestigacion.com)

Un autre lien entre le « récit Assange » et les pouvoirs financiers et politiques mondialistes est le personnage de Stella Morris aka Sara Gonzalez Devant. La personne qui se fait passer dans les médias pour la « fiancée » de Julian Assange apparait sous le triple nom de « Stella Morris », « Sara Gonzalez Devant » ou « Stella Smith Robertson ».

Sous le nom de « Sara Gonzalez Devant » elle a été étudiante au Canada soutenue par la Fondation Jeanne Sauvé. Son directeur de recherche fut Stephen Saideman, selon le site de la fondation.

Archives de la Fondation Jeanne Sauvé

Or, Stephen Saideman n’est pas un militant contre le système: selon son propre site internet, il a travaillé comme conseiller pour l’OTAN et il dirige le think thank gouvernemental Réseau pour la Défense et la Sécurité du Canada. De plus il a été subventionné pendant des années par le Council on Foreign Relations, le plus puissant think thank de l’armée et du gouvernement des Etats-Unis.

About Me — Stephen M. Saideman (stevesaideman.com)

Au vue des entreprises les plus puissantes de la planète qui financent cette structure, on ne peut que penser que le professeur Saideman et ses étudiants (par conséquent Sara Gonzalez aka Stella Morris également) sont parfaitement bien intégrés dans le système des puissances financières et politiques aussi bien de Wall Street que de la City of London Corporation. Saideman n’est pas un dissident et Stella Morris aka Sara Gonzalez Devant fait également partie du système mondialisé dominant. Il apparait que sa complicité avec MC McGrath, l’informaticien subventionné par Peter Thiel et sa société proche de la CIA Palantir, que j’ai pu observer à la fin du show « Free Assange » organisé le 28 octobre, est donc tout à fait logique.

voir La lutte pour Julian Assange le 27-28 octobre 2021 – le spectacle, fausses et vraies cours de justice, Stella Morris et MC McGrath – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

The Stella Morris Case – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Fin de partie romantique de l’affaire Julian Assange? 1ère partie – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Fin de partie romantique de l’affaire Julian Assange? 2ème partie – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Le cinéma au « tribunal »

J’en suis dans mes réflexions sur le pouvoir des « Rotschild », vrais ou fantasmés, lorsque je remarque sur la « Old Bank of England » est flanqué sur sa droite par une maison plus petite à l’élégante façade rouge ornée d’un bas-relief de griffons. Les griffons de l’emblème de la City of London Corporation ? Le bel immeuble est vide et les méchants panneaux « to let » « à louer » posés sur les vitres attestent d’importants changements de pouvoir dans ces lieux. Depuis les fermetures covidiennes, la City est vidée, elle semble disparaitre, sans que le citoyen n’en soit informé.

La maison aux griffons à la limite de la City of London Corporation, de la commune de Westminster et de la commune de Camden

Car ici commence bien la City of London Corporation et son pouvoir extra-territorial : en face de la maison vide aux griffons se dresse un immeuble sans âme des années 80 et sur sa façade est apposé la plaque « Fleet Street » avec l’emblème de la City. La rue Lane Chancery qui monte vers Hollborn, la quartier des avocats derrière les tribunaux, marquent la délimitation entre le pouvoir de l’Angleterre souveraine et celle de la corporation internationale des banquiers, plus vieille que le pouvoir royale de cet Etat.

Limites de la City et de Camden
l’emblème de la City of London Corporation

Alors l’affaire Assange se déroule toujours sous auspices du pouvoir de la City, comme elle s’est déroulé au cœur de la City à la Old Bailey, en septembre l’année dernière.

En face de la Old Bank of England et des Royal Courts, un autre endroit de pouvoir mondial : La banque Lloyds[6], à laquelle est adossée le registre maritime mondial Lloyds, le plus vieux registre de classification de bateau, sans lequel la mondialisation économique et l’expansion de la Maritime Law, la Loi de maritime, n’aurait pu se faire. Sur cette maison, une plaque « Devil Tavern, demolished in 1787 » (Taverne du diable détruite en 1787) est encadré par la mention « Corporation of the City of London ». Nous sommes bien dans cœur du pouvoir « mondialiste » tant décrié par les souverainistes et autres « Q-anon » ! Derrière le kiosque et le petit café « The George » se déroule le grand complexe du Inner Temple, la corporation des avocats et juristes issus des Templiers anglais, les corporations de juristes étant un pilier du pouvoir du royaume anglais puis britannique[7].

Lloyds
Café Soho en face des Royal Courts of Justice
Café Saint Georges côté Westminster, en face des Royal Curts of Justice

La petite croix honorant la mémoire des héros de la RAF sur le mur de l’église Saint Clément parait brusquement très modeste, écrasée par l’histoire millénaire du pouvoir des banquiers et et des ordres militaires religieux et autres associations liées par le secret et le pouvoir comme les francs-maçons, également désignés aujourd’hui, à tord ou à raison, comme responsable du pouvoir mondial et hostile à la souveraineté des nations. [8].

Croix de la RAF sur l’église St Clément
Lloyds et Barclays

Je reviens vers mes pas pour examiner de plus près les cours de justice. Pour cela j’emprunte le passage Clement Inn entre la London School of Economics et la grille des Royal Courts of Justice.

Entrée de Clements Inn entre la London School of Economics et les tribunaux

J’aboutis à la Grange Court, un étroit passage entre la grille de l’école et le bâtiment austère des années 70 qui abrite le Thomas Moore Buidling et le Queens Building, les vraies cours de justice en exercice. Je contourne donc ces bâtiments explorés le 28 octobre, lorsque je cherchais le lieu ou déposer ma plainte. J’ai tout le loisir d’en observer l’agencement.

Passage Clements Inn
Grange Court au bout du passage Clements Inn, à gauche les vraies cours de justice, Queen’s Building et Thomas Moore building
Le Queen’s building, avec ses nombreuses cours de justice
En sortant de Grange court dans Carey Street, vue sur le Queens building et le bâtiment néogothique central

Je passe à côté de la galerie qui les relient au bâtiment central néogothique ou j’ai passé dans ce temps. C’est à cette endroit, dans la rue Carey, que je remarque plusieurs grands camions de retransmissions de télévision ou de cinéma, marqué « MBS equipement ».

Les camions de télévision et de cinéma devant les Royal Courts of Justice, le musée de la justice, Carey Street

J’arrive à l’arrière des Royals Courts of Justice et je vois alors que la rue est barrée et un amoncèlement impressionant de bric à brac de meubles, de caméras, de projecteurs, d’accessoires divers encombre la chaussée. Des techniciens en gilet jaunes s’activent entre les camions et leur outils. Pas de doute, c’est un tournage de film avec les Royals Courts comme décor ! Je questionne deux jeunes filles qui gardent un stand garni d’objets historiques, des vêtements de l’époque de la seconde guerre mondiale, semble-t-il. Elles confirment, c’est bien un tournage de film !

Tournage de film Carey Street en face des Royal Courts of Justice

Normalement, je n’ai pas le droit de photographier, mais je peux passer. Alors je passe dans la rue entre les pubs fermés et le batiment qui plus que jamais fait figure de musée et pas de véritable tribunal. Je photographie néanmoins des véhicules, des barrières rouges et un panneau avec des affiches des années 40 « Avis à la population » et « Français allez travailler en Allemagne » ! Pas de doute, ce sera un film sur l’occupation nazie et ce décor est censé représenter la France des années noires. Personne ne me dit rien, car avec mon pas décidée, mon chapeau, mon manteau et mon sac, j’ai sûrement l’air d’une productrice qui vient inspecter l’avancement la préparation du tournage.

Décor de film en tournage Carey Street

Ainsi, je tourne dans une petite ruelle Bishops Court au nord du Yell Yard qui est relié à la Chancery Lane, la rue délimitant la City de la ville de Westminster et menant à Hollborn, le quartier des avocats. D’ailleurs, l’imposant bâtiment en brique que je longe jusqu’à la rue Holborn est le Lincoln’s Inn, le deuxième des quatre guildes de juristes issues du Moyen Age[9].

Le Lincoln’s Inn dans la rue Chancery Lane

Il est intéressant de constater qu’avec le Lincoln’s Inn commence la vaste commune de Camden, la guilde est située dont à la lisière de Westminster, de la City et de Camden. Les « Inn’s court », les guildes de juristes ayant toujours bénéficié d’un statut libre, c’est-à-dire qu’elles n’obéissent ni au gouvernement, ni au pouvoir royal ni au pouvoir des hommes de la City, il me semble donc que ces hommes et ces femmes ont tout les atouts en main pour devenir un « pouvoir mondialisé », extraterritorial.

Lincoln’s Inn

Au nord du Lincoln’s Inn, le long de la Holborn Road je reconnais le Grays’Inn, le vaste complexe de bureaux, de jardins, de salles historiques et d’église ou nous nous sommes rendus avec mon collègue de Wikijustice, le 23 septembre 2019 rencontrer l’avocats de Julian Assange appartenant en théorie à cette confrérie via le cabinet d’avocat Gray’s Inn : Mark Summers. Nous avions été reçu par un méfiant manager, Paul Venable, qui nous avait indiqué que Summers était absent mais que Edward Hamilton Fitzgerald prendrait l’affaire Assange en main, ce qui se passa en février 2020[10].

Newmans Row et Serle Street derrière les Royal Courts of Justice – avec les camions de cinéma
Le Cadastre, Land Registry, en face du Lincoln’s Inn, à m’angle de Serle Street

Je tourne dans une petite impasse entre deux pubs, je me retrouve entre le beau square intérieur Lincoln Fields et les imposantes bâtisse en briques de l’ordre des avocat. Les camions de la télévision stationnent dans toute la longueur de la rue Newmans Row puis Serle Street, jusqu’à la flèche néogothique des Royal Courts tout au bout. La rue Carey est définitivement barrée sur ma gauche, impossible de passer à pied. Les caméras tournent, tournage du film est en cours.

Imposante entrée des Lincoln’s Inn, lieu de pouvoir politique, juridique et historique

J’ai encore plus l’impression que les Royal Courts ne servent pas à rendre la justice, mais à servir de décor de film et de spectacle, de jeux de rôle aussi, comme celui du procès de Julian Assange.

Sur la Serle Street je remarque un immeuble portant à l’entrée le panneau « Land Registry ». C’est le cadastre anglais qui m’aide si bien à trier le faux du vrai, à confronter le storytelling à la réalité des faits, qui possèdent les lieux et les bâtiments.

Serle Street arrivant sur les Royal Courts of Justice, côté nord

Je reviens vers le Queens building, j’emprunte la Grange Court, le Clement Inn, je me retrouve devant l’Eglise Sankt Clement, et sa mélancolique croix d’hommage aux tombés de la RAF. Les cafés en face sont bondés, la bijouterie et la boutique de vêtements masculins situés côté City retrouvent quelques clients. Les Royal Courts of Justice resplendissent sous le soleil. Le dragon garde la City, même si elle semble dépérir économiquement en tant que territoire. A moins que le gouvernement anglais n’ait décidé de la nationaliser pour de bon et mettre fin à cet enclave millénaire de pouvoir mondialiste au cœur de sa capitale souveraine.


[1] Fleet Street – Wikipedia

[2] Le livre « Die Battenbergs, eine Europäische Familie » Waldemar Kramer, 2019, Wiesbaden, m’a fournit beaucoup d’indications précieuses.

[3] Le seul livre de bonne facture sur les Rotschild est l’œuvre d’un journaliste anglais dans les années 60 : Frédéric Morton «Les Rotschild », Editions j’ai lu, 1962

Amazon.fr – Les Rothschild – Frederic Morton – Livres

[4] RITannual2001.pdf (ritcap.com)

https://www.ritcap.com/

RITCP GP LIMITED filing history – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

[5] Je m’étonne moins des publications du site DOCUMENTARY – Julian Assange: 2010-2022 (julianpaulassange.com) « propriété de General Sands » qui place « Julian Paul Assange » sous la dépendance de « Jacob Rotschild », concept-raccourcis pour désigner les financiers de la City.

[6] Lloyds Bank – Wikipedia

Lloyd’s Register – Wikipedia

Admiralty law – Wikipedia

[7] Templiers en Angleterre — Wikipédia (wikipedia.org)

Inner Temple – Wikipedia

[8] Knights Templar – Wikipedia

Knights Templar (Freemasonry) – Wikipedia

[9] Inns of Court – Wikipedia

[10] 20 septembre 2019, Westminster Magistrate Court, l’audience de Julian Assange qui ne devait pas avoir lieu – Liberté pour Julian Assange – Monika Karbowska (monika-karbowska-liberte-pour-julian-assange.ovh)

Kensington, les discrets lieux de l’aristocratie

Je me déporte avec mon sac de l’autre côté du Hyde Park, dans un autre quartier de pouvoir : Kensington. J’y retrouve un autre hostel, confortable avec un foyer aux grandes baies modernes ouvertes sur le magnifique parc. La vie a repris pour de bon, l’hostel est plein de jeunes gens visitant Londres ou cherchant du travail. Le lundi ce seront des groupes d’élèves qui occuperont l’espace de leurs rires radieux. Dois-je rappeler qu’aucun masque n’entrave notre joie de vivre, ni dedans ni dehors ?

le fameux palais de Kensington des « enfants royaux »

Un jeune Iranien vient me parler plusieurs fois alors que je travaille sur mon ordinateurr devant mon thé dans le foyer de l’hostel. Il veut que je l’aide à écrire son CV car il cherche du travail. Je hoche la tête et je lui explique que je suis étrangère, Française et que la technique du CV est très culturelle et différente selon les pays. Je sais écrire un CV français mais je ne sais pas très bien de quoi doit avoir l’air un CV en Angleterre. Mais je veux bien jeter un coup d’œil à son CV en ce qui concerne son aspect général. Il s’en suit une conversation sur Brexit, le covid et le marché du travail en Angleterre. Contrairement à ce que dit la propagande en France l’activité économique a plutôt l’air de reprendre ici. J’ai remarqué plusieurs devantures de magasin comportant les annonces d’emploi ! Si les patrons cherchent leurs salariés directement dans la rue avec l’annonce en vitrine, c’est qu’il y a plus d’offres que de demande, un bon signe pour les travailleurs !

Je discute avec le jeune hommes le samedi soir, puis le lendemain dimanche. Le Lundi 1 novembre il vient me retrouver radieux : il n’aura pas besoin de mes services, il a déjà trouvé un boulot dans un pub ! Je l’encourage pour son premier job et je ne peux que constater que le Brexit marche car il y a de l’emploi pour les travailleurs ! Un moment je me demande si je ne ferai pas mieux d’émigrer ici plutôt que de rentrer dans ma terrible patrie, si terriblement en souffrance et en déliquescence, la France, l’Europe continentale et l’Union Européenne aux mains de la secte covidienne…

Hostel dans le Holland Park

Samedi soir je fais un état des lieux sur quartier. Le Holland Park est séparé du château royal des « enfants royaux » par un petit quartier très sympathique de villas victoriennes sous d’imposant platanes, de résidences luxueuses et de petits restaurants animés. La Kensington Palace Garden est une rue bordés de manoirs de l’aristocratie du système britannique et mondial entrecoupée de résidence diplomatiques anciennes. Elle est interdite à la circulation le soir, ce que j’ai pu constater en janvier 2021 et surveillée par la Territorial Police Group, l’unité anti-terroriste de la police municipale de la ville du Grand Londres, la seule police existant au Royaume Uni.

Entréé de Kensington Palace Gardens

Mais au sud du quartier des aristocrates, la vie de citoyens ordinaires se déroulent paisiblement vue la Kensington avenue. Certains établissement sont des clubs mondains et sélectifs, d’autres sont des restaurants de quartier. En face de l’Eglise Sankt Mary’s Abbot j’avise un restaurant chinois dont la large vitrine est directement ouverte sur la rue. Ce qui me plait est qu’il est plein, que les convives sont assis très proches les uns des autres et que l’élégante femme qui se tient derrière le bar ne porte pas de masque. Un rapide coup d’œil sur les prix de la carte et je m’installe à l’intérieur à côté d’une famille dont les deux enfants s’agitent en finissant de grandes assiettes de nouilles sous les yeux bienveillants de leur père. Ils ont l’air très heureux de la journée de vacances passés et je pense toujours douloureusement aux enfants de France terrorisés sous leur masque par leur professeurs et par le gouvernement et aux parents français incapables de les défendre face à la perversité du régime.

Résidence de luxe à Kensington

Je suis très contente de côtoyer de si près des humains dans l’étroite pièce et heureuse de manger un énorme plat de fruits de mer, librement. Sans que personne ne songe à exiger de moi de certificat de « pureté vaccinale ». Libre Angleterre, oui, comme en 1940 !

Avant de rentrer je fais un tour dans le grand supermarché alimentaire Kensington Arcade situé au-dessus du métro du même nom. Je voulais voir si les rumeurs de pénurie de nourriture en Grande Bretagne, propagées par les média français suite au Brexit étaient vraies. Mes amies communistes m’avaient déjà assuré que c’était faux, mais je voulais vérifier par moi-même le contenu des rayons, même si un seul magasin ne peut pas épuiser tout le sujet. Ce qui m’a surpris en me promenant dans les allées du supermarché, ce fut non seulement son opulence et l’abondance de produits variés. Après tout, je me trouve ici dans un quartier riche de Londres à deux pas du palais royal ! Ce qui m’a frappé, ce fut la richesse des produits européens exposés et les prix plus que modérés ! En effet, j’ai vu du fromage et de la charcuterie italienne, des vins français et italiens, des légumes hollandais, des fruits espagnols, du poisson d’Irlande… Des produits même que je n’avais jamais vus dans nos pays européens et que je retrouvais là après le Brexit, joliment emballés et mis en valeur avec la provenance régionale mentionnée pour chacun d’eux ! En ce qui concerne les prix, j’ai retenu un exemple frappant : sur un présentoir un triangle de Brie de Meaux AOC était vendu 1,6 livres, soit 2 Euros ! Pourquoi ce produit français et d’autres italiens et espagnols sont-ils aussi bon marché ici ? Peut -être parce que sorti de l’UE la Grande Bretagne peut enfin abandonner l’inique TVA à 20% imposée par Bruxelles, et en baissant la TVA modérer les prix pour relancer la consommation… Même si elle continue à acheter des produits européens !

La preuve que la propagande anti-britannique des médias est mensongère et condamnable, puisqu’en fait de pénurie, les Anglais achètent à nos pays encore plus de produits alimentaires qu’avant ! (et que nous n’avons rien d’autres à vendre sur notre continent appauvri…). Cela ne les empêche pas de mettre en valeur quelques produits anglais : jambon, cheddar, poisson, tout ce qui est « british » est dûment signalé par un petit drapeau. Mais aucun chauvinisme dans ce patriotisme: la singularité de chaque produit est mise en valeur de la même façon, du moins dans ce magasin, pourtant si proche des lieux de pouvoir.

A la recherche du Special Operation Executive

Le dimanche 31 octobre j’ai décidé d’aller au musée, une visite qui m’est désormais interdite en France par la discrimination instaurée du pass sanitaire. Je me suis fait une joie de vivre un instant comme une citoyenne normale qui profite de son dimanche pour se détendre et se cultiver dans la capitale occidentale historique ou elle réside. J’ai décidé de voir le National Army Museum, le Musée de l’Armée, dans le quartier de Chelsea, à deux pas de la Tamise, afin d’y retrouver des informations sur le Special Operation Executive, le service secret de Churchill destiné spécialement à aider les Résistants anti-nazis en Europe et sans le soutien duquel l’action du BCRA pour la Résistance française n’aurait pas pu survivre. En effet c’est bien le SOE qui fut en charge des liaisons de courrier et de parachutage d’armes et du transport des Résistants français de France à Londres et de Londres en France via les petits avions Lysander ou la flotille secrète de petits bateaux entre l’Angleterre et la Bretagne ou Gibraltar et Marseille.

Jean Moulin, Henri Frenay, Lucie et Raymond Aubrac, Claude Bouchinet Serreules, Pierre Brossolette, le colonel Passy et le colonel Rémy ont tous eu recours au services du SOE pour la France Libre. Ayant trouvé les traces d’une intéressante exposition, je me faisais une joie de la voir « en vrai »[1].  

A vrai dire, il n’y a pas de pass sanitaire en Angleterre, mais il y avait encore des mesures covidiennes : pour aller au musée alors que l’entrée était gratuite, il a fallu que je réserve la place par internet avec mon nom et mes coordonnées. Le traçage se fait ici aussi hélas, plus subrepticement qu’en France, mais il existe malheureusement.

Avant de prendre le métro à Earls Court, j’ai fait un tour par ce quartier de petites maisons et de restaurants que j’aimais tant quand j’ai séjourné en novembre et décembre 2019 dans ce coin à sortie typiques des jeunes étrangers et Londoniens. Je voulais voir ce qui a changé depuis le Covid. Dans la petite rue pittoresque de Hogarth Place les petits restaurants malais, indonésiens et philippins ont l’air de souffrir. Ils sont vides et désaffectés. Le restaurants français qui leur faisait face dans la ruelle a fait faillite et a disparu.

Hogarth place avant le covid

Le « Kings Hogarth », pub traditionnel à l’angle de la Kenway Road qui fut mon quartier général en octobre et décembre 2019, et ou j’ai écrit mes textes les plus importants sur Assange, est fermé et d’après la carte il a triplé ses prix ! Plus jamais donc je n’aurai mes breakfast anglais copieux en version végétarienne avec un excellent thé à 7 livres tout compris… Le covid est passé par là, c’est-à-dire la spoliation des petits propriétaires et leur expropriation au profit de grands groupes au détriment de l’art de vivre, du pouvoir d’achat et du lien social et culturel[2]

Je suis peinée, mais pas surprise. A Wikijustice nous avons dénoncé la dévastation économique de l’opération Covid dès son premier jour.

le charme du quartier de Pimlico en direction de Chelsea

Je prends le métro pour descendre à la station Pimlico et me promener dans le charmant quartier victorien de Pimlico, avant de remonter vers Belgravia, traverser la ligne de chemin de fer derrière la station Victoria et longer le grand par et les hauts murs en briques de l’hôpital royal de Chelsea.

Le National Army Museum, un bâtiment moderne, se trouve juste derrière sur la Royal Hospital Road. Je n’ai pas de problème avec le ticket gratuit, on ne me demande pas de pièce d’identité et mon mail d’enregistrement est suffisant. Je suis évidemment très contente de ne pas devoir porter de masque lors de la visite. Le musée est plein d’enfants avec leurs parents, il y une librairie et une jolie cafétéria dont les belles baies vitrés donnent sur la rue ensoleillée.

Mais je suis très déçue par l’exposition. Dans les quelques salles du sous-sol et de l’unique étage, la part belle est faite aux guerres coloniales asiatiques et à l’épopée anglaise contre Napoléon. Bien sûr, il est toujours intéressant de voir comment un héros national d’un pays devient un ennemi chez l’autre, et utile de constater que les Anglais présentent Bonaparte comme un adversaire de valeur, car quelle gloire auraient-ils de vaincre un ennemi vil et stupide ? Mais je suis très surprise de voir que la Seconde guerre Mondiale est réduite à une seule salle dont l’agencement est incompréhensible car non chronologique. Les uniformes, les armes, les avions et le matériel du débarquement anglo-américain en Europe sont bien mis en valeur, mais on peine à trouver un sens à toute cette équipée. Car en effet, il n’y a aucune explication sur la guerre en Europe, rien sur l’Allemagne et surtout un silence total sur le nazisme !

Ma surprise est encore plus grande lorsqu’en suivant la visite je me retrouve dans une salle qui expose la vie quotidienne dans la zone d’occupation britannique de l’Allemagne suivi un layus sur la vie quotidienne en RFA de 1949 à 1989. Je retrouve les sempiternelles jérémiades occidentales sur l’horreur du « check point Charlie » que je connais bien pour avoir vu l’endroit de mes propres yeux avant 1989. J’ai donc la comparaison entre la réalité et la propagande post-1989. En effet, les propagandistes occidentaux sur le pauvre Berlin divisé se gardent bien de mentionner qu’ils n’ont EUX pas conquis Berlin, mais ce sont bien les Soviétiques qui l’ont fait à leur place et que les Soviétiques ont été assez sympa de donner à chaque pays occidental une zone d’occupation à Berlin alors qu’ils auraient bien pu, selon les Lois du vainqueur, se garder la ville pour eux tout seuls !

Mais il n’y a pas que ce silence coupable qui m’agace. Ce qui me gêne le plus dans cette mise en scène est l’absence totale d’explication POURQUOI les Anglais se trouvent-ils brusquement là à Berlin ?! Bien sûr, la propagande actuelle va jusqu’à écrire en toutes lettres que les relations entre soldats britanniques et populations civils allemandes ont été excellentes de 1945 à 1989, contrairement à la zone d’occupation soviétique ou RDA (franche rigolade…). Mais au fait, pourquoi les Anglais ont -ils du venir ici embêter ces pauvres Allemands ?

Ah oui, Hitler, le nazisme… Et bien, je découvre qu’au musée de l’Armée il n’y a RIEN sur le nazisme. Les jeunes générations ne comprendront pas en venant ici pourquoi des millions d’Européens sont morts de 1939 à 1945. Ils ne sauront rien non plus sur pourquoi, comment et par qui une grande partie du centre de Londres a été détruite par des bombardements en 1940, ils ne sauront même pas ce que ce sont les si gentils Allemands qui ont d’abord bombardé les Anglais… Ils ne comprendront pas davantage pourquoi l’Europe a été divisée pendant 45 ans, pourquoi il y a eu deux Allemagnes ni pourquoi elles ne se sont pas réunifiées toutes seules spontanément en 1945… Et je ne parle pas de la Pologne qui n’est même pas située sur une carte, alors même que tant de Polonais, aviateurs, soldats, déchiffreurs de Enigma, marins, ont donné leur vie pour la Liberté des Anglais ici-même…

Je suis tellement choquée que je voudrais immédiatement mentionner ma désapprobation face cet effacement de la mémoire historique et politique dans un quelconque livre d’or du musée. Mais avant je me rappelle que je suis venue pour le SOE… Au rythme où va la destruction de toute connaissance je me demande même si les jeunes employés du musée vont savoir de quoi je parle. Je me dirige vers une petite librairie ou quelques rares livres sur la seconde guerre mondiale sont surtout des mémoires. Il n’y a pas de monographie sur le SOE. Je me tourne alors vers une jeune vendeuse et je lui pose la question du SOE. Effectivement, elle ne sait pas ce qu’est le SOE, mais lorsque je lui montre le site internet sur mon téléphone elle se rappelle brusquement « mais oui, c’était une exposition temporaire il y a quelques années ! Hélas, rien n’a été retenu sur le SOE dans les collections permanentes ». J’engage la conversation et je formule doucement ma critique à l’égard de la présentation a-historique et a-chronologique. Je lui fais valoir que je suis Polonaise, venue exprès ici pour trouver des informations sur la glorieuse luttes des Britanniques contre les nazis et je… ne trouve rien.

Elle acquiesce et ce que je dis la fait réfléchir. « Vous avez raison. Tel que c’est présenté sans chronologie on ne comprend pas pourquoi la guerre a éclaté. Et c’est vrai que l’explication sur le nazisme manque. Je m’y perds moi aussi. D’ailleurs vous n’êtes pas la seule à le dire ».

Maintenant que je l’ai convaincue, elle veut m’aider et appelle un conservateur du musée, aussi jeune qu’elle. J’explique au garçon ce que je cherche sur le SOE, il regarde la boutique, le catalogue, puis fini par me dire désolé, que la seule façon de progresser, outre de me rendre à l’Imperial War Museum mieux pourvu, est d’acheter un livre sur le SOE sur internet ! Il me montre un ouvrage qu’il considère comme essentiel, [3].

Mais moi, grâce au livre de l’excellent et émouvant Docteur Henri Rosenscher, Juif Polonais socialiste qui fit la campagne de Tunisie et le maquis du Vercors dans le Special Detachment du SOE, j’ai fait finalement la connaissance d’un monument du SOE, Francis Brooks Richards. Par le biais de cette émouvante photo issue du livre du docteur Rosenscher et présentant le « King of Cap Serrat » (le Cap Serrat se trouve à une encablure de Tabarka et fut une lieu d’intense combats des Alliés contre l’armée nazie en Tunisie au printemps 1943), j’ai remonté les informations jusqu’à cet excellent livre qui m’ouvre les portes de la connaissances des actions du SOE, des voyages en mer aventureux et d’un héroïsme qui fut autant sacré qu’il fut en réalité rare, dans des sociétés pétrifiées par l’obéissance à un pouvoir violent, comme aujourd’hui.

Excellent livre de mémoires de guerre du Docteur Henri Rosenscher, 1982
Portrait de deux amis: Henri Rosenscher, Français d’origine juive polonaise, officier du Special Detachement, et Francis Brooks-Richaards, aristocrate anglais, officier du SOE et créateur et commandant du Special Detachement (photos issues du livre du Dr Rosenscher)
La bataille contre les nazis en Tunisie. La lutte pour le Cap Serrat
La guerre contre les nazis en Tunisie. Carte dessinée par le Dr Rosencher
Les garçons du Special Detachment , dépendant du SOE
L’excellent livre de Francis Brooks Richards sur les petits bateaux qui assurèrent les liaisons entre la France occupée et l’Angleterre en lutte (et qu’il organisa…)

Je rentre à pied en me promenant dans les quartiers animés et élégants de South Kensington, longeant à un moment donné l’imposant Lycée Français Charles de Gaulle à un croisement de Brompton Road et Harrington Avenue remplie de cafés et de restaurants, de boulangeries françaises. Je me rappelle ainsi que la France n’est que temporairement celle de Macron, soumise et enfermée dans une obéissance folle et auto-destructrice. Une vraie France fière et digne existe … éternellement, je l’espèr,e comme l’a proclamé un certain de Gaulle. Et qu’elle sera vainqueure au final.

Lycée Charles de Gaulle à South Kensington

[1] Special Operations Executive | National Army Museum (nam.ac.uk)

[3] Amazon.fr – Soe: The Special Operations Executive 1940-46 – Troy, Thomas F. – Livres

A la recherche de Jacques Attali dans la City of London Corporation

Le lundi 1 novembre est encore une belle journée ensoleillée mais bien plus froide. Je reprends le métro pour revenir vers le Dragon qui garde l’entrée de la City, là ou la Fleet Street rejoint la Strand Street juste en face du « Westblock », l’entrée de droite du bâtiment des Royal Courts of Justice, sous l’imposante tour néogothique. C’est juste là que finit la ville de Westminster, la Londres anglaise et commence la City of London Corporation, l’enclave privée plus ancienne que le Royaume d’Angleterre et un des sièges du « gouvernement économique mondial » des banquiers.

Sous la porte principale, je remarque encore une manifestation, semblable au « rallye » organisé pour Assange, un rassemblement apparemment « pour les droits des femmes », mais qui ressemble plus à un événement ludique qu’à une protestation politique. J’entame ici mon périple dans la City à la recherche des lieux ou aurait vécu et travaillé Jacques Attali.

Fleet Street en avant vers la City

Pourquoi enquêter aujourd’hui sur Jacques Attali ? L’importance du personnage comme « créateur » et « éducateur » d’hommes politiques qui nous gouvernent comme Macron n’est plus à démontrer. Celui qui se présente lui même dans les médias comme tireur de ficelles occulte des marionnettes politiques est en poste depuis 1979 autour de François Mitterrand, sans qu’on sache si c’est l’ancien cagoulard Mitterrand qui utilise Attali ou si c’est celui-ci qui « crée » le mitterrandisme comme structure sociale et politique.

Henri Frenay en 1946

En tout état de cause Attali, plus jeune que Mitterrand, ne « crée » pas le personnage, car Mitterrand est mis dans les hauts cercles du pouvoir par Henri Frenay, fondateur de l’organisation résistance Combat et ministre dans le Gouvernement Provisoire de juillet 1943 à février 1946. En tout état de cause Mitterrand aurait été présenté à Frenay par Pierre Bénouville, un militant de haut niveau de la Cagoule devenu en décembre 1942 un compagnon et un intime du résistant Frenay. C’est aussi Pierre Bénouville qui tout au long du 20ème siècle va décerner à Mitterrand des brevets de Résistance pour lui assoir une légitimité que le détenteur de la francisque pétainiste n’a manifestement pas[1].

FRANCE – CIRCA 1951: Pierre de Benouville (born in 1914), French general, politician. Deputy and writer under the name of Guillain de Benouville. Paris, on 1951. (Photo by Martinie/Roger Viollet via Getty Images)

Mitterrand traverse donc tout le 20 siècle dans les cercles du pouvoir en France, de 1943 jusqu’à sa mort, et son influence a perduré bien après janvier 1996 et perdure jusqu’à nos jours par l’action à long terme d’hommes comme Bénouville, Attali et par l’influence du banquier et vendeur d’armes, également ami d’anciens Cagoulards et de Roland Dumas, Joachim Felberbaum aka Jean Pierre François[2].

Unique livre existant sur Jean Pierre François aka Joachim Feldweber, ami de Mitterrand, d’Attali, et de cagoulards comme Raymond Abelio soutenus par Bénouville

La Cagoule ou CSAR (Comité Secret d’Action Révolutionnaire) était un mouvement et une organisation fasciste française qui visait à prendre le pouvoir en infiltrant les structures de pouvoir. Cette organisation a commis un coup d’état (le 6 février 1934), des attentats, des meurtres, a stocké des armes et a collaboré avec les services secrets mussoliniens et franquistes et très probablement nazis et américains. Aucun de ses membres, même ceux qui se sont vanté d’avoir commis des crimes de leur propres mains, n’a jamais été condamné[3]. Dans l’état actuel des choses nous ignorons si Jacques Attali a fréquenté des membres de la Cagoule, mais il est certain qu’il a bien connu Joachim Felberbaum, le « mystérieux banquier » de Mitterrand, Autrichien vendeur d’armes en Suisse et collaborateur de cagoulards.

L’ami banquier le mystérieux conseiller de François Mitterrand – Bernard Violet – Achat Livre | fnac

photo issue du livre de Bernard Violet « L’ami banquier. Le mystérieux conseiller de François Mitterrand », Albin Michel 1998

 

Ce qui est sûr aussi et qui saute aux yeux aujourd’hui des citoyens français déboussolés par l’idéologie mortifère dans laquelle le régime Macron les plonge depuis deux ans, est que les écrits de Jacques Attali abondent en éléments idéologiques fascisants – eugénisme, transhumanisme, gouvernement mondial des élites contre les peuples, ravalement des humains au rang de bétail à gérer…

Extraits de « L’ordre Cannibale (Vie et mort de la médecine) » de Jacques Attali (Grasset – 1979):

« On ne cherche plus à guérir les maladies de la clinique mais à produire des hommes normaux, conformes à la copie, et à leur faire consommer une normalité génétique industriellement produite. On laisse même entendre des bruits qui ouvriront des marchés : on peut manger du sucre s’il existe des pancréas artificiels, fumer si l’on dispose de prothèses de poumons. Donner à consommer redevient thérapie. (…) Comme les vieillards incas distribuaient les corps des sacrifiés, comme les apothicaires flamands achetaient des corps au bourreau, aujourd’hui le département de pathologie du Général Hospital de Columbia vend des foetus aux laboratoires pour mener des recherches sur les maladies héréditaires, sur certains cancers et sur des maladies congénitales. Des cellules foetales humaines sont utilisées pour la culture de certains virus qui ne se développent pas sur des cellules animales, pour la mise au point de certains vaccins, pour des études de toxicités ou pour des recherches de génétique ou d’immunologie. (…) L’hôpital, théâtre de guérison où la mort se masque, devient lieu de mort où la vie s’oublie ; les vieux et les mourants y deviennent la matière première de l’élaboration des prototypes de prothèses nouvelles et on rentabilise leur hébergement en les utilisant dans l’expérimentation des prothèses.

Dans la connivence de l’argent, de la vie et de la mort, le mouroir s’intègre à l’industrie, l’hôpital à l’usine, comme jadis l’hôpital général à la fabrique ou plus récemment les camps au Konzern. (…) Les bio-ingénieurs, salariés privés ou publics, organisent la vente et l’installation de prothèses. Un ensemble de professions et d’entreprises se disputent l’invention, la production, l’exploitation, le service après-vente des prothèses. (…) L’efficacité de l’Ordre de vie ne se juge plus à l’espérance de vie, ni même à la capacité économique de la copie, mais à la valeur marchande de l’objet-vie lui[1]même, partiel ou total. L’efficacité est atteinte quand le coût du travail humain dans la santé se réduit avec l’élimination par la prothèse biologique d’une partie de la chirurgie… (…) Avec la thérapeutique change ainsi le sens de la vie. L’Ordre des codes renvoie la démographie humaine à celle des objets, aujourd’hui maîtrisée. Alors que la production des hommes est proliférante dans la mesure où leur durée de vie n’est pas contrôlée, celle des objets l’est par obsolescence. La stabilisation du rythme démographique et la modulation de la durée de la vie est donc pensable, non plus par le cannibalisme, l’infanticide, le travail forcé ou le contrôle des naissances mais par une pure régulation de marché, à l’image des « chèvres-pieds » dont rêvait Diderot. La famille n’est plus alors qu’un des lieux de production, parmi d’autres matrices, à la demande d’entreprises ou états, de certains types d’enfants ou d’hybrides de qualité spécifiée. L’objet-vie n’est plus un capital à valoriser, ni une force de travail à entretenir, mais un objet de consommation. Il se réduit à l’échelle unique de l’équivalent universel, la monnaie, et l’insaisissable diversité des hommes aux quelques pauvres nombres de marchandises. (…) D’abord la mort imposée, un pouvoir planificateur interdisant à quiconque de survivre au-delà d’une certaine durée économiquement décidée, la vie programmée. Puis, la mort refusée, l’Ordre des codes autorisant l’infinie substitution des prothèses d’une même matrice, la vie éternelle. Enfin, la mort niée, l’intégration économique de la vie et de la mort dans un continuum, sans passage brutal de la vie à la mort, la vie-morte.

Dans chacune de ses phases, l’inégalité devant la mort sera celle des vivants devenus marchandises : purement monétaire et non plus comme aujourd’hui, culturelle. L’égalité devant la mort deviendra son uniformité. (…) L’objet-vie est donc le marché et le fantasme du capitalisme à venir, le rêve de marchandise impériale. Quand il se met en place, l’économie est complètement transformée. L’énergie n’est plus l’essentiel, l’information devient le pouvoir majeur? Une grande partie du travail vivant peut être fait non par des hommes mais par des fractions élémentaires du vivant par de la vie-outil. (…) Il n’y a plus alors de crise possible : dans la dissolution du travail, dans la confusion entre vie, objet et outil, le producteur ainsi produit, vivant a-humain, devient un élément du capital ; et sa rémunération est entretien d’un capital et non plus reproduction de la force de travail. Si le travail vivant n’est plus du travail humain, si prothèses biologiques, enzymes et chimères, vie sans conscience et sans classe produisent de la valeur sans recevoir de salaire, alors se bouleverse le schéma de l’économie politique et la loi de valeur : marchandise comme les autres, l’homme s’échange, consommé par des marchandises, donc à reproduire comme une marchandise et non plus comme une force de travail en lutte. Il ne produit plus de travail mais il réalise la valeur produite par des chimères, des vies outils. (…) Le neurologue américain Delgado, extrémiste de l’Ordre des Codes, suggère d’auto surveiller le comportement d’individus jugés prédestinés à la déviance, en implantant des microprocesseurs de type DCS dans la zone frontale de leurs cerveaux afin de surveiller à distance leur agressivité et de libérer automatiquement un calmant si nécessaire. (…) la société n’est qu’un conflit de territoire entre familles de gènes ».

Si je cherche les traces de Jacques Attali à Londres c’est simplement parce que la banque qu’il a crée, la BERD, est réputée avoir son siège ici dans la City et que deux autres entreprises qu’il a crée sont implantés ici.

Je longe l’imposante Vieille Banque d’Angleterre et le Centre International d’Arbitrage à gauche, la Lloyds et la Barclays à droite et je poursuis sur la Fleet Street en direction du cœur de la City, la cathédrale Saint Paul.

Ce que je constante, ce sont les nombreux magasins vides, les espaces à vendre et à louer ainsi que des soldes massives annonciatrices de faillites et de reprises.

Très nombreux magasins vides… la City en faillite?

Seuls quelques restaurants historiques subsistent comme le « Old Cheshire Cheese » réputé l’un des plus vieux de Londres depuis le 16ième siècle. Effectivement, cet après midi il n’y a pas foule sur cette artère centrale historique de Londres.

Arrivée au croisement de Fleet Street, Ludgate Hill et de Farrington à quelques centaines de mètres de la Old Bailey, je constate que même le restaurant indien situé dans l’immeuble ou nous avions loué notre appartement pour le procès d’Assange en septembre 2020 a disparu. Toutes les autres boutiques de Ludgate Hill en direction de la cathédrale Saint Paul sont dans le même état de désolation économique. Il en est de même au nord de la Old Bailey sur Newgate Street.

Fin de Fleet Street, croisement de Ludgate Hill avec Farringnton, magasins à louer
meme croisement, vue sur Fleet Street
Meme croisement, Ludgate Hill direction La cathédrale Saint Paul
Ludgate Hill magasins vides
Ludagate Hill magasins vides
30-32 Ludgate Hill, 44-46 Ludgate Hill et l’Eglise Saint Martin Ludgate
30-32 Ludgate Hill
Au 6ème étage se trouvait la société de Jacques Attali, Clampton Limited. Tout est vide aujourd’hui

Les entreprises de Jacques Attali à Londres et à Paris

J’arrive devant le 30-32 Ludgate Hill, un immeuble de 7 étages entre l’église Saint Martin et la cathédrale Saint Paul. A l’aspect de ses fenêtres je constate qu’il est vide. Au rez-de-chaussée le pas de porte est à louer. Le 6ème étage tout en haut parait vide aussi : c’est ici qu’était censé se trouver Clampton Limited, entreprise crée par Jacques José Mardoché Attali en 2004, selon le registre britannique des entreprise, Beta Companies[4].

Comme la plupart des entreprises britanniques, son ouverture formelle est faite par un agent spécialisée dans ce type de procédure Portman International, puis le premier directeur est Bruno Boesch, un avocat suisse. En 2005 les actionnaires sont deux : la SARL ACA au 28 rue Bayard, Paris 8ème et Solvica Corporation, sis dans la République du Panama. En 2006 un certain Thomas Valode, né en 1974 donc âgé de 32 ans, devient le directeur, il a comme adresse le 4 rue Lebouteux à Paris et comme profession il est « Partner Attali and Associates ». Clampton Limited est en 2005 une PME avec 322 000 livres d’actif. Les deux actionnaires restent les entreprise françaises ACA et panaméenne Solvica Corporation. Il n’y a pas de changement notable de 2007 à 2010, les actifs diminuant même de moitié. Ce n’est qu’en 2010 qu’officiellement Jacques José Mardoché Attali né le 11 novembre 1943 devient directeur de la structure, tout cela pour que la modeste PME avec 176 000 livres de réserve de capital soit dissoute quelques mois plus tard le 31 mai 2011.

Ludgate Hill vers la cathédrale Saint Paul
au nord de Ludgate Hill entrée de la rue de la Old Bailey

Qu’est ce donc que cette structure et qui sont donc ces personnes ? Quelle réalité recouvrent ces noms, ces documents, ces adresses et ces chiffres ? Déjà dans ce système de poupées gigognes plusieurs autres structures interviennent: certaines servent par exemple de secrétariat comme ETC Investment Limited et RM Registrars Limited. Chaque structure se décompose en 15 autres entreprises actionnaires de l’entreprise mère et par elle reliés à l’entreprise de M. Attali[5].

Le plus important cependant est que le registre des sociétés britanniques oblige M. Attali à mentionner une adresse personnelle de résidence et une date de naissance : c’est le 123 Avenue Achille Peretti à Neuilly sur Seine ou je me suis déjà rendue pour vérifier ce qui s’y trouve.

En ce qui concerne les noms des personnes, je ne peux rien apprendre par internet sur Bruno Boesch, avocat suisse dont aucun cabinet ne figure nulle part. La seule information publique est que l’homme, né en 1949, a été de 2004 à 2009 administrateur de l’Eglise suisse à Londres, de 1997 à 2005 celui de Nordic Holdings Limited, et en 1994 de « 9 Herfort Street Limited », en tant que « british lawyer », avocat britannique. Bruno Boesch vis-à-vis de la société de Jacques Attali a donc tout du prête-nom.

C’est un peu aussi le cas de Thomas Valode, un diplômé d’Assas en 1997, dont la seule occupation pendant 10 ans, de 1999 à 2009, fut d’être « associé » de Jacques Attali comme le dit son CV Linkedin[6]. Eclectique, aujourd’hui Thomas Valode s’intitule « Home Catcher », en bon Français agent immobilier.

L’entreprise SARL ACA sise au 28 rue Bayard figure bien au Registre du commerce avec un numéro de SIREN mais elle n’est plus sur www.societe.com. A moins que « ACA » signifie « Action Collective Avocat », c’ets à dire que ce serait encore un cabinet d’avocat qui sert de prête-nom. Fait curieux, le 28 rue Bayard qui appartient à Cofi Paris, borde l’Avenue Montaigne à quelques centaines de mètres de l’Elysée. Je me déplacerai dès mon retour à Paris pour voir ce qui s’y trouve : l’immeuble, luxueusement rénové, il est accolé aux vitrines de Chanel. Par contre, si Cofi Paris figure bien dans l’interphone des entreprises, il n’y a pas de trace de la SARL ACA de Jacques Attali.

Registre du commerce français avec ACA
Rigistre du commerce britannique avec ACA et Solvica

Mais qu’est-ce que Solvica Corporation, l’actionnaire principal de Clampton Limited, l’entreprise londonienne de Jacques Attali ? Apparemment c’est une importante société industrielle produisant des solvants, des revêtements, des adhésifs et des encres[7]. Son site internet mentionne des bureaux aux Pays Bas, en Allemagne et en France. Solvica est bien répertoriée sur le site www.societe.com, au numéro de SIREN 843567116, avec comme activité le commerce de gros de produits chimiques et un ou deux salarié. Cependant elle n’apparait pas à l’adresse du 9 rue du 4 Septembre à Paris, sa présence en France est plus symbolique que réelle.

En revanche, l’adresse figurant sur le registre anglais étant celle du Panama, je n’ai aucun mal à la retrouver sur dans la base de données de ce paradis fiscal d’Amérique Centrale[8]. Retrouver la présence de Jacques Attali au Panama est encore une autre enquête. Pour l’heure j’examine les dirigeants officiels de Solvica : Eduardo Leon Herbert est un Dominicain qui possède l’entreprise Lothian Shelf en Angleterre, Eduardo Leon Martinez est un nom trop commun pour qu’on puisse déterminer de quelle personne exactement il s’agit et Beatrice Martinez dirige la société de Consulting UX-IA Consulting à Londres[9]. Aucune de ces personnes n’est liée à Solvica de Grande Bretagne qui est est dirigée par Quaiser Zaman Shah[10]. Le gestionnaire de Solvica au Panama est d’ailleurs Anzolas Robles, un grand cabinet d’avocats [11]

Solvica au registre du commerce panaméen

Comment, dans cette jungle d’entreprises aux bureaux souvent fantômes et sièges dans les paradis fiscaux, retrouver la trace des activités réelles de Jacques Attali, personnalité politique française ?

Je poursuis ma marche à travers la City of London Corporation.

Le coeur historique de la City of London Corporation est la cathédrale Saint Paul avec la statue de la reine Elisabeth Tudor
Parvis de la cathédrale Saint Paul. Masque dans l’église, peu de touristes, la City souffre économiquement…

Avant d’arriver à l’adresse suivante, j’ai bien vérifié qu’il a existé de 2016 à 2020 un « Attali Groupe » et de 2010 à 2016 un « Attali Investment Partners ». Dans l’organigramme de cette dernière entreprise, point de « Jacques Attali », mais un nom qui sonne bien français, Bertrand Guislain Yves Gauquelin Des Pallières ainsi qu’un nom italien, Alessandro Benedetti.

liste des documents avec noms des directeurs de Attali Investment Partners

La première directrice de « Attali Investment » en 2010 fut une certaine Barbara Kahan : mais je ne suis pas surprise d’apprendre par un site de conseil juridique, que « Barbara Kahan » n’est pas une personne réelle, mais un espèce de « concept de dirigeant », c’est-à-dire quelqu’un qui donne son nom pour une boite aux lettre vide afin de, en échange d’une rémunération, permettre à une entreprise fantôme d’avoir une adresse à Londres, en l’occurrence dans un petit immeuble de la banlieue Nord, 788 – 790 Finchley Road, Hampstead[12]. Il s’agit bien entendu d’une escroquerie et l’enquête criminelle menée par les autorités britanniques à ce sujet a révélé que l’immeuble abritait plus de 200 entreprises enregistrées au nom de Barbara Kahan, elle-même âgée de 88 ans.

La première directrice de « Attali Investment » est une personne dont le nom a été utilisé comme escroquerie

C’est tout de même étrange qu’un homme aussi sérieux et puissant que « Jacques Attali », conseiller de tous les président français depuis 1979, véritable « faiseur » de présidents de la 5ème République du début du 21ème siècle ait besoin d’avoir recours à ce procédé douteux pour créer ses entreprises[13].

Quand à Bertrand Ghislain Yves Gauquelin de la Pallières, l’homme est crédité de plusieurs entreprises à Londres, mais si sa nationalité est française, son adresse de résidence varie entre l’Italie, la Suisse et la Hongrie[14]. La famille Gauquelin de la Pallières a l’air d’exister, mais il est impossible de trouver la moindres information sur Bertrand Ghislain Yves et encore moins sur ses liens avec « Jacques Attali », à part le fait qu’il dirige jusqu’en 2016 ce « Attali Investiment Partners».

bertrand ghislain yves gauquelin des pallieres – Recherche Google

C’est pire encore avec Alessandro Benedetti, son acolyte né en 1961, car ce nom est très commun et comme il a signé un document l’intronisant directeur de concert avec « Barbara Kahan », on a tout lieu de penser que l’homme est soit un être fictif, soit un escroc, soit un prête nom[15].

Naturellement, l’une des organisations les plus connues dont Jacques Attali est réputé le fondateur est la banque de microcrédit Planet Finance[16]. Une des branche de cette structure est Positive Planet International, une entreprise française basée à Courbevoie et inscrite au Greffe de Nanterre dont effectivement Jacques Attali apparait comme le PDG[17] mais seulement depuis 2020, l’ère du covid.

A Londres, Planet Finance a été fondé dès 2002 et se situe au 200 Aldersgate, un imposant et froid immeuble au cœur de la City, quartier du Barbican, juste à nord de la cathédrale Saint Paul. L’adresse change deux fois encore, puis en 2013 l’entreprise déménage son siège au 6 Sankt Andrew Street, toujours à une encablure de la cathédrale londonienne. Dans le succinct compte-rendu d’activités de 2004, nous trouvons la liste des membres du Conseil d’Administration avec en tête, Jacques Attali[18].

Qui sont donc les hommes d’Attali à Londres ? Nous y trouvons sans surprise un avocat, Armel Conyers Cates, déjà âgé car né en 1943. [19]

Puis nous remarquons Arnaud Ventura, né en 1973, donc à peine trentenaire au moment de son association avec Jacques Attali dans cette structure anglaise. Arnaud Ventura est un homme du système de Davos, un Young Leader cher à Klaus Schwab : il est donc membre du Forum Economique Mondial, fondateur du groupe de micro finance en Afrique Baobab Groupe avec 700 000 clients, il est un leader de la « French American Foundation » et un co-fondateur de « French China Fondation »[20] ! De plus, l’homme lige de Jacques Attali est un collaborateur de Benjamin de Rotschild et de la banque Dexia, cette banque belge qui s’est bien illustrée dans sa faillite frauduleuse lors de la crise de 2011[21].

Arnaud Ventura apparait bien comme le pilier du « système Attali » et le lien entre le marionettiste d’Emmanuel Macron et Klaus Schwab. Son adresse de résidence déclarée, 5 rue Joseph de Maistre dans le 18ème arrondissement de Paris, se trouve sur la Butte Montmartre, dans ce Paris si « bourgeois bohème  d’Amélie Poulin» prisé par les hommes nouvellement enrichis de sa génération.

La deuxième personne à signer la création de « Planet International » est Alice Nègre, une jeune spécialiste des prêts bancaire en milieu rural[22]. Elle apparait comme une technicienne du milieu bancaire censée donner une crédibilité au projet. Le troisième homme d’Attali est encore plus intéressant puisqu’il s’agit de Pehr Gustav Gyllenhammar, un important homme d’affaires suédois, né en 1935, propriétaire de Volvo et un des directeur du groupe Rotschild Europe.[23]

Cet oligarque occidental compte également dans le Big Pharma avec son entreprise Pharmacia (ce qui ne peut pas manquer de nous intéresser à l’ère du covid et de la toute puissance politique de ces groupes sur nos vies) et surtout, il influence directement la vie politique de France et la vie des Français en étant membre de la fameuse « Commission Attali » qui a présidé aux destinées et à la carrière d’Emmanuel Macron , un Macron qui nous apparait plus que jamais comme un figurant. L’influence de Pehr Gustav Gyllenhammar, oligarque suédois, sur la vie politique de France est contraire aux intérêts et à la souveraineté du pays, mais personne jusqu’à présent ne s’est soucié du rôle de ce représentant de Jacques Attali dans nos vies.

Pehr Gustav Gyllenhammar, le marionettiste de Jacques Attali?

Linda Janes Hawkins (dont le nom sonne familièrement à nos oreilles puisqu’il s’agirait du nom de naissance de Julian Paul Hawkins/Assange) dirige la société Kinnevik Capital à Londres, mais surtout elle est la secrétaire particulière de Pehr Gyllenhammar, comme nous l’apprend le journal suédois « Aftonbladet » (celui ou Julian Assange devait travailler avant d’être poursuivi par celui-ci même pour les accusations de viol). [24]

Document de création de Planet Finance signé par les hommes et les femmes d’Attali en 2002

Enfin nous pouvons compléter la liste des hommes de Jacques Attali fondateurs de Planet Finance Uk par Keith Clark et Samantha Jubb. Keith Clark est un professeur de l’Imperial College of London spécialiste de robotique, informatique et intelligence artificielle[25]. Nous ne savons pas quel rôle peut il jouer dans le prêt bancaire pour pauvres, mais il est assurément l’homme d’un secteur clé dans le business du Forum Mondial de Davos, la finance et le contrôle numérique de l’Humain.

Samantha Jubb quant à elle est une jeune spécialiste en biologie génétique : depuis 2 ans à l’ère du covid, elle travaille à « la Quantification de la charge virale du VIH-1 par extraction de l’ARN, purification, transcription inverse et quantification en temps réel de l’ADN »[26].

Le professeur de l’Imperial College of London, Keith Clark, homme lige de Attali
Samantha Jubb spécialiste de la manipulation de l’ADN, femme lige de Attali. Pas de photo disponible, seulement un CV Linkedin

La manipulation de l’ADN humain, le contrôle du corps et des finances humaines via le numérique… assurément les « partenaires » de Jacques Attali, les piliers de son entreprises, sont au cœur du projet politique global du Forum de Davos, et ce dès 2002…

Cette volonté de contrôler la totalité des activités humaines n’est pas nouvelle puisque Jacques Attali en collabore dès 2011 avec Pierre Bergé, successeur de Yves Saint Laurent, Guy Geoffroy de Bézieux, alors président de l’UNEDIC, aujourd’hui celui du Medef et avec l’Institut Pasteur, dont le rôle dans la recherche sur l’ADN est bien connu désormais du grand public[27].

En 2006 c’est Stuart Godfrey Popham qui se joint à l’entreprise Attali : il est le conseiller de la confrérie Windsor, président du Chatham House, puissant think thank de politique étrangère du monde anglo-saxon et vice-président de la banque Citygroup. Un fervent opposant au Brexit et à la souveraineté britannique aussi[28]. Un monument de la finance donc, dont le pouvoir peut être être comparé à celui de la famille historique des Rotschild.

Jacques Attali a vraiment de la chance que son initiative au sujet du micro-crédit aux pauvres ait à ce point la faveur de la puissance financière anglo-saxonne. A moins que ce ne soit pas le Français Attali qui dirige les financiers anglo-saxons, mais plutôt ceux-ci qui se servent de la structure du Français pour s’immiscer dans la vie politique et économique de la France…

En 2007 un jeune financier actif dans les pays d’Asie Centrale, Sébastien Duquet rejoint la direction du groupe « Attali »[29] puis en 2010 c’est François Durollet, un ancien de Dexia, qui devient son responsable de partenariat « public-privée  contre l’exclusion »[30]. Ils sont rejoints de plus par Valérie Kuder Gut, responsable de levée de fonds, ancienne collaboratrice de Silvio Berlusconi[31].

Il n’y a pas d’autres informations disponibles sur Planet Finance, si ce n’est le fait que Jacques Attali est bien mentionné comme son Directeur dans les documents de 2013, avec comme adresse le 123 avenue du Roule à Neuilly sur Seine, en fait l’ancien nom de l’avenue Achille Peretti[32]. Le siège de Planet Finance est alors définitivement stabilisé au 6 Sankt Andrew Street. En 2015 la société est dissoute sans qu’aucune raison ne soit fournie.

PLANET FINANCE (UK) people – Find and update company information – GOV.UK (company-information.service.gov.uk)

A la recherche des entreprises de Jacques Attali, il convient néanmoins de rappeler que le nom d’ Attali est très commun aussi bien en France qu’en Angleterre. Il fait même un peu office de « Dupont » des Juifs séfarades d’Algérie. Dans le registre des entreprises anglaises, c’est justement l’adresse à Neuilly sur Seine qui identifie « Jacques Mardoché Attali » comme l’homme qui prétend faire et défaire les présidents en France depuis François Mitterrand[33].

6 St Andrew Street, fief de Planet Finance de Jacques Attali

Pour retrouver le 6 St Andrew Street, je dois retourner sur mes pas au croisement de la Ludgate Hill, Fleet Street et Farrington Street, proche de la Old Bailey.

Croisement Ludgate, Fleet Sreeet et Farrington street
Entrée de St Andrew Street, coeur de la vieille City of London
St Andrew Street, Goldman Sachs à droite

J’emprunte une voie piétonne allant vers le nord, la St Bride Street et je m’y retrouve entre deux imposants immeubles de bureaux style « Levallois Perret années 90 » laids et uniformes. Le hall d’entrée de celui de droite est rempli d’écrans publicitaires qui expliquent « les valeurs » de la banque… Goldman Sachs. L’immeuble d’en face porte le numéro 20 et celui qui lui jouxte le numéro 6 de St Andrew Street. Nous sommes dans le Saint des Saints. L’entreprise de Jacques Attali et de ses parrains de la City se trouve stratégiquement en face de la banque Goldman Sachs !

Goldman Sachs, quasiment en face du 6 St Andrew Street
Numéro 20 de St Andrew Street, voisij du 6 et situé en face de Goldman Sachs
St Andrew Street premier immeuble à droite, Goldman Sachs deuxième à gauche

Le 6 St Andrew Street est également un immeuble rougeâtre de style béton et verre années 80, mais il fait face à une joli petite maison de brique ancienne, le St Andrew Courty house. La maison semble être la paroisse de Saint André et l’Eglise du même nom est située juste en face dans un petit square. Les lieux respirent une sérénité qui tranche avec la vocation de domination, de pouvoir et d’argent de ce territoire. Je me repose un moment sur un banc du square en observant les lieux.

St Andrew Courty House, paroisse du 17 sicèle en face du 6
Eglise St André en face du 6 St Andrew Street
Vue du sympathique square St André autour de l’église sur les immeubles attenants au 6 St Andrew Street

Je ne peux que constater que le 6 St Andrew Street est entièrement vide, aucun nom d’aucune entreprise n’est affiché à l’entrée, aucune lumière aux fenêtres. Planet Finance a cessé d’exister. L’immeuble a même l’air abandonné – la porte d’entrée est condamnée par des planches noires, le sol du hall est jonché de cartons… Le petit « Holborn café » attenant est fermé, visiblement faute de clientèle. Je me renseigne auprès de l’hôtesse d’accueil du numéro 20 voisin. Non, elle ne connait pas Planet Finance. Oui, l’immeuble voisin est vide depuis un certain temps.

Le 6 St Andrew Street est désaffecté
Café et magasin fermés à coté de l’immeuble vide

Un peu plus tard je vérifie sur le cadastre à qui appartient l’immeuble du 6 Saint Andrew Street. Surprise, il s’appelle Ray House, s’étend du numéro 6 au numéro 16, et appartient au… Maire et à la communauté et aux citoyens de la City of London Corporation ! (Mayor and Commonalty and Citizens of the City of London) ! En clair, c’est un bâtiment public que la Mairie a mis à la disposition des grands financiers et industriels mondiaux qui pilotent leur poulain français Jacques Mardoché Attali ! Et maintenant que ces donneurs d’ordre passent à autre chose, le bâtiment vidé attend un autre bénéficiaire[34] !

Ayant constaté cela, il ne me reste plus qu’à vérifier si la troisième entreprise de M. Attali à Londres existe, la fameuse BERD, Banque Européenne pour la Construction et le Développement. Elle se trouve au Bishopsgate, un peu plus loin, là où la City of London Corporation a mordu sur les vieux quartiers de l’Est, dont le quartier populaire pakistanais Whitechapel que j’avais encore connu lors du Forum social Européen de 2004.

La BERD existe – t-elle?

La Old Bailey ou Assange a été acquitté le 4 janvier 2021

Je marche sur Newgate Road, le long des hauts murs familiers de la Old Bailey. Je passe devant de nombreuses boutiques sinistrées par la crise covidienne et devant la Bank of America, puis je près du métro de la cathédrale Saint Paul. </